Monaco-Porto : De ce qui sera malheureusement le plus beau moment !

Parce qu’il y a des moments uniques qui resteront gravés dans nos cœurs malgré le fort saignement dû à l’épilogue tragique, voici donc l’histoire mémorable malgré tout de cette finale, mon histoire, avec le convoi aérien du Club des Supporters de Monaco depuis son commencement, devant le parvis du Stade Louis 2, jusqu’à sa fin, devant le parvis du Stade Louis 2

Je disais donc à la vue de ces superbes tribunes : Bouharoum !
On me pousse et je pénètre dedans. Impossible de le décrire, je ne saurai par où commencer, car de l’architecture du toit, à l’agencement des tribunes, en passant par le coté « salle de Basket NBA grand format » ou la belle visibilité du terrain malgré ma position assez haute, tout est superbe, génial… Va voir mes photos pour t’en rendre compte !
Car des photos, j’en prends, et pas qu’une. Mon appareil chauffe à bloc, le flash crépite. Je ne m’arrêterai qu’une fois que je ne pourrais appuyer sur le bouton, dû à une grosse cloque sur mon doigt.
Pendant ce temps, Cyril s’est extirpé de son bloc (cette fois-ci, sans l’aide de personne, comme un grand) et m’a rejoint. Nous allons donc vivre cette finale à deux. Bouharoum ! (Je profite de ce moment pour le remercier d’avoir daigné passer le match en ma compagnie, car ce n’est pas forcément un cadeau)

Mais je ne suis pas au bout de mes surprises, car la cérémonie d’ouverture s’entame sous au son des percussions !
Et là… Bouharoum !
Ayé, je suis sur une autre planète !
À croire que cette cérémonie d’ouverture a été faite pour moi. Pourquoi ? Pour la musique pardi (d’ailleurs petit concours : quoi ce c’était ce que cette musique ?) Déjà que les musiques de film en général ont tendance à me filer une trique monumentale, celle-là fait partie de mes préférées, et associé au beau spectacle qui s’en suit, j’ai passé une dizaine de minutes dans un autre univers ! Ca percussionne, ça bouge, ça danse, ça tombe du toit, mais surtout, c’est terriblement bien choisi pour faire monter la pression à tout un public qui n’en demandait pas tant !
Ma première réaction ça a été : pourvu que les joueurs ne voient pas cela, sinon, avec le trip que ça donne, ils risquent de choper une petite chtouille, de se lessiver du gouvernail des profondeurs et de passer en mode fantomatique pour la finale…
Heureusement, il n’en fut rien, car le point final de la cérémonie, c’est justement l’entrée des joueurs, en appelant aux deux tifos.
Le notre para de rouge et de blanc tout notre virage, dans un superbe effet rarement atteint par 14 000 supporters à l’unisson, celui des Portos lança une bâche géante représentant les exploits des décennies passées, avec la finale gagnée grâce à la talonnade de Madjder.

Le coup d’envoi va être donné, la tension monte à son maximum. J’en ai le palpitant qui répercute le tout de façon très rapide si bien qu’après avoir envoyé bouler un mastre qui voulait le champ de vision libre en lui disant que nous n’étions pas au festival du cirque et qu’il pouvait se carrer son siège dans le couloir aux lentilles avant que je m’assoyasse, après avoir sauté de l’entrée des joueurs jusqu’au coup d’envoi, avoir crié et chanté comme jamais, je suis victime d’un magistral coup de bambou qui me rend pâlot, les jambes dans le flageolet, la cale basse… Mon palpitant s’emballe et je me déballe sur mon fauteuil, obligé de m’asseoir un moment, afin de récupérer mes moyens partis à dame… Je crois que j’aurai p’tre du manger un toc avant de rentrer dans le stade…

Casse l’âne Étienne, le match commence, et je vibre avec !