Monaco-Bastia – Une soirée d’enfer…

Samedi soir eut lieu le match Monaco Bastia. Une froide soirée monégasque commençait (il neige un peu partout ailleurs sur la côte, d’ailleurs).

De corvée d’anniversaire de la tante de ma grand-mère au troisième degré (car ya des degrés chez les grands-mères aussi) du second âge du frère de sa sœur cousin germain de la concierge (!!!), dans un immeuble en face du Louis 2, j’eus donc le privilège d’avoir l’ambiance du stade sans y être…

Merci le pay per view, on a l’image et le son, enfin, le son, c’est l’album de la Star Academy pour couvrir l’ineptie des deux commentateurs de la soirée (dont je tairais le nom de ces deux affreux par respect pour l’ancien grand joueur de l’ASM qui avait le micro ce soir…). C’est donc dans une ambiance survoltée que le match démarre à 20 heures tapantes.
Première alerte dès la seconde minute : Mamy a failli renverser son verre de champomy, sauvé in extrémis par la dextérité de mon paternel… le tapis persan a eut chaud. À part ça, Ferreira sort une tête de Marquez sur un corner de Gallardo…
Trois minutes plus tard, grand moment, le CD de la Star Academy est rayé et ne marche plus… On doit donc se coltiner l’héroïne des Misérables (tiens, il porte bien son nom lui) durant un certain laps de temps (une éternité selon certains)… En attendant, Roma et Squillacci tricotent, une maille à l’endroit, une maille à l’envers, une maille à l’endroit, une mai…. Ahamada… pfff, merci Toto du réflexe !!
Onzième minute, Tonton George est perplexe : il ne trouve pas de quoi allumer les bougies (pour un fumeur, voyez que ça la fou mal)… À part cela, Camarra rate un but après un salto carpé d’un tir de l’arrière de la tête, et le choc le met sur une civière… Nos Mozarts du commentaire sportif s’exaltent devant la prestance des civièristes de la Croix Rouge monégasque, et le match reprend…
Seizième minute, la délivrance : Ma tante s’est enfin décidé quel CD mettre en toile de fond. On coupe le son aux deux misérables, et la soirée reprend… Rothen tente un lob magnifique d’une trentaine de mètres, claqué par le gardien. Je m’étrangle quand j’entend la voix suave monocorde de Francis Lalane dans la Sono… Revient Cosetttttttttte !!!!!!
La mi-temps approche sur un rythme effréné (un verre de champagne toutes les trois minutes…). Les bougies sont soufflées, le gâteau est coupé (une bonne frangipane de chez Père Boulange). Quand survient le drame, la cata, la chose qui te fou la soirée en l’air !!! Tonton George (et oui, encore lui) préposé au service « découpage du gâteau » tombe malencontreusement sur la fève, et dans son élan de générosité (car il donne tout ce qu’il a mon oncle quand il découpe), il tranche la tête à ce pauvre Donald en faïence qui ne demandait qu’à casser une dent. Pas de roi ce soir, qu’elle tristesse… À part ça, Cubilier se fait sortir par l’arbitre, qui ne sait même pas pourquoi il l’a expulsé… MI-TEMPS

