Monaco-Porto : C’est là que les Athéniens s’éteignirent

Parce qu’il y a des moments uniques qui resteront gravés dans nos cœurs malgré le fort saignement dû à l’épilogue tragique, voici donc l’histoire mémorable malgré tout de cette finale, mon histoire, avec le convoi aérien du Club des Supporters de Monaco depuis son commencement, devant le parvis du Stade Louis 2, jusqu’à sa fin, devant le parvis du Stade Louis 2

Et après une dénonciation tactique, je vais vous montrer comment les Athéniens s’éteignirent, les Perses se percèrent, les Satrapes s’attrapèrent et les Croisés sautèrent par la fenêtre !

Car si la tactique à Dédé est en partie responsable de la couennerie qui nous est tombée sur la tête, il n’en reste pas moins que moralement, il nous avait admirablement bien préparé les troupes, qui étaient bien présent et sans complexe face à un adversaire bien rodé et habitué des moments chauds et importantissime comme celui-là
Il y a donc autre chose qui nous a fait perdre… un tas d’autres choses !
Et pour commencer, je vais m’attarder sur l’attarder du jour, à savoir l’ispice di coulina comme l’on dit de nos jours sur la cannebière.
En effet, l’arbitre, que dire ?
Dans la globalité du match, on ne peut pas dire qu’il a été mauvais. On ne peut pas dire qu’il a été bon non plus, c’est clair, mais ses décisions n’ont pas forcément été d’une incorrection totale, comme ce fut trop souvent le cas avec l’ami Bré par exemple. Il ne nous a pas expulsé de joueur ni sifflé de penalty à tort.
Non, on ne peut pas dire cela…
Cependant, sur deux ou trois points, très mal secondé par ses ascenseurs, on peut aussi dire qu’il nous a fait perdre le match !
Se faire rempoter le bambou par le corps arbitral devient donc malheureusement une spécialité monégasque au même rang que le Barbajuan ou le Stockfish. Mais là où ces admirables mets vous émoustillent les papilles, les refs laissent des sensations fort désagréables, il ne va pas sans dire.
À chaud dans le bus du retour, je n’ai fait que déplorer sa grande partialité, avantageant comme d’habitude la « grande équipe », sanctionnant un Monégasque pour un choc dont il n’avait pas sanctionné le portugais quelques minutes auparavant.
Si le premier but vient après une glissade de Rothen, le second part avant tout d’une faute flagrante non sifflée sur Nando. Mais là encore, on n’avait pas forcément le match en main, donc je ne vais pas m’attarder plus là dessus.
Le plus ennuyeux, ce sont ces deux positions face à face avec le gardien, signalé hors jeu alors qu’il n’y avait pas hors-jeu. Et Nando face au gardien portugais, situé comme le point faible de l’équipe, je ne donne pas cher du Portos… Et à 1-0 pour Monaco, ça peut être un tout autre match… Ô que oui, surtout quand on a vu des Portugais très empruntés dès il s’agissait de construire un peu…
Ainsi donc, après Pierre Richard et le coup du parapluie, voici les juges de ligne et le coup du drapeau. Et un drapeau fluo introduit dans l’usine à chocolat sans lubrifiant… ça fait mal !
Parodiant le capitaine Haddock, on peut largement lui sortir tout un paquet de noms d’oiseau digne de son influence néfaste sur le jeu monégasque, et le traiter d’anthropopithèque, de flibustier, de moule à gaufre, de vampire, d’apache, de bayadère de carnaval, de cyclotron, de crétin des Alpes, de Cyrano à quatre pattes, d’emplâtre, de jus de réglisse, d’anacoluthe, de kroumirs, de mille million de mille milliards de mille sabords de sapajou d’imbandant du sifflet ! (NDLR : Fou, ça soulage…)

Mais là encore, on peut dire que l’arbitrage n’est que la grosse cerise sur le gâteau gâté aux grandes oreilles, car même avec un arbitre dans un mauvais jour, Monaco à 12 contre 11 sait jouer… sauf là.

Pourquoi ?
Biscotte Porto. Et oui, car si on leur a facilité la tâche tactiquement, Porto ne nous a pas facilité la nôtre grâce à leur froid réalisme. 4 tirs, 3 buts, rien à dire, c’est du travail de pro !
Ils ont joué comme ils savaient le faire, alors que nous, on aurait pu attaquer toute la nuit, je ne crois pas que l’on aurait marqué (sauf si bien sûr, l’arbitre n’avait pas imaginé des hors-jeu en début de match…).
Certes d’un autre côté, on ne peut pas dire que cette équipe de Porto fut impressionnante, à chaque fois qu’ils ont tenté de construire des attaques, ils se sont lamentablement vautrés par des imprécisions tactiques indignes de ce niveau, des passes trop longues, trop à cotés… Heureusement que défensivement, c’est du très très solide et que leur jeu de contre est des plus efficaces.
Ils nous ont mangé Morientes, ils nous ont mangé le peu qu’il restait de Rothen dans l’axe, et après, ils ont laissé bouillir une demi-plombe avant de porter l’estocade sur un coup de chatte suite à un faux rebond sur la godasse à Zikos. Voilà comment gagner la ligue des Champions !
Car à 1-0, le match était fini, quoi qu’on en dise !

Car en effet, si la tactique à Dédé fut néfaste, si l’arbitre n’a pas été dans un grand soir, c’est surtout à cause de Porto et de son organisation tactique sans faille que Monaco a perdu la ligue des champions.

Mais aussi, il y a plein de petits détails extrasportifs (et néanmoins super important quand on sait le monde du football très fétichiste) qui font que l’ASM n’avait pas les bonnes cartes pour cette finale.
Tout d’abord, le sacrifice du sunday. Et oui, on l’avait dit, ne pas sacrifier un sunday à camel sur l’autel de sainte victoire avant une finale peut nous porter malheur… Ce qui fut fait…
Mais aussi, j’ai su la présence de notre chat noir national de Perpignan, quand il vient, on a tendance à perdre sans marquer…
Ensuite, on a clairement entraperçu plusieurs pères Noël rouge et blanc avant le match. Dedieu, quel malheur ! Déjà, il n’y a qu’un seul vrai papa Noël, et non trois. Mais surtout, il ne descend que le 25 décembre avec ses rennes. Et non le 26 mai avec un cortège qui n’est pas un cortège de rennes même si certains faisaient illusion de par l’odeur.
Enfin, j’ai ouï dire que certains étaient montés à pied à Laghet… Mais merde, la Sainte Patronne de Monaco, c’est Sté Dévote, pas Notre Dame de Laghet ! Comment voulez-vous que l’on gagne avec tant d’inepties contraires aux lois du fétichisme ?

Mais bon, trêve de plaisanterai, c’est quand même sur le terrain que tout cela a été perdu, et dans la globalité du match, il n’y a rien à dire du titre des Portugais, leur défense a atomisé notre attaque, et ils méritent grande zoreilles, même si le score est un peu lourd…
Il reste cependant des détails qui vont nous obstruer la gorge pendant un temps…