Zoom sur : Diego Perez

Le premier volet de notre série de présentation de notre cheptel (une présentation de joueur chaque 2 semaines… ou chaque mois on verra) se penche aujourd’hui sur notre bête du milieu, l’homme en face de qui tu n’es rien sans tes protège-tibias, celui qui tacle plus vite que son ombre et parfois aussi fort qu’un Di Meco des grands soirs, notre Uruguayen de milieu, Diego Perez.

Tu dois te demander, mais pourquoi Diego Perez pour commencer ? Pourquoi pas Evra ou Adebayor ou Roma… ? Et bien tout simplement parce que je sais pas, c’est trop banal de commencer par ces joueurs, puis les copains m’ont dit de commencer par Diego Perez, comme quoi ça pourrait être riant, donc j’ai commencé par lui. Mais je m’attarde sur une chose qui n’a finalement pas une grande importance.

Diego Perez est né le 18 mai 1980 à Montevideo, en Uruguay. Comme quoi il était prédestiné à venir un jour à Monte Carlo. Il est donc actuellement âgé de 25 ans d’après mes calculs savants. Le bougre mesure actuellement (pas quand il est né hein) 1m78 pour 80kg, autant dire qu’on tient là un beau bébé.

Dès l’age de 12 mois, les parents de Diego ont offert à leur protégé un petit ours en peluche, cadeau banal pour un enfant de son age qui allait s’avouer révélateur quant à l’orientation qu’allait prendre le bambin. En effet, ses parents ont retrouvé quelques jours après la pauvre peluche avec un bras arraché, les deux jambes découpés et sans ses deux yeux, celle-ci ayant du subir les tacles violents et répétitifs du petit Diego s’entraînant dans son berceau. Ses parents avaient semble-t’il trouvé sa voie. Autant dire qu’il taclait avant même de savoir marcher.

Sûrement a-t-il fait ses premières armes sur des terrains misérables à jouer avec une boite de conserve et à tacler à la carotide dans la boue de Montevideo, quand tous les coups sont permis. Il est comme ça Diego, il veut du contact, des combats virils entre des hommes, des vrais. Après tout, c’est pas un sport de tapettes. Son entraîneur quand il était en poussin, voulait même le virer de l’équipe et l’intégrer dans le club de foot américain ou de boxe de la ville. Il faut dire qu’il était très énervé contre son jeune guerrier. Il venait de tacler un peu sèchement le petit prodige de l’équipe, un gars qu’on appelait Cheva avec une frappe exceptionnelle. Parait que c’est un miraculé du foot après avoir subi un tacle au genou pourtant « banal » de Diego. Il était sous état de choc à l’hôpital pendant un mois mais les médecins ont fait un petit miracle avec son genou en lui greffant celui d’un gars qui s’appelait Michalac. Il a jamais su qui c’était mais il a repris le foot et s’est fait plein de tatouages d‘on ne sait quoi, à croire que le tacle de Diego avait aussi touché la tête… mais on m’a dit que son genou déconnait depuis ce jour là, puis qu’il était devenu chasseur de pigeon. Je savais pas qu’on mangeait du pigeon en Uruguay.

Bref, Diego a réussi à rester dans sa petite équipe de foot, ce qui allait se révéler payant. En effet, il intégrera en 1999 le club de Defensor de Montevideo où il jouera 95 matchs et marquera 8 buts jusqu’à fin 2003 (même s‘il n‘a joué aucun match en 2003 pour une cause que je ne sais pas moi-même. Peut-être le blesseur a-t-il trouvé plus bourrin que lui ?). Il quitte ensuite Defensor pour Penarol, où il ne jouera que 13 matchs pour 2 buts jusqu’en Aout, la faute à l’ASM qui a décidé de recruter un milieu défensif international sud américain pour son mercato estival de 2004, donc en pleine saison en Amérique du Sud. Le joueur n’est pas très connu en France, voir pas du tout. Mais ça ne va pas tarder. A force d’attentats et de piétinements rétiniens, l’Uruguayen va s’affirmer comme l’un des milieux les plus virils du championnat. Et quelle ne fut pas sa surprise d’y retrouver le gars à qui il avait arraché le genou étant plus jeune sur les terrains de fortune de Montevideo !! Les deux joueurs sont devenus bons copains, se retrouvant même en sélection. Bien sûr, le jeu de Cheva n’est plus le même, Diego peut en témoigner et son copain se retrouve souvent à l’infirmerie (C‘est qu‘il déconne son genou de Michalac). La saison dernière, Diego a joué 29 matchs en championnat et 8 en coupe d‘Europe. Combien de jambes cassées, cela n’est pas pris en compte dans les statistiques.
Mais cela n’empêche pas que Perez reste un milieu très utile, plutôt défensif mais qui peut aussi jouer sur la droite. Peu rapide et ne possédant pas une technique hors du commun, il compense tout cela très bien par un cœur immense. Il n’a toujours pas marqué un but avec Monaco, mais quelle importance pour lui ?

Tant qu’il peut tacler à la moustache…