Flash Back : [1998] Manchester-Monaco, CR From inside!

Et oui mon cher lecteur, en cette semaine pré-ligue des Petrol Hann contre les perfidalbioniste de L’Hiver poule, nous séquestrons ton attention dans notre célèbre bécane qui fait la nique à Chronos, et pour la seconde fois de la semaine, nous t’invitons à un voyage à travers le temps et l’espace pour revenir en direct sur un moment de gloire et d’émotion de notre Ahéssémémé préféré. Et si nous t’avons fait revivre précédemment le Monaco-Manchester de petite facture (sauf celle de nettoyage des chiottes), c’était pour t’aiguiser les papilles en vue du match retour. En voiture Simone, tu prends le volant, moi je klaxonne !

Nous voilà donc le 18 mars de l’an de grâce 1998. Le soleil n’est pas très loin de son zénith quand nous arrivons en bus à l’aéroport de Nice. Nous sommes un petit contingent de supporter à partir. Certains sont déjà en Angleterre, et attendent dans le froid et le brouillard le match de ce soir, celui qui opposera dans le mythique Old Trafford le Manchester United favori de la compétition à l’ASMonaco. Un match couperet s’il en est, puisque tout se décidera ce soir, les équipes ayant fait un piteux 0-0 à l’allé, sous le signe de la ligne Maginot.
L’enregistrement se fait sans problème, petit café, puis on se lit l’équipe en attendant d’embarquer.
Au vu des commentaires de Tigana, qui dit que le 0-0 à domicile était un bon résultat, car Monaco n’a pas pris de but, et qui se déplace « pour faire quelque chose » on se doute que l’arsouille va être somptueuse, stressante, et on espère bien sûr une fin heureuse.
Et c’est en pensant à cela que, serein, je monte dans le bus, mon walkman sur les oreilles, crachant la B.O. du film « The Rock » – piste 4 : In the tunnels – pour l’esthète qui cherche à savoir si cela colle avec la montée du commando de supporter monégasque dans ce bus aéroportuaire. Et ben oui ça colle, et plutôt deux fois qu’une ! (Il s’avérera que cette B.O. dès lors sera plus ou moins toujours reliée à certains grands moments de la vie de ton serviteur). À partir de là, tout va s’accélérer.
Le voyage sera calme, jusqu’à ce que le commandant de bord nous informe qu’un frac a eu lieu sur l’aéroport de Manchester, qui pour le coup se trouve bloqué (en fait, un avion, en atterrissant, a crevé un chausson, ce qui fait qu’il s’est foutu en travers. Il y a de la casse matérielle, mais rien de bien grave, plus de peur que de mal). On est dérouté vers Newcastle, qui à vol de coucou n’est pas si loin. Dans le forfait, on gagne le droit de faire un petit tour en bus dans la campagne nord-anglaise.
Dont act !
Quelques plombes plus tard, on se retrouve pour l’heure du thé en plein Manchester. Sache que ce n’est pas la première fois que je pose mes grolles sur le sol anglais (et ça ne sera pas la dernière). Mais à chaque fois que je viens ici, je suis toujours étonné : en effet, ici, rien n’est commun, excepter parfois les noms propres.
Le fog n’est pas encore tombé, mais on ne peut pas dire qu’il fasse grande chaleur. La ville sent bon la bonne cité industrielle, avec des rues grises et tristes, des murs de brique rouge, et enfin, respectant la maxime Albione « Une église par semaine, un pub par jour », c’est donc devant une église que nous faisons la première halte. Elle est ma foi fort jolie, trônant sur une place plutôt dépeuplée. Comme il fait froid et faim, nous bougeons notre derche, et tentons de trouver un pub pas trop peuplé de mancunien afin de clapper quelque chose de plus ou moins comestible tranquillou.
Mais il était dit que la chance serait avec nous ce soir. On passe devant un pub, et des personnes à l’intérieur nous font signe, attirés qu’ils étaient… par notre maillot rouge et blanc. Et oui, ce pub était plein bourré de supporters monégasques. Ils faisaient le siège dedans depuis lulurre et attendaient l’heure propice pour aller au Stade qui se trouve non loin, trompant le temps avec pintes de Guiness et chips croustillantes.

