Robin des Bois s’est mis au pastis… (2)

tn_072221_gd947_-_Comic_circus… Et ça lui fait raconter pas mal d’ânerie. Alors volonté d’amuser la galerie, tentative de détourner l’attention ou dérapages incontrôlés d’un newbie à la tête d’une équipe de football ? Voici un petit florilège, vu, commenté et contre-attaqué !

Tout d’abord, analysons la méthode Bouchet dans la presse. On va mettre de coté les interviews de certains journalistes qui n’ont rien à mettre dans leur torchon à serviette orientant donc volontairement les discussions sur « le croustillant », à savoir l’ASMonaco, car tout le monde sait que la haine et le gout du sang, c’est tout de suite plus vendeur. Prenons par exemple l’interview que notre ami bandeur d’arc à récemment accordé sur le magazine SO FOOT. Le journaliste entame ses questions sur Bernard Tapie, pour ensuite dévier naturellement sur l’affaire pitoyable du titre de 93 (petite citation : L’OM était au-dessus de tout (…) ce titre appartient à l’OM (…) tout le monde connaît les faits…) Oui ces faits ont été jugés, l’OM a triché, et si on revient sur ce jugement, ça serai donner un bel encouragement à tous les magouilleurs et enlever toute valeur au sport, si ce n’est celle du fric. Oups, je m’égare dans mon aparté moi.
Alors, ensuite le journaliste enchaîne sur les performances de l’OM, et tac, premier pic sur Monaco (voir un peu plus loin). Le journaliste n’en tient pas compte et continue sur le piètre niveau de jeu de l’OM. En fin de réponse, alors qu’il avait essayé de justifier le faible niveau de l’OM par le faible niveau de la concurrence, il s’écorche la gueule à dire que Monaco a un beau jeu, mais se rattrape de suite en disant qu’il fallait le voir sur des télés étrangères. Tac, encore un pic qui ne sert strictement à rien dans la réponse, ni même dans aucune argumentation sérieuse. Le journaliste est donc un peu forcé d’entamer une nouvelle question sur Monaco, mais voyant que la réponse de Robin est déliriquement incongrue (voir encore plus loin), il reprend le fil de son questionnaire pour parler des ambitions de l’OM, où notre héros se la joue Cosette en pleurnichant sur le fait qu’« A Marseille, on achètera toujours plus cher qu’ailleurs » (fin des pleurs).
Ceci prouve (menfin, fallait le prouver ?) qu’il voue bien une haine profonde envers notre club, car même lorsque ce n’est pas le sujet, il trouve tout de même de quoi placer un pic désagréable. Belle attitude digne de la cour de récré… Heureusement qu’en face, les dirigeants monégasques, plus polis (plus adultes ?) n’ont pas répondu par un « tar ta gueule à la récrée !! » qui aurait été pile dans le ton…

Mais analysons plutôt en détail ses honteuses attaques toutes pleines de non-sens : 

« En fait, on termine deuxième, car il y a un club étranger qui ne compte pas »
Voir Robin des Bois, première partie où je prouve par un raisonnement mathématique simple (et ya rien de plus objectif que les chiffres) que si le club étranger n’était pas là, le sien serait tout juste 4eme… On ferme.

« L’effectif dont dispose Monaco coûterait deux fois plus cher en France »
Encore une énormité basée sur les stéréotypes populaires… Car il parle, mais ne prouve rien ! Premier principe simple et facilement vérifiable : les Français jouant à Monaco sont soumis au même régime fiscal qu’en France, le même, au pet de la virgule prêt ! Ainsi donc, Rodriguez, Squilacci, Rothen, Giuly etc. coûtent aussi cher qu’ils aillent à Monaco, Marseille, Paris, Gueugnon ou Rodez. Certes les plus gros salaires n’en font pas forcément parti (quoi que Rothen ou Porato, mais ça reste à vérifier), mais cela réduit facilement la proportion donnée par notre buveur d’anis.
Ensuite, les avantages aux « étrangers » tournent principalement autour de l’impôt sur le revenu. Les modalités de versement restent à définir (lors d’une enquête ultérieure si cela t’intéresse), à savoir si c’est le joueur qui le paye, ou si le club prend cela en charge. Dans le premier cas, cette absence d’impôt payé par le joueur confère un pouvoir d’attraction légèrement supérieur, mais ne concerne que le joueur et non les finances du club. Dans l’autre cas, c’est une charge que le club n’aura pas à verser, compensée substantiellement par un salaire un poil plus élevé pour le joueur (mais qui augmenterait les charges sociales derrières). Mais dans un cas comme dans l’autre, cela ne donne pas un avantage aussi flagrant que Robin tente de le dire. Et puis l’aspect financier n’est pas tout : donnez les mêmes « avantages » fiscaux à Beauvais ou Niort, pas sûr qu’ils arrivent à attirer plus de monde pour autant…
Quoi qu’il arrive, cet aspect fiscal demande des éclaircissements qui feront l’objet d’un article ultérieur.

