J’ai retrouvé mon sabre

Houlala, les mousquetaires se sont réveillés… En demi-sommeil depuis la disparition du Cardinal de C, nous avons même ces derniers temps été taxés de « trop souple », « trop gentil » ou « trop fade »… Mais casse l’âne Étienne, c’était pour mieux lancer la révolution qui se prépare. Petite explication, en chanson !

Ma plume est une arme de poings
mes mots parfois sont des grenades
pour ce foot cruel et crétin
mon épée est en embuscade
contre toutes les inepties
contre les choix assassins
le conformisme des nantis
et l’ignorance des gens de rien,
car si jamais une chanson
n’a fait tomber un président
l’incompétence, l’oppression
mordent toujours à pleines dents
je sais que j’écrirai toujours
comme un acte de résistance
outre quelques CR au four
à l’encre noir de la violence !
c’est pas donné aux animaux
c’est la mission des mousquetaires
de combattre avec des mots
Avec des couplets, d’mettre à terre

j’ai retrouvé mon sabre
il était dans mes lignes
attention je palabre
je dégomme, je décime

Au premier rang de ma colère
Direction au grand capital
Le Pastor et ses pets en l’air
et sa putain d’bande de chacal
Son modèle de club de foot
dont les finances sont toujours saines
Avec son équipe en déroute
Ses supporters qui ont de la peine
et quand on pense qu’ya deux saisons
on se tapait la terre entière
sans fioriture, sans compassion
Gelsenkirchen, c’était hier
Aujourd’hui c’est la grande déprime
5e entraineur en 12 mois
Pour un classement plus qu’indigne
d’un club jadis qui était roi
je rêve que vivent une fois
dans ce club dégringolé
des centaines de Pierre Svara
des Claud’Puel par milliers

j’ai retrouvé mon sabre
il était dans mes lignes
attention je palabre
je dégomme, j’extermine

Autre fléau, autre danger
Ses putains d’footix à la con
Les mauvais siffleurs timbrés
hors jeu, billetterie, cartons
combien d’insultes, combien d’erreurs
des guignols sont balancées
par leurs complainte de malheur
et leurs appréciations biaisées
tous ceux-là considèrent le foot
bel exutoire à la démence
et ils insultent et mettent le doute
au club personne n’a une chance
trouverais-je jamais les mots
pour dire mon mépris profond
de tous ces gueux, tous ces pecnos
ces insulteurs à la con
ma place se situe en fait
avec mes potes, sur le coté
je vois le foot comme une fête
et je soutiens mes préférés.

j’ai retrouvé mon sabre
il était dans mes lignes
attention je palabre
je dégomme, j’élimine

chaque jour ils sont des milliers
ces supporters qui souhaitent sans bruit
retrouver notre gloire passée
la joie d’un nouveau titre conquis
pendant que tous ces hauts placés
dans le hasard d’une transaction
enregistrent les flux financiers
nous prenant tous pour des cons
Mais le Louis 2 réclame justice
sans jamais lâcher l’affaire
les résultats, c’est un supplice
tout a été foutu en l’air
Mais les télés payent les droits
Alors pourquoi les dirigeants
se bougeraient plus que ça
vu que tous les mois l’argent rentre
avec l’horreur on fait du fric
Tant que les budgets ne baissent
notre époque est OLmerdique
l’argent remplace le palmarès

j’ai retrouvé mon sabre
il était dans mes lignes
attention je palabre
je dégomme, j’assassine

S’attaquer aux moulins à vent
de l’injustice, de la misère
comme je le fais de temps en temps
dans mes petites chansons colère
sa relève de l’utopie,
mais y a-t-il autre chose a faire ?
Poser des bombes, prendre un fusil,
c’est pas le taff d’un supporter.
quand je vois que sur le terrain
Ils font l’effort les tripes à l’air
pour finir plombé par des chiens
la présidence, les supporters
alors je m’assoie en tribune
et gueule contre ces pervers
qui font ce Monaco minable
remplaçant le rêve par l’enfer
le rêve d’un Louis 2 qui vibre
quelque que soit le résultat
et d’une présidence qui cogite
pensant sportif, et non compta

J’ai retrouvé mon sabre
il était dans mes lignes
attention je palabre
je dégomme, je décime
je dégomme, j’extermine
je dégomme, j’élimine
je dégomme, j’assassine !!

(Inspiré de « J’ai retrouvé mon flingue » de Renaud)