Les fables de La Présidence

Oyé oyé braves gens, en cet an de grâce 2004, j’ai rencontré pour vous messieurs Aulas et Svara. Chacun d’eux m’a conté une histoire… Et le hasard a voulu que ce soit la même… La même ? Pas si sûr…
En effet, après avoir abusé de notre boisson sacrée, je me sentis partir… Je devais être dans un songe… Sans doute passager, comme ceux de Calderon, mais toujours est-il que dans ce songe, je rencontrai les deux hommes, et voici ce qu’ils me contèrent :

Voici l’histoire de ce cher Jean-Michel :

Les rouges et blancs, ayant chanté
Tout l’automne,
Se trouvèrent fort dépourvus
Quand la fin de saison fut venue :
Pas un seul petit point
D’avance ils comptaient.
Ils allèrent crier famine
Chez les Lyonnais leur voisin,
Les priant de leur prêter
Un ou deux points pour être champion
Et bien conclure cette saison
« Je vous paierai, lui dirent-ils,
avant demain, foi de Lyonnais
Mais en billes, et pas en points »
Le Lyonnais n’est pas prêteur :
C’est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au mois de novembre
dirent-ils à ces emprunteurs.
— Nuit et jour à La Corogne
J’en plantai huit, ne vous déplaise.
— Vous en plantiez ? J’en suis fort aise.
Eh bien ! Pleurer maintenant

Voici l’histoire de ce bon Pierre.

Les Lyonnais, ayant lutté
Tout l’hiver,
Se trouvèrent fort dépourvue
Quand le sprint final fut venu :
Pas d’un seul petit point
Ils ne distançaient l’ASM.
Ils allèrent crier famine
Chez les Monégasques leur voisin
Leur priant de les laisser
Quelque points d’avance se donner
Et ainsi finir la saison en beauté
« Je vous paierai, lui dirent-ils,
avant l’avril, foi de Monégasque
Mais de la saison 2005. »
Le Monégasque n’est pas prêteur :
C’est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous cet hiver ?
Dirent-ils à ces emprunteurs.
— Nuit et jour contre tout-venant
On se battait pour vous rejoindre, et en dix matchs ce fut chose faite.
— Vous nous avez rejoints ? C’était trop tôt !
Et en cette fin de championnat, nous sommes devant.