La journée de J-M Aulas

Les plus assidus lecteurs des Mousquetaires se souviendront peut-être qu’il y a quelques mois nous avions suivi en exclusivité pour vous en caméra cachée M. Bouchet pendant toute une journée. Aujourd’hui, nous renouvelons l’expérience avec le président lyonnais, ce cher Jean Michel Aulas.

8h J-M Aulas éteint son réveil, une babiole achetée à quelque badole (voir Gros Robert), nommée M. Pol, un type louche qui avait perdu sa guibole en jouant au footbol sur la plage où il avait frappé violemment un parasol. (?!)

8h30 Jean-Mi prépare son petit déjeuner et sort les casseroles, pendant que son horrible chat siamois n’en finit pas de mioler (ne pas faire attention à l’orthographe). Et le Président de répondre « Si tu continues de réclamer des suppléments de croquettes je t’envoie à Monaco pour m’alléger de ta charge sociale. »

9h30 Coup de fil d’un certain Ben L. (domicilié dans les montagnes sur Tadjikistan, 3e grotte à droite) qui aimerait savoir si c’était bien lui qui produisait des « missiles Air-sol » il répondit que non et qu’au mieux il pourrait lui fournir des couteaux laguioles.

10h30 Le Président Aulas appelle OL Taxis qui lui envoie une Rolls Royce (évidemment) pour le conduire à son bureau. « A Lyon, malgré les énormes charges sociales qui nous prennent à la gorge, nous faisons de notre mieux pour améliorer le quotidien » nous confiera-t-il.

11h Pendant le trajet, il peaufine une lettre adressée au Président au CIO, dont voici un morceau choisi :
« […] Ainsi, monsieur le Président, je vous prierai de changer le nom de ces « Jeux olympiques » qui atteignent à l’image de mon club et violent le brevet que j’ai apposé sur les marques OL & cie. Je me verrai dans l’obligation de demander l’arrêt de vos Jeux usurpateurs en cas de réponse négative.

Veuillez agréer, monsieur, l’expression de mes ressentiments distingués. »

12h Il tient une conférence de presse devant laquelle il explique :

« m’accuser de m’attaquer continuellement à l’ASM est scandaleux !
Une autre question ?
— Oui, je suis satisfait de mes recrues, nous achetons les meilleurs Français pendant que Monaco prend des étrangers, qui ne sont pas les meilleurs. »
— Notre budget est le premier de L1 et de loin en effet, mais si nous n’avions pas de charges comme ces libéraux de Monégasques, que nous pauvres ouvriers français payons pour eux, poussant notre jeunesse à la délinquance, nos jeunes filles désespérées à la prostitution ou à la Star Academy… Hum je m’égare. Bref, assez, que l’on ne me parle plus de Monaco ! »
(Il ne lui reste plus qu’à se faire pousser la barbe pour ressembler à Karl, Jean-Mi !)

13h30 Les restaurants OL Malbouffe accueillent Aulas, au menu, un bol de riz parfumé au Guacamol, une petite touche d’alcool estampillé vin OL (VERIDIQUE !!), l’histoire ne dit pas si c’est un beaujolais. Le dessert sera composé de délicieuses profiteroles.

16h Il entérine la création d’une énième entreprise collant à l’image de sa ville : « Lyonnais, soyez drôles ». Le premier cobaye a donné satisfaction, en effet, Grégory Coupet n’est-il pas plus sympa depuis qu’il a adopté une crinière façon 70’s plutôt que la coupe militaire ? Le paracétamol en intraveineuse lui réussit bien. Prochain joueur visé : Govou.

17h00 Il se rend chez son avocat afin d’être plus en accord avec son club, il aimerait faire modifier son nom d’Aulas en Olas. Il envisage même de faire coter son nom en bourse. C’est le côté marxiste du bonhomme.

18h30 Il est temps de se détendre, dans un fauteuil en cuir de bison de Mongolie, gracieusement fourni par OL Meubles (Et si), Jean-Michel écoute son titre préféré « Qui ne saute pas n’est pas Lyonnais » remixé par DJ Elber.

20h Son portable sonne, arrivée d’un sms. Il sait dès les premiers mots de qui il provient, tout en rimes :

« Si j’abuse de ton temps, je m’excuse j’ve t’dire seulement, c’est ma faute, c’est ma faute, si l’on est, si loin l’un de l’autre, Je n’ve pas que tu pardonnes encore, ni même que tu m’écoutes, je veux que la nuit quand tu dors, tu n’aies jamais plus aucun doute, je dois partir maintenant et laisser tourner la terre, et laisser la poussière du temps recouvrir notre histoire entière… »

[Gros soupir] Il n’aurait jamais dû me tromper avec Thiriez, bon allez je vais appeler Gervais moi !

22h Jean-Mi rejoint Gervais Martel par Jet Privé dans sa villa lensoise, ils ont des projets pour l’avenir et nous refermerons le livre de cette journée en ayant une pensée émue à Christophe Bouchet qui depuis sa rupture avec Aulas n’a plus jamais attaqué l’ASM.