Quelques secondes après que l’arbitre se soit dilaté une bronche à siffler le coup d’envoi, j’entrevois la délivrance, sous les traits d’un petit bonhomme, qui s’est révélé être mon petit cousin, qui me propose de l’aider à passer un niveau à son jeu PlayStation 2 : Le Seigneur des Anneaux… Mon grand cœur me dit d’y aller, non sans avoir empoigné la bouteille de champ pleine restante… À part ça ; les Bastiais tiennent le ballon. Le match se déroule lentement (encore moins lentement que le CD de Lalane, c’est dire…), Bastia domine un peu, étonnant à 11 contre 10…
Me voilà maintenant loin du poste de télé (que j’entr’aperçois via la position subtile du miroir de la pièce contiguë), avec un môme me demandant de l’aider, car il arrive pas à faire avancer Gimli. Le but maintenant est simple : Sortir indemne des Mines de la Moria, en ayant affronté une armée de Gobelins aussi moches les uns que les autres, et un troll des cavernes, tout cela seul, armé d’une hache, d’une barbe rousse, d’une voix de vieux paysan auvergnat, et accessoirement d’une manette dont l’utilisation de la douzaine de boutons m’échappe et d’une bouteille de champagne, un peu moins pleine… À part ça, Roma et Marquez se fritent, l’ambiance est terne au Louis 2…
Alors que je m’échauffe les doigts en incisant, décapitant, tranchant, cognant, hurlant, frappant quelques orques (en attendant le Troll des Cavernes, clou du spectacle, parait’ il), Roma tente tant bien que mal de boucher les trous de sa défense, Ahamada, Piocelle n’ont pas réussi à déflorer la cage monégasque… ouf !
Quelques minutes plus tard, le moment tant attendu s’amène : le grand machin tout gris se nommant « Troll des cavernes » apparaît, et s’excite avec sa grande masse. Mais de nombreux cris se font entendre du salon… Mamy a enfin réussi à foutre son verre de mousseux sur le tapis persan ! Les quelques sifflets venant du Louis Deux nous font nous tourner vers le poste de télé : Nonda vient de manquer l’immanquable… pathétique… À part ça : mon nain s’est fait éclater la tête sans mon soutien logistique, faut recommencer du début.
Malgré mon infériorité numérique flagrante (Seul contre tous), je massacre à tout va, gardant un œil sur le reflet de la fenêtre qui reflète dans le miroir qui reflète sur la télé du salon qui affiche un match qui s’éternise… À part ça, malgré leur infériorité numérique, les rouges ont le pied sur le ballon, c’est déjà ça.
Rebelote, re face à face avec le troll, qui prend le tournis à essayer de me suivre (car faute d’avoir compris comment le taper, le nain cours pour éviter de finir en crêpe, la Chandeleur étant pour bientôt)… Là encore, des cris me tirent de ma course effrénée… Que dis-je des hurlements, le chien de mon père vient de prendre en otage une des barbies à ma cousine, et on se met tous à courir après le chien avant que Barbie ne finisse sa courte course dans la poubelle et termine recyclée en papier journal (finir en Nice Matin, c’est une fin honteuse, même pour une Barbie). À part ça : pas grand monde aura eu le temps de noté que Nonda manque encore l’immanquable face à Penneteau…
Le match se termine tranquillement, dans l’anonymat le plus complet. Aussi ramolli que mon nain encore une fois aplatit par le Troll, tout content de le voir s’arrêter de courir… Alors re-orques, re-carnage… ça devient lassant ! À part ça : Et ben rien, ya même pas le public qui siffle tellement c’est mort…
On rentre de plein pied dans les dix dernières minutes. Le troll s’amène une nouvelle fois avec sa jolie frimousse de jouvencelle en détresse, et c’est reparti pour une danse. Ayant pris la peine de lire la notice du jeu (et oui, j’ai plus de champagne pour passer le temps), j’ai compris qu’il fallait lui lancer la hache dans le coin gauche de son œil droit, caché par un amas de graisse pendant, le tout merveilleusement pixélisé. Je m’attelle à la tâche, quand des sifflements se font entendre du salon… C’est mon paternel qui n’a rien trouvé de mieux pour rappeler son chien… À part ça : l’arbitre, à court d’erreurs de jugement stupides, innovera dans l’expulsion du DD…
Une nouvelle bouteille de champagne aidant, je reste devant la téloche, pour suivre la fin de ce palpitant match… Rien de plus à se mettre sous la dent, Nonda et Plasil (qui ça ?) Échouant lamentablement une fois de plus… Et c’est avec un grand soulagement que ma tante peut couper le CD de Francis Lalane (elle l’avait mis en boucle la coquine, v’là pourquoi ça me paraissait bien long), alors que j’éteins la télé… À part ça : Match nul zéro zéro, triple zéro pour tout le monde, les joueurs seront privés de dessert cette semaine (en plus d’être privé de salaire ce mois-ci…)

Et mon Nain… il s’est encore fait aplatir ?
Ben non, j’ai compris l’utilité de la touche pause, et je reprends donc là où j’en étais, quelques minutes plus tard, la messe est dite, le vilain Troll meurt d’un coup de hache bien placé…
La morale de cette histoire : Le Troll des montagnes, c’est quand même marrant à éclater (et pis ça défoule)
À part ça : ben euh, les autres on perdu aussi, donc on reste quatrième (mais pour combien de temps ?)