Monaco – Chelsea : Cr from la Ferme des VIP ! – 1

My Taylor is rich … My sister is not a boy … I love you baby, baby I love you, beebapeloula ! … Ah, tu es là, scuse moi j’étais en train de réviser mon anglais afin de préparer au mieux le match retour en Albionnie. Diable, c’est vrai, il n’est que dans 15 jours le match, j’ai donc le temps. Bon, sorry moi encore, tu veux peut être que je te fasse déjà le compte rendu du match allé, afin de passer le temps jusque là. À ton service m’dame – m’ssieur.

Alors voilà, ce match commença pour moi aux alentours de 17 h 12, quand après avoir poser mon paquetage à casa, je me décidai à plonger en direction du port de Monaco, où se trouve ma place en loge, passablement déguisé en Winnie l’Ourson (et oui, deux mois sans sport, ça commence à tomber au niveau de la bidoche protubérante), simplement vêtu de mon maillot de 97, fétiche devant l’éternel puisque je me le trimballe un peu partout depuis 97 (Milan, Turin, Manchester, Stade de France, Parc des Princes etc…), accompagné de mon appareil photo nouvelle version que même pas James Bond il en a un mieux, et mon éternelle mascotte, à ce jour invaincu en tribune toutes compétitions confondues.

Mais avant d’aller récupérer mon précieux sésame, je crochète mon chemin jusqu’à la boutique du club afin, de récupérer quelques goodies de ce match qui s’annonce palpitant.
Je fraye mon chemin à coup de pompes au travers d’un troupeau de touristes qui avait planté leur tente pile devant le magasin, puis une fois dedans, je dois jouer des coudes pour accéder à une vendeuse bien planquée derrière sa caisse. Je ne sais pas si c’est à cause l’émeute inhabituelle qu’il y avait dans sa guitoune, mais la mastresse en sa caisse bien planquée m’a parut très antipathique, aussi souriante qu’un coléoptère en ruth, du genre celle qui a méga envie de te vendre des trucs !
Bon, je réprime mon envie de me barrer (j’ai une haute mission à accomplir pour des potes à Paris que je salut bien bas au passage) et je tente patiemment d’avoir trois gros fanions du match. J’ai droit à un cinglant « Yennaplu ». Je me rabats sur des petits, qui sont mieux que rien. J’ai droit à un haussement de cil quand je demande trois écharpes du match, où, par miracle, il en restait quelques-unes. Je prends des renseignements quand à un hypothétique maillot rouge et blanc, le « yennaplujuskajuin » tombe, abrupte, sec, terrible.
Je demande alors pour une photo dédicacée de Rothen, je reçois un « Yennaplunonplu » qui m’a bien déplu. Je tente de trouver une brèche pour en avoir une de Giuly, mais le fatalistique « Yennapaplunonplu » coupe mon élan. Elle tente de me proposer une photo de Porato, je réprime mon envie de lui sortir un « toyennapameprendrepouruncondéfoi » (comme quoi, j’ai des facultés d’adaptation en milieu urbain des plus phénoménales), je prends une photo de Plasil et un porte-clés Bouna. Et rien que pour la faire maronner, au moment de payer, je lui demande de rajouter une photo de Porato quand même.
Enfin, je m’extirpe de ce bourbier, et me dirige vers le port, afin de rencontrer mon précieux sésame.

Baignant ainsi dans la douce atmosphère de coupe d’Europe, portée par les vagues relents typiquement monégasques, bercés par les odeurs de bière et de pet froid provenant de tous les bars où se sont massées les masses anglaises, mon esprit se porte à ébullition, et me force à tirer quelques conclusions sur l’épisode que je viens de vivre.
Sans déconner, les gars de la boutique, ils ont vraiment de graves lacunes au niveau de la gestion, des trous béants dans la logique pure, et vue le manque d’accueil de la bonne femme à la caisse, cela ne m’étonne pas : C’est à croire qu’ils ne veulent pas vendre et se faire du fric, c’est à croire que ça les fait chier d’être là.

Bon, je m’explique.
Regardons le parcours de l’ASM cette année. Demi-finaliste de ligue des champions avec au passage un passage à tabac des galactiques madeleines de l’oreal de Madrid. Que peut-on imaginer de mieux que ça, en terme d’aura médiatique (2*4 pages pleines d’affilée sur l’Équipe), et donc de vocations suscitées. Car que le supporter de base, on le sait, c’est la performance qui l’excite. C’est comme les mouches autour d’un pâté made in from ze cul of ze vache (que je salut au passage), plus ça puire, plus y’en a. Là, kif-kif pareil au même. Plus on gagne, plus on aura de « supporters », plus grand sera le cheptel de personne susceptible d’acheter maillots, fanion, écharpes, capotes, caleçons, chaussettes, enfin bref, toute la panoplie du supporter.
Et comme par hasard, c’est au moment où la potentialité des ventes est au plus haut, que nos amis de la boutique se fendent d’un « stokévidejypeurien » ! Tout plein d’acheteurs potentiels, et aucun effort de fait pour satisfaire ces personnes… Voilà qui est fort étrange, et qui me chagrine dans mon for intérieur.
Et surtout n’allez pas me dire que c’est pour éviter de rester avec des stocks sur les bras, on a vu face au real comment qu’ils recyclaient leurs vieux maillots de l’an passé en y floquant une photo de Morientes et la date du match !
Je trouve cela fort dommage, car au vu de la situation de l’Asm actuellement, il n’y a pas de petit profit. Et pis aussi, changez-moi la vendeuse qui donne plus envie de se tailler les veines que d’acheter des goodies !

Bon, ayant accouché d’une telle réflexion, j’arrive au niveau du port. Je reste estomaqué devant la magnificence des travaux effectués pour le grand prix de formule 1, les nouvelles tribunes sont monumentalesques ! Ça n’a rien à voir avec le foot, mais je lance un grand bravo à toutes les entreprises et toutes les personnes (que je salut au passage) qui ont œuvré pour ces tribunes qui feront la fierté de ce grand prix (à défaut d’être fier du grand prix en lui-même qui s’annonce chiantissime).

Je récupère ma place, et je volte face pour aller vers la terre promise : le Stade Louis 2 !