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Game of (hexa)goal – saison 2013-2014

Vedette

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Parce que notre TV Mousquetaire a prit de plus en plus de place en fin de saison.
Parce que nous avons la grande envie d’en faire un des piliers de l’avenir des mousquetaires.
Parce qu’une saison aussi historique pour notre cheptel principautaire méritait une large revue en images
Nous nous sommes donc lancé à corps perdu dans la réalisation d’un "film" de la saison du cheptel, un court métrage d’une demi-heure passant en revue les grands évènements de cette saison 2013-2014, avec la comète Manu Rivière, les scélérats de la LFP, James Rodriguez, la blessure de Falcao, la triple victoire contre Nice, etc etc…

Si le film rencontre le succès escompté, il en appellera à d’autres, évidement…

PS : Des contraintes techniques nous ont obligés à couper le film en deux parties de tailles similaires, pouvant se regarder séparément, ou à la suite. En espérant que cela ne vous gâchera pas trop la dégustation.

 

 

Le D’James du mercato

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RamesBondvsDrNoAu départ, je voulais tirer cet article « Forever et à jamais ». Ce titre pourrait clairement s’appliquer au prochain James Bond, et donc coller parfaitement à l’hommage que je souhaitais faire à James Rodriguez. Malheureusement, vu la conjoncture qui sévit sur les réseaux sociaux, rendre hommage à James reviendrait à me tirer une balle dans le pied, tant les supporters monégasques sont au bord de la déprime, proche du suicide, tout en larmes et en visages boursoufflés.
Parce que notre prodige colombien ne sera resté qu’un an au pied du Rocher. Un an où il sera passé par un peu tous les états. Star sur le banc après un début de saison catastrophique, où la presse s’est presque gaussée du montant de son transfert, surdoué du ballon qui poussera Ranieri à changer son système de jeu pour le tourner autour de lui, puis héros de tout un peuple après la blessure de Falcao, car ses performances seront à l’origine de toutes ces victoires qui ont permis au cheptel de jouer la Ligue des champions à partir de septembre. Enfin, il va devenir le Dieu de toute la nation colombienne, portant sur ses jeunes épaules les cafeteros jusqu’en quart de finale, résultat historique pour ce pays, et place de meilleur buteur de la compétition à la clé.

OSS117RioDifficile donc de s’étonner que le Real de Madrid se soit penché sur notre meneur de jeu colombien, alors que début juin ils ne savaient même pas qu’il existait. C’est de toute façon ce qu’ils font après chaque coupe du monde, se prendre un coup de boost médiatique en achetant à grands frais le meilleur joueur de la compétition mondiale qui vient de se terminer. Ronaldo en 2002, Canavarro en 2006, Ozil en 2010 et donc James Rodriguez en 2014.
Difficile aussi de s’étonner voir le joueur signer au Real, car le club madrilène obtient toujours ce qu’il convoite, n’étant ni inquiété par le Fair Play Financier malgré une dette colossale ni inquiété par les banques, le trésorier madrilène n’étant autre que le roi d’Espagne himself.

Ce qui est plus étonnant en revanche, c’est le buzz énorme qui a été généré par cette histoire. Et cette façon quasi dantesque d’affolir les réseaux sociaux, notamment les supporters Munegu qui sont passés par un éventail de réactions allant du grotesque au dramatique en tirant sur le lamentable, avec aussi parfois un peu de lucidité et de sang froid.
219Car cette histoire, depuis son début, avant même que le Real fasse une offre au club, est une grosse chuguerie sur les réseaux sociaux, alimentée de façon quotidienne par les unes de ASS et de MARCACA, les deux gros médias espagnols, dont l’un est à la solde du Real.
Ils ont vomi tout et n’importe quoi sur cette histoire, frôlant le harcèlement moral en relançant l’affaire sous n’importe quel prétexte, en ne changeant parfois que le montant du final du transfert, ou le nom du type qui devait être inclus là dedans. Alors oui, effectivement, tous les deux avaient la bonne info : James a signé au Real.
Mais aucun des deux n’a pondu le bon montant, ni la bonne info sur la date, les conditions, puisqu’ils ont tous inclus un joueur dans la transaction, joueur que l’AS Monaco a refusé, sachant que la plupart n’étaient que des remplaçants du bout du bout du banc.

