Monaco-La Corogne : CR from ze canapé !

L’ASMonaco s’est emparé de la première place de son groupe de ligue des champions après une victoire face aux Espagnols de La Corogne. Cependant, la qualification n’est pas assurée et se jouera face à Eindhoven dans trois semaines.

Monaco s’est imposé, certes, mais en face, il y avait quoi ?
Une équipe à la rue depuis trois matchs, une équipe qui doute, une équipe orpheline de son buteur super star parti au Bayern, une équipe avec de nombreux joueurs importants blessés, une équipe complètement déstabilisée de jouer dans un maillot orange fort inhabituel, une équipe sans véritable star, une équipe désavantagée par le fait que la règle du hors-jeu n’a toujours pas été traduit en galicien, une équipe dont la défense centrale possède l’âge qu’aurais eu Cervantes s’il vivait encore, les réflexes de Raymond Barre et les rides à Armande Altaï…
En gros, on se demande pourquoi DD n’a pas aligné l’équipe de CFA face à ces bras cassés, alors que l’équipe titulaire s’était usée samedi dernier lors d’un match difficile face aux redoutables mancelles (Nigel de leurs prénoms)…

Mais devant ce pamphlet digne des plus grandes diatribes journalistiques pour diminuer la performance monégasque, que répondre sinon que par un sourire banania jusqu’aux oreilles, le cœur gonflé par la performance retentissante, par l’exploit incommensurable, que dis je, par la qualité indubicontestable de cette équipe de Monaco qui a terrassé un grand d’Europe.
Car pour reprendre le refrain de cette chanson qui t’a sûrement fait te dandiner du popotin cet été : si tu savais !
Si tu savais que La Corogne, faisant partie des équipes du premier chapeau lors des tirages au sort, était un des favoris de la compétition, un cran au-dessous des Juve, Real ou autre MUFC certes, mais favoris quand même.
Si tu savais que La Corogne est depuis de nombreuses saisons réputée pour sa défense redoutable, tant dans la Liga qu’en Europe.
Si tu savais que La Corogne ne lâche rien, et qu’un match n’est jamais perdu pour cette équipe, avec en point d’orgue la victoire à domicile face au Paris St Germain 4-3 après avoir été mené 3-0
Si tu savais que La Corogne joue ensemble depuis des lustres au très haut niveau, acquérant confiance, sens du jeu collectif et grande expérience de toutes sortes de rencontres.
Si tu savais que La Corogne de par son style de jeu et son milieu de terrain très fourni et très technique est plus difficile à jouer à domicile que dans son antre du Riazor
Si tu savais que La Corogne a l’habitude de jouer et de terrasser les équipes françaises depuis maintenant 5 ou 6 saisons.

Maintenant que tu sais tout cela, tu peux comprendre que si le match était important pour la suite de la compétition, le score en est retentissant, la victoire fut magnifique, la performance inexplicable… En deux mots : historique et orgasmique !

Et c’est devant les moulinettes de Télé Cryptage que le match se déroula, dans un stade où seuls quelques sièges réservés aux Espagnols étaient vides. À guichets fermés, je veux mon n’veu ! C’est un grand pas de fait. Faire sortir les Monégasques de leur trou en plein milieu de semaine, c’est difficile, mais en plus quand c’est pour autre chose qu’une demi-finale de coupe d’Europe face à un voisin italien ou pour le bal de la rose, c’est retentissant ! Personnellement, je me suis retrouvé dans mon lit, avec ma fidèle mascotte porte-bonheur et une bottle de Perrier pour accompagner ces 2 mi-temps que je pressens stressantes. Car personnellement, je ne donnais pas très cher de la peau des Monégasques ce soir, surtout au vu des performances passées, et je me disais qu’un match nul serait déjà un bon pas vers la qualification. (Tu diras que je suis défaitiste, en fait, c’est une réaction d’auto défense pour ne pas être déçut… et qui augmente le plaisir de se tromper !)