On s’installe au pub. Mon géniteur commande une « tarte à la viande », pour tester. Moi, connaissant la teneur de la boustifaille anglaise, je m’abstiens, et me rabat sur les calories d’un bon vieux coca, qui seront sûrement moins mauvais que les plats affichés sur cette carte d’un autre âge.
Un serveur nous apporte notre commande, vu sa tronche, il a certainement dû être momie dans sa jeunesse, il a les yeux pointus, le nez légèrement aplatit et sa bouche ressemble à une cicatrice d’appendicite admirablement ratée, couvrant un râtelier à changement de vitesse que l’on découvre quand il nous annonce que les « frenchs frits » inclus avec la tourte allaient être un peu longuette à viendre puisque le cuistot était en train de planter les patates. Il est sapé façon vieux lord, celui dont la vie peut se résumer ainsi : tasse de thé, tasse de thé, dépucelage raté, tasse de thé.
Comme prévu, la tourte de mon géniteur ne ressemble à rien de connu du commun des mortels. Mais casse l’âne Étienne, il s’y attaque comme si c’était un Risotto aux palourdes ou un gratin de gnocchis gorgonzola en provenance du « Quai des artistes » (fin resto sur le port de Monaco, mail moi si tu veux les coordonnées). Ce n’est pas un estomac qu’il a, mais une broyeuse à propulsion atomique.
Heureusement pour moi mon coca est servi dans sa bouteille que je subodore d’origine, donc tout va pas si mal.

Après ce délicieux moment nutella, nous levâmes notre prose de ce pub afin de se rendre à patte à Old Trafford, le temple du foot Anglais.
Et 5 minutes plus tard, nous y sommes…

Donc voilà, suite à l’achat du fonds de commerce du super market mancunien, superbement bien placé (nos huiles monégasques devraient s’inspirer de cela pour le magasin du club tien), nous nous trompons de porte et nous tombons… Sur un musée. Impressionnant, un vrai musée à la gloire de Manchester United, situé pile en dessous du stade, avec photos d’époque, trophées d’époque, et palmarès qui laisse rêveur. Là on se dit qu’en face, ce n’est sûrement pas les rigolos de Lierse, et que va falloir s’accrocher pour ne pas se faire lâcher par ces rascals. En gros, ze pressure is viending !
On sort de là, et on trouve la queue qui mène à notre tribune. J’observe la foule, et un truc me frappe. Les Anglais, ils sont nombreux, certes, c’est normal, ils vont au stade comme le dévot va à la messe, à savoir la ferveur au fond des iris, mais surtout, ce qui me frappe et m’impressionne, c’est que les Perfidalbion, ils sont tous à jeun !
Oui, je veux mon n’veu, à jeun je dis, tous les idées claires et sentant bon l’huile de vidange. En fait, ils ne se niasquent qu’en déplacement. À tomme (comme disent les Suisses), ils sont tous clean. S’ils ont bu du houblon à bulle, c’est dans les strictes proportions normales pour un anglais naturellement constitué.
D’ailleurs, pour anecdote, je n’ai vu qu’un seul gars beurré. Un Anglais, qui a voulu rentrer complètement torché à Old Trafford, et ben les bobbies ne l’ont pas laissé. Il a dû décuver sur place, avant de pouvoir faire jouer son précieux sésame et rentrer.

