Monaco – Chelsea : Cr from la Ferme des VIP ! – 2

Ouate arrhes iou douing ? Waïe arrhes iou cassing maille site ? Waïe telle branle-pas-le-con-là-bas in fronde of maille d’or ? Quoi que t’es ce que ? Ah, tu n’as pas apprécié la façon dont je t’ai bourré le mou sur la première partie de mon CR ? Tu veux du foot, de l’action, des buts, de la passion, du suce pense, des ‘nalyses tactiques ? Et mon aventure économico-mérique à la boutique, tu t’en bats l’œuf ? Bon, OK, je prends note tout en me dirigeant donc vers le stade Louis 2.

J’arrive donc Place d’Armes (ne râle pas, c’est pile sur mon chemin entre le stade et le port…). C’est plein de monde… Malheureusement, le bleu domine, avec toujours ce relent de houblon fermenté.
Mais je m’arrête là, biscotte j’ai rendez-vous avec notre vénérable chef afin qu’il me donnasse un document secret et que l’on admirasse le bus des joueurs passant à 300 à l’heure devant nous, à la bourre sûrement.
Ceci fait, je reprends ma marche en avant vers le Louis 2, via des escalators, via carrouf, via devant déclaton… Bon, j’abrège, car je te sens prêt à m’égorger cher lecteur…

Donc me voilà au pied de ce superbe édifice que l’on nomme Stade Louis 2. Et à ses pieds, il y a quoi ? Du peuple, de la populace, de la plèbe, de la cohue, du populo, de la masse, de l’amas, de l’ananas (non ça c’est à cause des arbres devant le louis d’or), enfin, il y avait donc ze people… et malheureusement, il est pas forcement nice, ce popolle !
Car les albionnistes de Chelsea, contrairement aux « supporters » du real madeleine, ils ne sont vraiment pas venus en format kodakon les gars, avec appareils photo et chemise à fleurs façon club med. Ils sont là pour supporter leur équipe, boire (un tout petit peu moins que beaucoup trop), crier et chanter !
Et c’est ce qu’ils font, rythmant les allées et venues difficiles devant le stade au son des « cheuwllsééé ! cheuwllsééé ! ». C’est qu’ils sont nombreux les bougres, et biens organisés : ils ne chantent qu’entre deux goulées de bière. Mon compteur guéguerre annonce à vue de nez que la moyenne anglaise est à 8.5 grammes d’alcool dans l’hémoglobine… Mon chemin croise celui d’un autre mousquetaire attendant un pote pour lui servir de guide. Je croise d’autres personnes, bien moins prestigieuses, que d’ailleurs je retrouverai dans les tribunes, tel que PPDA, Francis Lalane, et un gus avec un fort accent russe, apparemment bien aimé des Blues et qui répond au doux non d’un machin du genre Abraham-eau-de-vie ou un truc dans ce genre…

Donc voilà après ces douces rencontres, je matte ma montre flic-flac : il reste encore une bonne plombe avant le début du match.
Mais casse-l’âne-tienne, je m’engouffre quand même dans l’antre, afin de tâter un peu de la température.
Et l’atmosphère, elle est bien bonne. Le pesage est déjà plein, les populaires bien garnis, seul ma partie reste toute de jaune dévêtue, mais c’est normal, on sait le VIP branché très à l’aise dès qu’il s’agit d’arrivé à la bourre.
L’échauffement se passe pour le mieux, j’en profite pour faire chauffer ma nouvelle merveille d’appareil photo.
Les supporters de Chelsea s’entassent tous un peu plus dans leur tribune, ils chantent un peu, donnant pas mal de la voix, mais vite contré par le combo Pesage-reste des populaires un poil plus rodé que face à Madrid.
Les joueurs sortent du terrain, et tout s’accélère. Le prof d’hist… le speaker du stade fait son speech, présente les équipes, pendant que les minots chargés de secouer le ballon étoilé du centre se placent. L’hymne de la ligue des champions est craché à pleins tubes par les hauts parleurs du Louis 2, et alors que j’en chair-de-poule, et alors que la tribune Princière (SSAASS le Prince Rainier et le Prince héréditaire Albert, accompagnés du Président Svara, de Thiriez le vil scélérat moustachu, et d’autres personnes dont le manque de promiscuité m’empêche de dévisager totalement) se lève comme un seul homme, et alors que Messieurs Ramon Diaz, Raphaël Mezraï, Poivre d’alors, Francis Là-l’âne et bien d’autre que je n’ai pas forcément vu applaudissent, et alors que les équipes rentrent sur le terrain, et alors, le stade y va de son tifo.
Tout de rouge et de blanc sur la tribune d’en face, il prend des tons bleu niveau du pesage, avec des étincelles furtives de-ci de-là…
Court bémol, je me permets de douter du choix des ultras concernant ce tifo. Certes, on m’a dit : tu étais loin, tu ne pouvais pas bien le voir… Va ben, mais le joueur sur le terrain, il était à peine plus prêt que moi, et je doute que le rendu fusse meilleur pour lui, principal « cible » du tifo. Certes, l’idée de faire le drapeau de l’Europe était excellente, mais adopter quelque chose sur fond bleu le soir du match face aux Blues, c’est pas très judicieux. Enfin, ce n’est que mon avis à moi, cela n’a pas empêché au pesage de donner de la voix durant tout le match, transformant une fois de plus le Louis 2 en petit chaudron !

Voilà, les équipes sont en place. Le match peut débuter !