D’entrée de jeu, le match est plutôt serré, et l’arbitre fait admirer son coup de sifflet qui deviendra sûrement légendaire dans quelques siècles de l’autre côté du Danube (bleu, vert ou jaune, c’est au choix). Les Espagnols parcourent trente mètres grâce à 4 coups de sifflet pour fautes généreusement accordées. Cela ne donnera rien, et pire, Monaco ressort le ballon très vite. Sur une longue ouverture de Giuly, un défenseur espagnol tente de prolonger vers son gardien (l’identité des protagonistes espagnols sera maintenue au secret pour leur éviter quelques désagréments ultérieurs). Cependant, sa passe est trop molle, et Rothen d’une course lumineuse (j’adore sa façon de courir) intercepte le ballon et d’un coup de patte bien senti lobe le gardien …oui Jé, oui Jé… buuuuuuuuuuuuuuuuuuuut !!!!!!

Monaco 1-0 La Corogne

Deux minutes de jeu et l’ASM a déjà forcé le verrou espagnol tant redouté ! Par Rothen qui plus est, qui continue sur sa lancée de l’excellent match réalisé face au Mans. La position est idéale pour l’ASM qui doit néanmoins continuer de jouer pour éviter à La Corogne d’imprimer au match son rythme infernal.
Tien d’ailleurs les Espagnols mettent le pied sur le ballon et tentent d’égaliser au plus vite. Combinaison à trois du côté de Givet et un attaquant se retrouve en position idéale pour tirer violemment. Mais Roma est là et sort un bel arrêt très important. D’autant plus important que sur le contre, Bernardi adresse une merveille d’ouverture à Ludo Giuly, qui partit à la limite du hors-jeu, se retrouve devant le gardien espagnol, le dribble avec un peu de chance, et pousse le ballon au fond des filets !

Monaco 2-0 La Corogne

Dix petites minutes de jeu et l’ASM a mis la main sur le match. Pire, deux occasions, deux buts, réussite insolente que l’on ne connaissait pas aux joueurs de Didier Deschamps. En face, La Corogne en vieux briscard, fait comme si de rien n’était, et continue à poser son jeu ; ils savent que l’ASM sans ballon perd souvent les pédales.
Malgré le score, malgré l’enjeu, et ben ça continue de jouer, et même si les Monégasques ont tendance à reculer toujours un peu plus, ils restent bien compacts et ne se livrent pas. Ils n’ont pas vraiment intérêt avec deux buts d’avance. Mais la défense de La Corogne est vite mise en porte à faux par la vivacité de l’attaque monégasque. Giuly est un poison et Prso pèse de plus en plus. Il va tellement peser que sur un corner, Monaco fait sa « spéciale », Rothen pour Prso qui catapulte le ballon de la tête au fond des filets.

Monaco 3-0 La Corogne

Ça ressemble étrangement au but de Dado au vélodrome l’année dernière en championnat. Le stade exulte, les joueurs aussi. Vingt-cinquième minute de jeu, et le break est fait. Mais attention, on connaît le potentiel de La Corogne, capable de renverser des montagnes, et pire, des Rochers !
Les joueurs apparemment le savent. Sur un déboulé de Givet, la défense Espingouine s’affole, un arrière dégagea le ballon bien haut, mais pas très loin, Givet remet la baballe dans l’axe de la tête. Tout le monde est passif sauf mon gars Prrrr qui propulse la boule dans la cage des Galiciens !

Monaco 4-0 La Corogne

Passivité des dinosaures corognasques, agressivité monégasque sur tous les ballons et une extraordinaire réussite, voilà comment expliquer que l’ASM mène 4-0 au bout d’une demi-plombe !
Avec une telle avance, la défense monégasque se la joue un peu passive et laisse venir. Et il n’en faut pas plus pour des Espagnols qui ne baissent pas les bras et continuent d’attaquer. Diego Tristan récupère un ballon dans la surface, dos au but, avec Rodriguez sur le paletot. Une feinte et il se retourne et loge le ballon dans le seul endroit où il y avait de l’espace : entre les jambes de Roma qui ne peut rien faire.