Et c’est là où le comportement de la direction monégasque étonne. D’habitude, dans les grandes transactions de ce genre, enfin je veux dire celle avec des « grands » clubs, l’ASMonaco est le gentil petit club qui se fait fourrer à la papa, avec l’indulgence du reste de l’Europe. On a tous encore en mémoire le départ de Giuly au Barça, pour une somme ridiculement dérisoire quand on sait l’importance qu’avait le capitaine de l’équipe fraichement finaliste de la Ligue des Champions. Deux ans plus tard, le Barça va encore bien se gaver avec le transfert de Yaya Touré, que l’on va leur laisser pour une poignée de figues, au regard du talent monstrueux du bonhomme.
Mais là, surprise, James Rodriguez a été vendu pour 90 millions d’Euros, soit le troisième plus gros transfert de l’histoire. Pour un joueur acheté 45 millions, c’est du simple au double, avec une plus-value énormissime (la 8e plus grosse de l’histoire selon certaines sources). Le club n’était pas vendeur, et le club ne s’est pas laissé enfiler par le Real de Madrid, tout grand club puissant qu’il est.

tn_220924_gd935_-_incontrolableEt ça, personne ne peut le nier : l’AS Monaco a grandi. À la tête du club, il n’y a plus ces hommelets vendeurs de t-shirts ou ces hommes-sandwichs à la solde du grand capital américain. A la tête du club, il y a une idée de développement, et elle se construit petit à petit, parfois dans le clinquant avec une recrutement en forme de planche à billet, parfois dans le discret comme maintenant avec des évolutions plus en coulisses, mais surtout cette idée se fait contre vents et marées, avec même parfois certaines marées venant de la part de nos propres supporters, ces prônes-misères qui sous le coup de l’émotion et de la frustration se sont lâchés dans le n’importe quoi.
Ceux qui pleurent parce que l’ASMonaco ne se lâche par sur le mercato comme peut le faire le Paris St-Germain sont dans le faux. Ce n’est pas la même idée, ni la même vision. Le PSG c’est du clinquant à court terme (maximum 2022 ?). Pas l’ASMonaco qui vise plus loin, plus longtemps.
Ceux qui critiquent le club parce que celui-ci va vendre un joueur deux fois son prix d’achat, sont dans le faux. Le foot c’est du business, le foot à Papa d’il y a 15 ans est mort.
Ceux qui insultent le joueur suite à son départ, lui souhaitant « toutes les blessures au genou du monde », sont dans le faux. James a fait sa part du boulot, sportivement et financièrement, et il l’a très bien fait
Ceux qui se fouettent la verge avec des orties en clamant que le projet du club est mort, sont dans le faux. La vente de James s’inscrit pile dans le développement de ce projet.
Tous ces mecs là me font quand même quelque part dénougater mon gaspacho. Car le pire, c’est que tout cela n’est que foucade. On l’a bien vu avec Berbatov, sujet à toutes les critiques les plus acerbes quand il est arrivé, et maintenant porté aux nues à chaque geste de classe.

Au final, quoi qu’on en dise, quoi qu’on en pleure, cette vente est une bénédiction. Le club avait annoncé vouloir acheter des jeunes prospects pour les revendre plus tard, plus cher, et investir cet argent afin de grandir. On attend donc de voir la façon que le club va utiliser cette manne financière incomparable afin de mettre la gomme pour créer une équipe la plus compétitive possible.
Car de nos jours, il est impossible de déjoindre l’aspect sportif et l’aspect financier. Tout est lié. Et il ne faut pas oublier qu’une équipe de foot, c’est 11 bonshommes qui gagnent ensemble. La victoire de l’Allemagne a rappelé à tout le monde que les groupes basés sur une super star (Argentine, Portugal, Brésil…) finissent par rendre les armes quand en face il y a des bons joueurs au service d’un collectif.
Alors oui, James était notre superstar du moment. Mais on était trop dépendant de ses performances pour espérer faire quelque chose sur le moyen terme. À chaque mauvais match de sa part, et c’est toute l’équipe qui en pâtissait. Laisser partir une super star pour à la place prendre 3 ou 4 stars afin de former un groupe, c’est passer du statut de l’Argentine, finaliste malheureux, au statut de l’Allemagne, vainqueur glorieux.
En attendant, nous souhaitons bon vent à James Rodriguez, bon courage à ce très talentueux joueur dont nous sommes fiers de l’avoir vu porter nos couleurs jusqu’aux portes de la plus grande des joutes européennes. Et merci à lui d’avoir contribué, par son jeu et par sa plus-value, au développement du projet monégasque. 

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