24h à Monaco : From ze placard

Kim s’était enrôlée volontaire dans la C.A.T.. Elément de valeur du dernier opus, elle a voulu faire du zèle, et s’est donnée encore plus à fond cette fois ci, espionnant le club dans les moindres recoins. Malheureusement, le Stade Louis 2 étant plus vaste et plus complexe que sa petite île, elle s’y est perdu et n’a pu participer au montage avec le reste de la troupe. Elle a quand même trouvé le moyen de nous faxer en sms son rapport perso, que nous publions en intégralité…

7h05 : Pastor gare sa voiture.
Deux petits vieux qui passaient par là lui lancent une pléiade de critiques concernant le recrutement. « Vous voulez gagner la ligue des champions avec toutes les chèvres que vous nous avez acheté ». « Nous on voulaient des Hoodle, des Onnis pas des Eloi et des Mazhar ».
Pasor leur dit : « D’une part, j’ai acheté personne, d’autre part, c’est qui tous ces noms ? »
Les petits vieux perdent patience et s’en vont.

8h00 : Chevanton victime d’une fracture de l’os du plus gros orteil au cours de la soirée sals… de l’entraînement de la veille se réveille à l’hôpital. Il va acheter le journal l’Equipe au Kiosque de l’Hosto pour voir quel sera le prochain match de l’ASM.
8h10 : Chevanton retourne se coucher et se met à lire son journal. Malheureusement, il s’est trompé, et a acheté un journal sur la chasse et l’environnement en Principauté, déplorant la diminution drastique de la faune pigeonniere dans les alpes maritimes.

9h25 : Les candidats au poste d’entraîneur arrivent dans les bureaux de l’administration du club : Le premier est Vahid.
Première question posée et qui sera la même pour chaque candidat : « Quelles sont vos prétentions salariales ? » Vahid répond 9M€ par an. Pastor et Brianti sont proches de la syncope.
« Moi coach Vahid, grand entraîneur à Lille et Paris. Permis à équipe avec Fiorèse et Déhu titulaires finir 2ème. » Pastor reste béat, il n’a jamais entendu de Fiorèse ou Déhu dans l’immobilier.

9h52 : Tous ont commencé le footing sauf un seul Kapo. Petit s’étonne :
« – Comment Monsieur Kapo, qu’est-ce qui vous permet de ne pas faire la séance avec les autres ?
-Je dois aussi faire comme eux coach ?
-Mais Kapo, vous êtes un professionnel que je sache
-Ah pardon coach, l’an passé, je ne faisais que tenir des serviettes de Nedved et Del Piero en échange Capello me permettait de les regarder s’entraîner. »

10h30 : Un nouveau candidat arrive c’est Guy Lacombe
A la traditionnelle question sur ses prétentions salariales, il répond qu’1M€ par an lui suffiraient à lui et ses adjoints.
Puis il commence son discours : « Moi, c’est Lacombe, Guy Lacombe, je suis un bâtisseur, les fondements actuels de l’équipe ne sont pas solides, si vous me choisissez ma priorité sera de bétonner tout cela ».
Pastor et Brianti semblent heureux, ils ont en face d’eux quelqu’un dont ils comprennent le langage.
« Par contre, j’ai déjà eut des démêlés dans mon ancien club avec ce putain de con de merde de président de (censuré) de mes deux qu’il faut pas que ça recommence où je sens que je vais tout péter les siéges jaunes ! »

10h45 : Fini les réprimandes c’est la séance des étirements. Plasil commence à s’étirer les jambes mais c’est la déchirure. La civière apparaît sur la pelouse. Le bilan sera sans appel, le jeune tchèque sera forfait pour au moins 3 mois.

11h12 : Guy Roux vient se faire auditionner. Il demande un salaire qui lui permettra de répondre à ses besoins primaires, manger et se raser, car pour boire, il a trouvé une combine. Pastor et Brianti ont le sourire au coin de la bouche.
« Messieurs, votre équipe a de sérieux problèmes d’hygiène de vie, ici le cadre n’est que vice et du péché. Si je suis choisi, j’aimerais que les casinos et boîtes de nuit en Principauté soient fermés. » Pastor et Brianti s’étonnent…
« Moi je veux que les joueurs vivent football, mangent football, respirent football, et boivent de la Cristaline ». Pastor et Brianti retrouvent le sourire.
« Concernant le jardinier, il peut aussi faire ses valises, ce sera mon job, je serai aussi le ramasseur de ballons durant les match. Par contre, j’aimerai bien un poste haut placé comme il a vot’ prince là, avec ses enfants de l’île Haigitime, il a plus trop le temps, faut pas gâcher… »

11h38 : Pintus appelle les joueurs. « Eh, les gars, l’entraînement n’est pas fini, c’est la séance des abdos, vous faîtes chacun 500 abdos sur un bras. »
11h44 : Deschamps reçoit de la visite. C’est l’ancien premier Ministre Lionel Jospin. Il le félicite d’avoir assumé ses erreurs et quitté son poste. Il lui offre même une visite de l’île de Ré, mais Dédé refuse, prétextant qu’il a du lait sur le gaz…

12h05 : Les joueurs non blessés rejoignent les nouveaux vestiaires pour aller se doucher.
12h18 : Petite pause dans les bureaux administratifs, Brianti décide de faire un tirage au sort pour savoir quel joueur doit être vendu au prochain mercato pour combler les primes à la victoire perdues. C’est Warmuz qui est tiré au sort.
Brianti s’insurge : « Comment on va faire, il a aucune valeur marchande ?
Pastor : Et ben tu as deux mois pour lui en acheter une ! »

13h03 : Les joueurs arrivent au resto et découvrent avec effroi une pancarte : « Pour cause de faillite, le restaurant du club est fermé. »
13h06 : Petit passe un coup de fil à Pastor pour savoir pourquoi le restaurant du est fermé. Pastor lui apprend que ce sont là les conséquences directes de l’élimination en Ligue des Champions.