Monaco 4-1 La Corogne

La Corogne marque et Monaco commence à sentir le vent !
Les Espagnols prennent d’ailleurs le vent et poussent la défense monégasque qui donne des signes d’affolement. Quelques poignées de minutes plus tard, re-Tristan quasiment dans la même position, mais sans Rodriguez et de face, qui tire… Roma détourne d’une main ferme sur un autre espagnol qui n’a plus qu’à pousser le ballon dans les buts vides…

Monaco 4-2 La Corogne

Vent de panique en principauté, le syndrome de Paris ressurgit dans les têtes. Vite que l’arbitre siffle la pause citron, car si on en prend un troisième, c’est cuit !
Et le troisième, il ne passe pas bien loin d’ailleurs. Même action que sur le but précédent, ça vient du côté de Givet, le centre est coupé par Roma qui ne peut contrôler… Heureusement le ballon part sur un Monégasque qui tape en touche !
Ouf, vite, la mi-temps, viiiiite…
Et heureusement qu’elle n’est pas arrivée vite la mi-temps. Sur une ouverture millimétrée de Basil pour Giuly, encore à la limite du hors-jeu, ce dernier se présente face au gardien, et transmet à Prso, qui n’est pas hors jeu et qui n’a plus qu’à pousser le ballon dans les buts !!!!!!

Monaco 5-2 La Corogne

Ouf !!!! le hat-trick parfait de Dado pour son anniversaire ! C’est faramineux ! Et le supporter monégasque peut desserrer les fesses, car la mi-temps est sifflée…
De retour de la pêche aux citrons, on se rend compte que cette mi-temps à fait mal aux Espagnols, mine de rien. Le gardien a été prié de rester aux vestiaires, et un défenseur a été remplacé par un attaquant. Le tout pour le tout, de toute façon, ils pourront faire difficilement pire que la première mi-temps.
Quoi que le nouveau gardien n’a pas le temps de se chauffer la voix qu’il doit intervenir dehors de sa surface sur un déboulé de Giuly. Il envoie le ballon dans les pieds de Plasil qui adresse une frappe de plus de 30 mètres dans les cages désertées… et but !

Monaco 6-2 La Corogne

Quel but d’anthologie pour le minot Tchèque qui fait son trou dans l’équipe monégasque ! Techniquement, il est monstrueux et nul doute que s’il ne chope pas le melon (le syndrome Farnerud), il deviendra vite un grand, un très grand ! Le premier set étant plié en 46 minutes, on peut passer au second set…
Attention, parce qu’à force de repasser des ralentis et de dire des conneries, on en oublie que le jeu a repris. Rothen en contre sur son côté gauche. Il a Giuly au second poteau. La passe en retrait (l’arme fatale) arrive dans les pieds de Prrr qui contrôle et fusille le pauvre gardien espagnol !

Monaco 7-2 La Corogne

C’est la furia monégasque en ce début de seconde période. Le taureau sérieusement blessé est mis à mal. Les banderilles sont plantées de partout. Le dos, les flancs, la tête, les cuisses… La jugulaire est saillante, la mort se fait sentir, la grande faucheuse pointe le bout de son nez creux précédé de la pointe de sa faux…
Mais si la bête est blessée, elle ne lâche pas prise. Son arme se nomme Diego Tristan, merveilleux joueur, qui peu de temps après le but de Prrrr, efface pas moins de 4 défenseurs monégasques (dont certains diront qu’ils ont été un peu laxistes, mais pas grand-chose à faire sur les dribbles de Tristan) et s’en va battre tranquillement Roma d’un pointu.

