Monaco – Chelsea : Cr from la Ferme des VIP ! – 3

Louquez un brin the marchandise, laid diz and gentelmants, voilà que le match bi-guigne, c’est l’heure de vrairité, c’est l’heure de savoir si notre équipe est de l’étoffe des héros, ou de l’étoffe dans laquelle on fait ces torchons à usage unique. Le stade est comble, le stade chante, et s’il tangue, ce n’est pas uniquement via les mirettes des Britanoches qui cumulent une moyenne de 14.8 grammes d’alcool dans le sang au moment du coup d’envoi.

Au vu de divers articles réalisés sur l’avant-match, on s’attend à un duel physique, fermé, dur. Car Chelsea, c’est ni plus ni moins que la meilleure défense d’Europe cette saison, doublée de la meilleure équipe à l’extérieur.
Et on comprend très vite pourquoi en ce début de match. Les alibionistes jouent très groupé, et défendent en avançant, très compact, les joueurs bougeant tous en même temps. C’est assez impressionnant à voir, surtout sur les pressings et les contres rondement menés. De plus, leur physique leur permet de gagner haut la tête la bataille des airs et comme leur teinturerie coupe nombre de solutions de passes, il reste peu de possibilités à l’adversaire.
Oui, mais s’ils sont physiques, ils paraissent un peu lents sur les bords. Et dès que Monaco arrive à poser la boule au sol et à enchaîner deux-trois passes à la suite, les Blues sont assez vite pris en défaut.
Surtout que l’arrière-garde est plutôt crispée, la tactique des buveurs de thé aromatisés à la Tamise est redoutable : une fois le ballon récupéré (souvent par le macaque ailé, qui effectue un travail monstre au milieu), celui si ressort très très vite par de longs ballons (ah les subtilités du jeu à l’anglaise, que c’est beau). Mais en même temps que le ballon, le bloc bleu monte aussi très vite pour jouer le coup à fond, ou si le ballon est perdu, presser l’adversaire et le pousser à la faute. Et contre cela, Monaco joue trop souvent long et malgré une grosse envie, Prso, Morientes et Giuly sont rarement victorieux de duels de la tête.

Mais, quand l’équipe fraise et crème arrive à jouer son jeu et à poser le ballon par terre, ce n’est plus la même histoire. Surtout que ça penche terriblement du côté gauche, et que Melchiot n’est pas réputé pour son aisance sur ce côté-là. Rothen et Evra s’en donnent à cœur joie, et sur une combinaison, Rothen part balle au pied… Mais il est rapidement allumé par un crampon sol-sol de Melchiot qui prend une biscotte jaune là dessus. Petite cause, grande conséquence, sur le coup franc, Rothen dépose la gonfle sur la tête à Prso… Le temps suce pend son vol… Le ballon meurt dans la lucarne… Ô délivrance !

Monaco 1 – 0 Chelsea

Monaco n’a mis qu’un quart d’heure pour briser le roc londonien qui encaisse seulement son second but à l’extérieur en ligue des shampoings.

Mais est-ce une bonne chose ?
Pas vraiment, biscotte après ce but, le match vire au carrément pas glop-glop. Monaco sombre dans ce que j’appellerai la suffisance. Je ne dirai pas qu’ils se voyaient déjà en haut de l’affiche, mais notre cheptel va user et abuser de longs ballons aériens qui vont faire le régal de l’adversaire. De plus, ils vont les laisser viendre et se faire prendre au jeu du je-te-presse-moi-non-plus.
Et ce qui devait arriver, arriva !
Sur une nouvelle récupération bleue, la défense monégasque est mise en porte à faux par un centre gauche droite, le ballon atterrit dans des pieds de Schtroumpfs à la bière, et après un cafouillage et une séance de passe-passe dans la surface, Crespo crucifie Roma à bout portant.

Monaco 1 – 1 Chelsea

Il semblerait (enfin, après les images, c’est confirmé, il y a bel et bien) qu’il y a bien hors-jeu sur la première passe, mais malgré tout, le score est bel et bien de parité, pire encore, nous venons d’encaisser ce petit but qui risque de peser méga lourd lors du match retour.

Si Monaco semblait avoir fait le plus dur rapidement, la vitesse de réaction de Chelsea laisse les supporters tel le père Plexe : assez désorienté.
Des os-riz-en-thé, tel est le mot qu’il faut. Complètement pris par le pressing, incapable de mettre la boule au sol, dominé physiquement par un adversaire motivé, notre équipe sembla proche du point de rupture en de nombreuses occasions.
Heureusement, malgré toutes les tentatives de Bridge, Lampard, Crespo and co, les buts monégasques ne trembleront pas…
Par contre, un qui souffre, c’est le gars mézigue. Je ne sais pas si c’est le froid (mon maillot n’est pas des plus chauds) ou le grand stress, mais j’en tremble.
Enfin, si, je sais, c’est les nerfs, car en plus de presser des olives à chaque offensive des Blues, j’ai le même pur mastre derrière moi que face au Real, le gars 100 % arabicaca, 15° de bêtises dans le sang, 0 % de foot, et ses commentaires de base genre « aller, cour plus vite » ou « aller tir ! », pur jus de VIP qui a, et je le félicite, pris la peine d’apprendre des noms de joueurs. Il sait que le petit c’est Giuly (sauf quand c’est Ibarra qui a le ballon, là il a plus de mal), et que l’entraîneur, c’est Didier Deschamps. Je me contiens (plus ça va, et plus je me dis que j’ai fait preuve d’un self contrôle monumentalesque moi ce soir-là) de ne pas lui sauter à la gorge pour le désentripallier afin d’avoir la paix dans mes ruches à miel.

Ouf à plus d’un titre, l’arbitre siffle la mi-temps…
Le score est nul et non avenu, tant Monaco aura souffert. Mais on se dit que la seconde mi-temps sera intéressante, biscotte Monaco n’a vraiment pas jouer pendant une demi-heure.

Et pis surtout, j’ai la paix du cerveau pendant un quart d’heure. Ah, quoi que, il va falloir maintenant aller au bar VIP pour cette séance de crêpage de buffet que le monde mondial nous envie !