J’aimerais bien qu’un jour la ligue s’intéresse aux comptes de Monaco pour voir ce qu’il s’y passe, car il y a un mystère, quelqu’un y met de l’argent, mais on ne sait pas qui
Primo, les subventions sont plafonnées en France donc il ne peut pas y avoir de fraude de ce côté là. Secondo, le club a vécu depuis toujours de l’achat et la vente de ses joueurs, conjugué à son centre de formation performant (un Trezeguet qui rapporte 140 millions de francs n’a pas coûté un seul centime à l’achat) dont la vente de joueurs issus de ce centre permet de boucler le budget. Enfin, le budget est constitué de droits télé et des primes d’apparition en coupe d’Europe (je rappelle que l’Asm est le club français qui a le plus de matchs de coupe d’Europe joués, juste après Bordeaux).
J’aimerais mettre le doigt sur une coïncidence qui n’en n’est pas une d’ailleurs : L’ASM a commencé à avoir des soucis budgétaires à partir du moment où elle n’a plus vendu de joueurs à cause d’un marché bouché, et où elle ne participait plus à la coupe d’Europe à cause de résultats indécents… La relation de cause à effet est très facile à faire, et il n’y a aucune main invisible qui est venue soutenir le club durant cette période-là. De plus, si quelqu’un versait mystérieusement de l’argent dans les comptes du club, est-ce que celui-ci serait passé trois fois devant la DNCG cette année, se sauvant grâce à des industriels locaux ?
Dernier point, comme on dit dans les cours d’école : quand on ne sait pas, on ne parle pas !

Monaco achète une ribambelle de joueurs entre 12 et 15 ans, et nous on ne veut pas le faire. Est-ce qu’on a tort ou raison ?
Des preuves, on veut des preuves… pas de vagues phrases en l’air !!!
Par contre, ça, c’est une belle preuve de jalousie envers le centre de formation de Monaco, qui a sorti de nombreux très grands joueurs, alors que le centre de formation de l’OM a sorti… Personne, ils n’ont même pas été foutus de voir la potentialité du talent d’un certain Zinedine, c’est dire…

Encore une fois, Monaco et je me base là-dessus, c’est de la concurrence déloyale. Ce n’est pas un club de football, il n’y a pas de public, très peu de supporters, pas de diffusions,
Voilà le genre de platitude que l’on aime ! C’est le genre de tirade aussi intéressante que le dernier arrêté préfectoral réglementant le stationnement des manouches sur le Territoire de Belfort. Monaco n’est pas un club de football, c’est clair, on est donc vice-champion de France de Curling sur gazon. On n’a pas de supporter, là encore, je ne suis pas sûr qu’il aura le courage de dire cela aux Bastiais qui statistiquement remplissent moins leur stade (mais qui eux mettent des bombes pour se révolter). Enfin, pas de diffusion, ça prouve qu’il n’a pas eu les chiffres dans les mains (il a traité avec quoi alors son dossier avec la ligue ?), car après Marseille viennent Paris (merci Canal+), Monaco et Lyon… Avec un jeu aussi plaisant, ça serait dommage pour les télévisions de passer à côté.

Je pense que la plus belle réponse à toutes ces attaques, c’est encore celle de notre défunt président : « Nous avons depuis vingt ans un centre de formation performant, formant des joueurs de talent. Les ventes de ces joueurs professionnels équilibrent le budget (…) Il dit ce qu’il veut. Si des gens mettaient de l’argent, on n’aurait pas vendu Henry et Trezeguet au moment où on les a vendus (…) On n’achète pas de joueurs entre 12 et 15 ans. Dire ça, c’est une grave méconnaissance de ce qui se passe dans le football. »

Ainsi donc, notre nouveau meilleur copain de trente ans pense à coups de pioches, comme on creuse une tranchée. Il bave beaucoup, mais ne prouve rien. À trop vouloir copier son idole de jeunesse, le grand Jean-Michel Aulas, il en arrive même à dépasser le maître dans ce qu’il a de plus pathétique, à savoir ses dérapages verbaux, plongeant tête la première dans l’immoralité et l’incorrection. Ses déclarations sont aussi amusantes qu’un gravier dans une godasse, et il faudrait qu’il apprenne à se taire avant de réfléchir…
Enfin, l’ASMonaco ayant d’autre chats à fouetter en ce moment, il fallait bien que quelqu’un réponde aux viles bassesses que notre super héros a fait courir à l’encontre du club depuis un an. Cela n’est malheureusement que le début, d’un côté comme de l’autre, mais gageons que la nouvelle équipe mise en place par M. Svara réponde avec plus de fermeté à ce genre de puérilités, vu le programme « média » mis en place par le club. Car quoi qu’on en dise, quand on l’attaque… L’empire contre-attaque !

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Cette infographie nous vient tout droit des Cahiers du Foot, qui eux aussi se sont longuement penché sur ce sujet :