Monaco 7-3 La Corogne

La bête fléchit, mais n’a pas encore rendu son dernier baroud d’honneur. La rentrée de Panzani, quatrième attaquant pur aligné par le coach espagnol est un signe. « Asta la muerte » comme ils disent !
Avec un score pareil, les défenseurs monégasques font un peu relâche et en profitent pour se montrer offensivement. Un qui rigole, c’est Édouard Cissé. Mis au marquage à la culotte sur Valeron, il a fait un travail défensif énorme, réduisant le meneur de jeu de La Corogne au rang de faire-valoir. La sortie de Plasil, standing-ovationné par tout le stade, remplacé par Zikos, a donné des ailes à Cissé. Il prend un ballon sur la ligne médiane, et s’avance, s’avance, s’avance. Il n’est attaqué qu’à 25 mètres de buts, il résiste à la tentative d’un défenseur de le désaper, puis adresse une frappe sèche légèrement détournée dans le petit filet des buts espagnols… Goooooooooooooooooooooaal !!!

Monaco 8-3 La Corogne

La banderille vient de se planter en plein milieu de la gorge, et le matador tourne afin que la plaie reste ouverte… Les archives de l’UEFA sont formelles : Monaco vient d’établir un record de but marqué en ligue des champions (nouvelle formule). Et pas contre n’importe qui, ce n’est pas contre Athènes, petit club Grec, ce n’est pas contre un club russe ou gallois… C’est contre le Deportivo La Corogne, grosse machine footballistique s’il en est…
Tien, en parlant de record, vl’a l’homme du soir qui tire sa révérence. Dado Prso, l’homme aux quatre buts est remplacé par la cigogne togolaise. Quatre buts dans un même match, c’est un record égalé avec Marco Van Basten (et oui ce n’est pas n’importe qui), et Inzaghi (mais lui c’est contre l’OM, donc c’est déjà plus du n’importe quoi, même si y’avait Porato dans les cages).
La fin du match s’avance petit à petit, et les deux équipes s’appliqueront à mettre en valeur les gardiens qui ont été largement dépassés par les événements durant plus d’une heure.
C’est tout d’abord Panzani qui obligera Roma a s’étendre et à sortir du bout des doigts une balle dont la destinée première était de finir au fond. Roma finira d’ailleurs sa course contre son poteau. Plus de bleus que de mal, et il peut reprendre le match.
De l’autre côté, Ronaldo Cissé obligera le portier corognesque à faire un arrêt réflexe impressionnant sur un face à face suite à un énième contre des rouges et blancs.
Une petite altercation entre Zikos et un mangeur de paella un peu déçu plus tard, et l’arbitre siffle la fin de ce massacre et en profite pour donner un jubilé à son piou-piou qu’il n’a pas ménagé. Car pour siffler, il a sifflé. Très juste bien souvent, aidé par ses collègues sur les côtés qui n’ont jamais été pris en défaut sur les hors-jeu, il ne s’en est pas moins dilaté les bronches en coups de sifflet. Un p’tit coup par si, un p’tit coup par là. C’est le Lara Fabian du sifflet, car là où la chanteuse Belgeo-Canadienne avale le micro, lui il avale le sifflet ! D’ailleurs, il parait qu’ils vont se pacser ensemble à la Noël, de retour de leurs vacances en Laponie du Sud… Enfin, il a sifflé, mais il n’a pas été mauvais, c’est une bonne chose pour le pestacle !

