Monaco – Chelsea : Cr from la Ferme des VIP ! – 7

It is très bête zat somme soupe-or-terre meuh-ce-te c’thé atome fort zat gay-meuh ! Biscotte avec ze hainte-trance of magic Shaba, ze game oui-le change tout somme-fringue vais-riz thé-riz-bleu ! Donc Shaba vient de rentrer pour le dernier acte de quelque chose qui restera… euh, comment dire, de quelque chose qui restera… Oui, parfaitement, qui restera !

Donc, je disais, 23 secondes plus tard…

Centre au premier poteau de Rothen, la spéciale, oui, la spéciale Rot’nda, et BUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUT DE SHABANIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII NOOOOOOOOOOOOONDAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!

Monaco 3 – 1 Chelsea

Et là, ô joie, ô délivrance, ô sublime perspective, ô méga moment que seul le foot nous en procure.
Monaco prend une avance capitale en vue du retour et d’un possible accessit à Gultencherkirchiken.
Mais surtout, ô grand surtout, qui c’est qui qui nous le marque ce but ? C’est Shabagoal, celui que l’on croyait perdu pour le foot cette saison, et qui à grand renfort de courage, d’abnégation, et grâce au concours de ses partenaires qui sont allés bien loin dans la compétition, Shaba peut donc aider ses potes à rêver toujours et encore, emportant tout un stade en fusion qui vibre de ce formidable coup du sort, heureux pour son chouchou (en oubliant que ce même stade l’a abondamment sifflé) qui sort de l’enfer pour nous monter au paradis !
Quel grand grand moment ! Le stade exulte, et danse aux sons des « Olélé ! Olala ! Shabani Nonda ! Shabani Nonda ! »

Et les blues dans tout cela, que font-ils ? Ben plus rien, ils ont pris un grand coup de bambou (une spécialité maison) derrière la carafe et ont bien du mal à faire surface. Ils ont le blues, tout simplement !
Ils sont obligés de jouer devant, d’attaquer, mais ils ont du mal. Je ne sais pas si c’est la fatigue, le fait qu’ils ne soient pas habitués à devoir attaquer comme cela, ou une trouille fantastique de prendre un troisième contre dans la gueule qui serait quasiment synonyme d’élimination (quoi que, on a vu le Milan AC), mais ils seront très très très statiques, et peu dangereux.
De plus, Monaco, comme face à Moscou, comme face à Madrid, va faire preuve d’une science de la conservation du ballon impressionnante, donnant le tournis à des albionnistes ayant quant à eux perdu leur sens du pressing.

Le match continuera ainsi jusqu’au coup de sifflet final, où l’arbitre bouffeur d’edelweiss renverra les deux équipes dans les vestiaires. Les joueurs, exténués, ne viendront pas fêter cette dernière sortie au louis2 avec leur public, mis à part Rodriguez, Rothen et Givet. C’est dommage, mais on comprend, la qualification n’est pas encore acquise, donc pas d’effervescence prématurée.

Nous sortons donc du stade, de belles images plein les yeux, la voix chancelante (voire carrément éclatée), des rêves qui yoyottent dans la pensarde.
C’est tout simplement énorme ce qui vient de se passer. Mettre trois buts à la meilleure défense d’Europe va ben, on sait Monaco capable de tout. Mais mettre trois buts, dont deux à 10 contre 11, c’est énorme ! C’est énorme ! C’est énorme !

En sortant du stade, j’ai eu messire Biboum au téléphone tout heureux de ne pas avoir eut à se tailler les veines, me racontant sa soirée, ses buts et sa joie. Comme quoi, que l’on soit aux 4 coins de l’hexagone (qui normalement en compte plus), la joie est la même du pareil !

Pour la petite anecdote, je suis allé manger dans un resto du port de Fontvieille après le match. Resto très sympa, même si nous avons fait la connaissance de Britney Spears, quarante ans après, et du sosie de Fred Astaire, mais en version plus trash, genre celui qui va dégobiller dans les géraniums en face du resto.
Menfin, ce n’est pas pour cela que je te parle de mon after match, mais plutôt parce que, au moment de partir, nous nous sommes aperçus que dans ce même resto dînait un certain Didier Deschamps, Pierre Svara, Jeannot Petit, Antonio Pintus, Fabrice Poulain… Tout le staff monégasque en gros, accompagné de leur famille. Genre d’initiative qui n’a pas eu lieu souvent avant cette saison et la nouvelle équipe dirigeante.
Et tu sais qui c’est qu’il y avait aussi à cette tablée ? M. Greene, le nouvel investisseur du MFI, qui a partagé le repas avec le staff. Je ne sais pas s’ils ont parlé finance, football ou antipastis, mais en tout cas, c’est très bien de voir que l’investisseur s’investit et se joint au staff.
Je suis allé les saluer, les féliciter pour cette superbe victoire, mais par respect pour les familles et pour la vie privée, je n’ai pas poussé plus, et j’ai même dû réfréner les envies de mon nouvel appareil qui avait envie d’immortaliser ce moment rare, surtout pour un gus qui comme moi, n’habite pas en principauté.

Journaliste amateur, peut être, mais paparazzi, sûrement pas !

En attendant, cette victoire marque un très bon pas dans cette aventure européenne, mais il reste encore un match en Angleterre qui risque d’être très très très chaud.
Mais tout le monde le sait, désormais, impossible n’est pas monégasque !!!

26 avril 2004