14h00 : A l’hôpital, Chevanton appelle Saviola :
– Allo, répond El topineto, ché qui ?
– Ché tou compagnéro del agno pasado, el autro Cravière,
– Qui ?
– Cé Cravière Chevanton
– Jé sé pas cé qui ?
– Tou amigo avéc léquel tu marché sur la pélouse, el agno pasado.
– Ah Ernesto cé toi como cha va ?
– Cha va muy bien, je souis encore au repos, chette fois-ci ché dit au coach qué chavais mal au pied.
– Tou es encore à l’hopital amigo,
– Oué, chétais fatigué, le coach veut me forcé à courrir pendant 90 minoutes, ché dour ça !
– Et tu t’entends bien avec ton compagnéro en attaque ?
– Non amigo, toi tu marché avec moi sur la pélouche mé lui il court comme une brébis, en plous lui il aimé pas dansé la salsa, ni allé faire la fiesta le samédi.
Le coach de Saviola l’appelle :
– Compagnero, je vé te quitter, moi je chouis à l’entraînement. Ché pétit cloub, ils fou font trop courir…
– Au revoir, Cravière, tou mé manques.

14h08 : Jean Valbon est reçu par Pastor et Brianti.
Il demande comme salaire le SMIC.
« Bonjour, je suis Jean Valbon, je suis un pauvre chômeur qui cherche un emploi depuis plus de 5 ans. Moi je tente ma chance partout et c’est pourquoi je me retrouve face à vous. J’ai déjà été boucher, pâtissier, maçon, balayeur et jardinier. Je pourrais être un bon entraîneur pour votre équipe. »
Pastor : « Vous avez été maçon vous dîtes ?
– Oui j’ai été maçon quand j’ai été jeune. Avec les copains on avait en charge la construction de plusieurs immeubles pour une grande boîte. Au bout d’un moment, notre patron, un Monégasque dont je ne me souviens plus du nom a arrêté de nous fournir en matériaux mais ils voulaient qu’on soit productif.
Les copains et moi on a démissionné, ça ne valait plus le coup. »

15h12 : C’est au tour de Gernot Rohr.
Il demande comme salaire 50.000€/par mois.
« Messieurs, j’ai la solution pour faire fonctionner votre équipe. Il faut absolument recruter 10 bons défenseurs. Comme schéma, vous mettez. La réussite d’une équipe réside dans la qualité de ses tacles. Il faut que les joueurs aient comme devise « à chaque contact, le ballon passe mais le joueur ne passe pas. » Brianti a du mal à suivre, il se gratte le tibia…
« Vous qui êtes dans l’immobilier vous devez savoir, pour toujours être devant, il faut casser l’immeuble du concurrent. »

15h28 : Le match d’entraînement va débuter. Il s’agit d’une petite opposition de 5 contre 3 pour que les attaquants retrouvent confiance et marquent à nouveau au Louis 2.
L’équipe de Petit est composée d’Adebayor, Gigliotti, Maoulida, devant et Meriem et Sorlin pour leur faire des passes. L’équipe d’Ettori est composée de Maicon, Diego Perez et Roma. Pintus est arbitre.
15h45 : Adebayor s’avance dribble Maicon pour la cinquième fois du match, transmet à Maoulida qui envoie le ballon dans le ciel méditerranéen pour la 5ème fois consécutive.
15h57 : Ettori voyant que Roma ne craint rien et qu’il s’ennuie, lui demande de monter à l’attaque.

16h00 : Roma s’avance devant, dribble Sorlin et marque. L’équipe d’Ettori mène 1-0.
16h08 : Roma s’avance, il passe à Diego Perez, Sorlin récupère le ballon et lance Maoulida devant qui passe à Gigliotti qui envoie une sonde sur Pluton.
16h14 : c’est la fin du match, L’équipe de Jean-Luc Ettori a gagné le match 1-0. Petit est désespéré. Il rappelle qu’il n’est là que pour un intérim et qu’il faut absolument qu’un nouvel entraîneur arrive…

16h25 : C’est au tour de Guidolin.
Il demande pas grand-chose en salaire.
« Le football est un sport de sacrifice, de privation, je ferai tout pour m’adapter et pour montrer aux joueurs comment cuire des pâtes Al Dente. J’ai pour habitude d’entraîner des petites équipes, d’essayer de faire au mieux avec des petits moyens et des petits joueurs. Je suis un modeste entraîneur italien qui ne sais même pas parler français… »
Brianti se met à pleurer…

17h25 : Petit appelle Deschamps. « Didier, j’ai trouvé un calembour. Interim, ça rime avec déprime… »

21h02 : Réunit en session extraordinaire, le conseil d’administration de l’ASM (soit Brianti et Pastor), procède au tirage au sort du futur entraîneur de l’asm. Ont été éliminé Vahid (pas compris), Lacombe (trop nerveux), Guy Roux (pas présentable pour faire prince), Valbon (cheveux trop sales) et Rohr (trop violent).

23h18 : Après deux heures de discutions, le conseil d’administration de l’ASM a enfin décidé de faire une pause café…

03h12 : A la surprise générale, c’est Guidolin qui est tiré au sort ! Brianti décide de l’appeler de suite pour le lui annoncer, mais dans sa précipitation il se trompe de numéro
« Pronto, Gazzeta dello sporto ? »