Monaco-Porto : Que la fête commence !

Parce qu’il y a des moments uniques qui resteront gravés dans nos cœurs malgré le fort saignement dû à l’épilogue tragique, voici donc l’histoire mémorable malgré tout de cette finale, mon histoire, avec le convoi aérien du Club des Supporters de Monaco depuis son commencement, devant le parvis du Stade Louis 2, jusqu’à sa fin, devant le parvis du Stade Louis 2

Je disais donc : que de monde, que de monde, que de rouge, que de blanc ! C’est impressionnant !

De Perpignan, de Paris, de Savoie, d’Alsace, de Strasbourg, de Charente, de maritime, des quatre coins de France, et d’Europe, puisqu’un avion de Grecs s’est mis avec nous en l’honneur de Zikos, et que nombre d’Allemands étaient pour Monaco (Munich ne se dit pas Monaco dans une langue étrangère ?).
Tien, en parlant de la Savoie, voici le représentant de la « tartiflette connexion » qui s’avance, mon gars Cyril, El Cadetiño, Ze Yéti du refoulement d’égout, le meilleur skieur de la façade sud-sud-est des Alpes franco-belge, Cyril donc, mousquetaire de son état, dans un sale état d’ailleurs, fatigué par l’escalade de la colline (normal pour un gars plus habitué à descendre qu’a monter), perdu devant tant de pipole, la vessie enflammée par un pipi pressent, et l’œil pleureur : le Macdo du coin avait été pris d’assaut par les Portos, il n’a pas pu acheter son Sunday…
Malédiction !
Cela peut aller loin de ne pas sacrifier un Sunday en l’honneur des Dieux du foot sur l’autel de vide-ordures !

On s’écrase les cartilages de la main, content de se retrouver encore pour une nouvelle super finale. On se raconte nos périples, on observe un instant la foule qui ne s’arrête pas de rentrer dans le stade, et on se dirige vers le super parc d’animation à l’attention du supporter muneghu…

Diable que c’est Alleumand !
Pour un parc, c’est un parc ! Niveau animation, on repassera, à moins que l’animation made in casque à pointe land consiste à faire la queue à une petite guitoune pour boire et manger.
Cyril en profite pour faire la connaissance des gogues amovibles, guitounes de plastique mis sur le côté afin de soulager les sphincters et les prostates endolories. Malheureusement, voulant les tester, il se retrouva nez à nez avec un gus rouge pomme en train de pousser pour éliminer le sandwich jambon-cassoulet avalé au petit dej. Un peu honteux, notre mousquetaire finira par arroser un bosquet…

Et c’est là que je me dédicace à lancer l’opération « un sourire en coin pour Aulas ». Je sors la centaine de tracts toute prête et j’en distribue à certains, triant sur les persiennes les « mastres » qui n’ont cure de ma démarche et ceux capables d’apprécié l’opération à sa juste valeur. Les tracts partirent en 10 minutes, la dernière conclut même par un « ouest, je sais, je connais, j’ai vu cela sur le super site des mousquetaires ». Ne voulant pas créé une émeute que les concerts des Beattles à côté ne seraient que des pique-niques champêtres, Cyril et moi taisons nos cyber identités avant donc de pénétrer dans l’arène Alleumande.
Petite fouille minimaliste, entrée grâce à un bip de notre carte magique, nous voici donc dans la cour de l’enceinte sans soucis, alors que l’on nous avait promis la Gestapo à l’entrée.

On tourne un peu pour se répéter dans ce stade tout indiqué en bosh, Cyril se console de son Sunday en mettant à mal un bretzel, et nous nous quittons (provisoirement) afin de rejoindre nos blocs respectifs. Je rentre dans les tribunes…
Marque un temps d’arrêt…
Me frotte les yeux…
Fouyaya !
Me re-frotte les yeux…
Quel stade mes aïeux, quel stade !

J’en pousse un cri de joie d’ailleurs : Bouharoum !