En attendant, nous, on rentre dans l’antre suprême du foot anglais.
Ya pas à dire, mais ça en jette, surtout de par sa relative simplicité. Les tribunes sont imposantes. En face de nous, il y a la grande tribune (enfin, celle qui est plus grande que les autres), et ça fait vraiment « mur »… Plein de supporters, ça doit être impressionnant.
De plus, pourquoi s’embêter à avoir un panneau d’affichage ultra moderne. Il y a juste une loupiotte qui indique le score, et c’est tout. Pour le temps, tu lèves la main gauche et tu calcules.
Enfin, et c’est ce qui m’a le plus intrigué, c’est que relégué au fin fond de notre tribune, la vision est pépère. En fait, tu vois quasiment aussi bien le jeu du fin fond de notre parkage visiteur à trafford le vieux qu’en honneur à Louis 2. Tout cela biscotte il n’y a pas de piste d’athlétisme, pas de grille, et donc si le gars du premier rang mange l’herbe sous les pieds de Nicky Butt, celui au fin fond se régale aussi, comme au premier rang de la plupart des stades outre-Manche.
Le stade se peuple petit à petit, pour être plein comme un œuf.
Et en Shakespeare in ze texte, nous avons droit à la composition d’équipe : D’un coté, les Red Devils, venu charcuter du Rocher, avec pour cela : Van der Gouw, P. Neuville, G. Neuville, Johnsen, Irwin, Butt, Scholes, Beckham, Solskjaer, Sheringham, Cole. Tu l’auras remarqué, c’est Van der Gouw, l’illustre remplaçant qui est dans les cages, pour cause de forfait de Schmeichel, le célèbre titulaire. Mais si tu lis bien mon cher lecteur, tu auras remarqué l’imposante armada offensive sur le terrain : Scholes, Beckham, Solskjaer, Sheringham, Cole, rien que ça !
En face, pour contrer le tout, Tigana a encore une fois bétonné, avec : Barthez, Sagnol, Konjic, Dumas, Léonard, Djetou, Diawara, Collins, Benarbia, Ikpeba, Trezeguet. En gros, 7 joueurs défensifs, Benarbia à la baguette, Victor (l’idole de ma jeunesse) tournant autour de Trezeguet.
M. Krug, un arbitre tout ce qu’il y a de plus allemand siffle le début de la partie. Juste le temps de me curer le nez, que la partie s’emballe. L’Anglais chante, et sur le terrain, ça presse pas mal. Mais Monaco ne semble pas s’affoler. Ils récupèrent quelques bons ballons au milieu de terrain. Tiens, d’ailleurs, Ali Benarbia en récupère un chouette au milieu du pack anglais, et d’une petite passe, offre un caviar à Trezeguet à une bonne trentaine de mètres des buts…

Va-va-voom !

Un ange passe…
Il se prend la balle en pleine poire, et termine sa course en arrachant les filets au niveau de la lucarne !

Oui, va-va-voom !
Allez, un dernier : va-va-voom !