Monaco reprend brillamment la tête de son groupe après un match aux tournures inexplicables…
Car on a beau tourner le problème dans tous les sens, pourquoi un tel score ??
Comme j’ai des relations bien placées (oui, plein sud, face à la mer), j’ai appelé quelques collègues qui bossent dans les affaires non classées, car inexpliquées. Mais ces chers Sculder et Mully étant déjà en train de plancher sur les affaires d’alchimiste qui courent le long de la canebiére, cherchant comment Bouchet change des déficits en bénéfice en quelques secondes, alors qu’il n’est pas capable de changer une chèvre en joueur de foot (c’est même pire, il change ses joueurs de foot en chèvre)…
Enfin bref, je n’ai pas eu de réponse, donc je vais devoir improviser.
On avait déjà que l’ASM était capable de faire déjouer n’importe quelle équipe. Mais là, ça sort complètement du champ d’application du simple fait de « déjouer ». Car La Corogne a mis le pied sur le ballon, a joué son jeu, a marqué par trois fois… Et Monaco par un pressing a eu des ballons de récupération parfaits, suivis d’ouverture au millimètre et d’une réussite insolente. Imagine : 10 minutes, deux occaz, deux buts. Une demi-heure, 5 occaz, 4 buts… En face, ils ont eu des occazs, mais un pied à Toto, une main de Roma et l’occasion s’envolait. Une demi-heure de gnac défensive, de hargne au milieu et de précision devant, et voilà ceci qui explique en partie cela. Sans compter aussi que la défense espagnole a été étrangement absente, mais surtout terriblement impuissante devant la précision et la vitesse de l’ASM. Ca allais trop vite, beaucoup trop vite, et quand vitesse rencontre précision, cela abouti à efficacité absolue… Comme un état subliminal, quasiment mystique.
Dans cet état mystique, on pourrait relever le match de Rothen, qui avec Evra a bouclé le côté gauche. Il a défendu la bave aux lèvres, il a marqué une fois, donné deux passes décisives et provoqué un tour de rein à son défenseur qui a laissé sa place à la mi-temps.
Mais plus fort encore, on a Dado Prso, incisif, décisif, son but en fin de mi-temps change la face du match. Pas mal pour un gars gentiment poussé vers la sortie en début de saison, et qui n’est que le remplaçant du titulaire blessé. On peut se demander si Morientes, le titulaire en poste n’aurait donc pas fait mieux… Que nenni, Prso était l’homme idéal pour ce genre de match ! Il connaît par cœur le jeu de ses coéquipiers, il sait comment se placer, c’est un vrai harceleur de défense qui n’avait franchement pas besoin de cela pour plier. M’orientes est dans un autre registre… Et pis les défenseurs espagnols savent défendre sur Morientes, et ils ont encore beaucoup de progrès à faire pour contrer le Croate.
Mais que dire du match de Plasil ? Ce tchèque qui n’est vraiment pas en bois, qui se bat sur tous les ballons en défense, et qui techniquement, était sûrement un des meilleurs sur le terrain. Son but est splendide, plein de sang froid et de précision, à l’image de son match. Être tout juste titulaire et sortir des matchs de ce calibre en champions league, c’est du grand, très grand art !
Enfin, la palme revient à Cissé-Bernardi. Le premier a écœuré Valeron par un marquage dans la culotte terrible et efficace, ponctué d’un but Ronaldesque. Le second s’est dédoublé au milieu. Véritable merveille de la nature, il a trois poumons, deux cœurs et un coup de patte magnifique. Premier relanceur de l’équipe, il en devient le premier attaquant, capable d’éclairer une action, comme en atteste sa passe décisive sur le but de Giuly !
Pour les autres joueurs, rien à redire, mention spéciale à eux, même si la défense a fait quelques opérations portes ouvertes, elle a su les refermer à temps, bien aider par les coups de butoirs offensifs régulés par captain Giuly, magistral (comme à son habitude).
Grand coup de chapeau aussi à toute cette équipe soudée, jusqu’en dehors de ses frontières, vu qu’ils ont tous tenu à faire passer un message à Éric Cubilier, prêté à Paris cette saison, qui a perdu sa génitrice dans la semaine. Après un tel exploit, garder les pieds sur terre et les vraies valeurs de la vie, c’est encore plus important que tout le reste ! Chapeau bas messires !

Avec le recul dû à une bonne nuit de sommeil, on peut se rendre compte que cette semaine risque d’être très calorifique pour le supporter monégasque. Avec les pots de rillettes ingurgités samedi (même s’ils avaient un goût douteux), après le petit apéritif au Porto de mardi soir, le gaspacho, la paella, les tortillas au chorizo et les churros arrosés de sangria dont on s’est bâfré mercredi, il se pourrait bien que nous nous retrouvions sous des saucissons d’âne et autre cannelloni au bruccio dimanche en fin d’après-midi. Mais avant cela, il va falloir redescendre sur terre et prendre avec sérieux la bonne petite équipe d’Ajaccio qui aura le couteau entre les dents et cherchera à venger la déculottée prise l’année dernière dans leur propre stade par Monaco.