Quoi que t’es ce que ? C’est simple, Trezeguet récupère l’offrande d’Ali, et plus fort que tous les 40 voleurs réunis, il catapulte la boule dans la lucarne de Van de gouw.
Monaco ouvre le score d’entrée de jeu, et le vieux Trafford s’est changé en une cathédrale gothique, façon enterrement de la Queen mozer (comme Carlos). Impressionnant le silence qui règne ici. Personne ne moufte, sauf la poignée de gus rouge et blanc qui s’empoignent et se congratulent. Oh le scénario parfait, oh le superbe missile.
Et le pire, c’est qu’on n’a pas réagi de suite. La frappe a été si soudaine, si pure, si limpide. Le gardien n’a tellement pas bougé, que pendant une poignée de se seconde, on s’est tous regardé. Mais voyant les joueurs monégasques venir vers nous en se roulant des galoches, on s’est rendu compte que l’ASM venait d’ouvrir le score de façon impromptue. Le speaker rompt le silence en annonçant d’une voix frisant le suicide que c’est bien Trezeguet qui a ouvert le score. Manchester tire la gueule, en silence… Mais ça ne va pas durer bien longtemps. Car l’anglais, malgré la conjoncture défavorable, il va jouer de sa grande ferveur et pousser son équipe. Te sachant sagace mon cher lecteur,je ne te ferai donc pas l’affront de t’expliquer que les Albions ne doivent pas marquer 1, mais 2 buts pour se qualifier. Il n’y aura pas de prolongation.
Pendant ce temps-là, le plan Tigana fonctionne à merveille. Il a bétonné, il a ouvert le score, maintenant, laissons venir le siège, on a de quoi tenir toute la nuit. Et au milieu du siège, un homme brille. Cet homme, c’est le capitaine, Franck Dumas. Conspué la plupart du temps par sa technique et son physique assez banal pour un joueur de foot, il ne fait pas rêver, il n’apparaît pas dans les stats, mais s’il est capitaine, c’est pas pour rien, s’il est libéro, ce n’est pas non plus pour rien, et ce match à Old Trafford, c’est son heure de gloire. Un trou s’open, il est là pour le boucher, un joueur s’échappe, il est là pour le rattraper, la défense cafouille, il est là pour dégager… Bien aidé par une armée d’homme de main que n’aurait pas renié les grands méchants dans James Bond (Konjic, Diawara), avec en première ligne Martin « Cuisses XXXL » Djetou et John « je ratisse avec classe » Collins, les Mancuniens vont y laisser un paquet de dentiers à attaquer, attaquer, attaquer… Sans trop d’effet.
On en vient à se dire que si Dumas avait été là lors du match allé à San Siro l’an passé, Monaco serait peut être champion d’Europe à cette heure…

Bon, la mi-temps se passe au fil des up-an-down sur nos chaises, rythmant les actions anglaises. Car la ferveur anglaise, ça n’a rien de pareil. Beckham fait un crochet dans le rond central, et déjà tout le monde (environ 53 000 âmes) est debout comme un seul homme pour le pousser à aller plus loin. C’est simple, la pression des Red Devils se mesure à la douleur que tu as dans les guibolles. Plus ils pressent, plus le public est debout (tout le stade j’entend), et plus le public est debout, plus tu n’es pas assit, donc tu as mal aux guibolles.
Berg rentre à la place de Gary Neville, Butt et Collins ont droit à un carton jaune chacun, et Monaco rentre à la mi-temps avec l’avantage à la marque, et le sentiment du devoir accomplit.
Je peux te dire que quant à la mi-temps tu mènes 1-0 à Old Trafford dans un enfer de ferveur, et ben même si tu te bouffes les doigts en prévision du stress à venir, tu as quand même les couilles qui gonflent et les chevilles qui te font sentir que ton 32 fillette c’est plus suffisant.

Comme il doit faire entre –50°F et –52°F, on essaye de se chauffer comme on peut. Alors on bouge. Et en bougeant, on croise forcément du monde, d’autres supporters que l’on n’avait pas vus dans l’avion, dont un assez illustre, qui n’est autre que Luc Sonor. Oui, l’ancien latéral à la queue de cheval volante est venu en voisin (il joue en écosse maintenant) et s’est fendu pour assister au match depuis la tribune des supporters monégasques. Il est vachement sympa, et super disponible. On discute un peu, le temps que passe le temps, et que la seconde mi-temps nous ouvre ses portes.

Afin de pallier l’absence de chrono, je branche celui de ma montre. Je vais donc stresser au rythme du défilement des aiguilles sur ma flic-flac.
Stresser n’est peut être pas le qualificatif bien coiffé (parce qu’il a des couattes), mais souffrir, ça, oui. Non parce que les Anglais poussent bien fort en ce début de second round, et la pression est si forte que suite à un cafouillage, Ole Gunnar Solskjear égalise dans une ambiance assez indescriptible. On a tout juste joué 10 minutes en seconde période. Maman, que ça va être long. Car un but anglais, et c’est eux qui font les fiers.
Alors Monaco muscle un peu son jeu et tente de laisser le moins possible avancer les mancuniens. Un quart d’heure plus tard, j’ai mal aux jambes, mais Monaco tient toujours. Tigana décide de jouer son « va tout », et fait sortir Konjic, fatigué, mais aussi de plus en plus dépassé par la vitesse des adversaires, pour faire rentrer Franscisco « tarif » Da Costa. D’ailleurs, il ne mettra que 4 minutes pour le faire, son tarif, et récoltera même un jaune sur le coup. Mais l’arbre Monégasque plie, mais ne rompt point. Henry, rentré à l’heure de jeu, n’aura pas le temps de se faire voir, car tout se résume à un vaste pilonnage des cages à Barthez. Pendant ce temps, je regarde le chrono de ma montre environ toutes les 3 secondes et demie, et le temps semble long…
C’est de l’attaque défense, mais elle tient cette défense, coûte que coûte… Et elle tiendra jusqu’au bout, car M. Klug sifflera la fin du match, et ce score de 1-1 sera synonyme de victoire et d’exploit de la part de l’ASM qui sort un favori de l’épreuve durant les quarts de finale. On remarquera que torcher du favori en quart deviendra vite un sport national, car il y a eut l’AS Roma en 92, Manchester en 98, et plus tard, le Real de Madrid en 04.
Alors que nous nous congratulons de joie, mais aussi pour nous réchauffer, les Anglais sortent de leur stade. J’ai rarement vu des supporters sortir d’un stade après une élimination d’une façon si digne. Fair-play jusqu’au bout, certains viendront même échanger leurs écharpes avec des Monégasques, où tout simplement nous féliciter, et nous encourager pour la suite, disant que l’ASM est vraiment très fort cette année encore. La classe quoi. Ça change de nos supporters français (Paris, Marseillais, Niçois, à toi de choisir dans le tas) qui préfèrent tout casser après une défaite plutôt que de féliciter l’adversaire. Pendant un court instant, je me suis demandé qui étaient vraiment les hooligans…
Un instant bref, parce que je suis tombé nez à nez avec un Anglais un peu moins fair play que les autres, un qui a sûrement dû passer en loucedé avec 12 kilos d’alcool dans le sang, ce qui compense avec la faible taille du scijari qu’il a dans la caboche. Plein de Fair Play, il se mettra à insulter les monégasques dans la langue de shakespeare. Je passe donc outre les Phoques, les Chiites, les sucs et les Moby Dick. Cependant, un qui n’a pas sa langue dans sa poche (et oui, déjà), c’est le gars bibi. Tu le sais, j’ai quelques séjours linguistiques en albionie sur mon CV. De plus, je suis un grand fan de la série South Park, que je regarde de temps à autre en version originale. Et de fil en aiguille, je réponds au gugus d’une façon encore plus vulgaire qu’il ne l’avait fait lui, et dans sa langue en plus. Il reste sur le cul, littéralement. Il tente de m’envoyer son briquet à la gueule, mais emporté par la foule, il me rate.
Mon père se tourne vers moi et me demande ce que je lui ai dit. Je lui rétorque que la bien séance m’interdit de traduire. Il n’insiste pas, conscient qu’un guerrier ne dévoile jamais sa botte secrète.

On sort du Vieux Trafford avec le sourire banania, conscient d’avoir vécu quelque chose d’exceptionnel dans un endroit exceptionnel, quelque chose que l’on pourra toujours raconter aux petits enfants au coin du feu, quelque chose gravé en nous, où on pourra dire pendant des décennies : « J’y étais ».
On monte dans le bus, direction l’aéroport de Manchester (oui, cette fois on peut y aller). On y croise le Cardinal, tout content, mais presser de fuir la populace et de prendre son avion a lui avec les officiels. Je m’endors doucettement sur mon siège, rêvant de demi, et de demi…

Ah, merde, le convecteur de casse bonbon à tripotage de birouthe s’est mis en branle… Ah putain, ça soubresaute, je perds de l’altitude, j’ai la gîte qui moule, j’ai la gîte qui moule… Va falloir penser à rentrer dans l’autre seeeeeeeeeeeeeeeeeeens… Bip, fin de la transmission.