19 novembre, la fête nationale Monégasque

Aujourd’hui, 19 novembre 2007, c’est le jour de la fête nationale Monégasque, autrement dit la fête du Prince. C’est notre 14 juillet à nous, basé non pas sur un évènement de l’histoire, mais simplement sur une fête calendaire. Et comme les mousquetaires ont la particularité d’être les mousquetaires du Prince, Prince qui est un élément prépondérant (sans être central) de notre cheptel favori, laissez-moi vous compter deux trois éclaircissements sur cette fête particulière. Cela dit, cet article n’est pas sans risque, car travailler est interdit aujourd’hui, et c’est scrupuleusement contrôlé (et verbalisé) par les flics

Fêter le national à Monaco remonte à Charles III, Prince de la fin du XIXème siècle, qui entre autre, avait donné le coup d’envoi de quelques « petites réussites » purement locale, comme la Société des Bains de Mer, le Casino ou bien encore l’Hôtel de Paris, tournant le dos au marasme financier dans lequel baignait la Principauté avant son règne.
Charles III, dont le blase hante tant d’élèves principautaires fréquentant le collège du même nom, a donc mis en place cette « fête du Prince » comme fête Nationale à Monaco, afin d’ancrer dans les esprits que Monaco est un état indépendant, avec son drapeau, son hymne, et donc son jour férié que le monde nous envie.
Le monde nous l’envie parce que contrairement à d’autres pays où la date est fixée par un évènement hautement historique, comme la prise de la Bastille pour la France, l’indépendance pour les USA, ou la date de l’invention du viagra pour le Boukistan, à Monaco, elle est fixée selon la date du Saint du Prince régnant. En gros, si un jour, sur un malentendu, je suis nommé Prince Dehlu, la fête Nationale sera le 10 janvier.
Ainsi, sous Charles III, cette fête se célébrait le 4 novembre, sous Albert 1er (tiens, encore un nom d’établissement scolaire ça), c’était le 15 novembre.
Ya que Louis II (encore un établissement scolaire … ah nom, sportif celui là … enfin, quoi que …) qui dérogera à cette règle. En effet, sa fête tombant le 25 août, soit en plein dans les mois de congés, il n’y avait plus grand monde pour assister à sa petite sauterie annuelle. Il a donc du déplacé cela au 17 janvier, jour de la fête de sa petite fille, la Princesse Antoinette.
Depuis 1951, cette fête se célèbre le 19 novembre, date de la St Rainier d’Arezzo, dont SAS Rainier III reconnaissait le patronnât.
Cette date n’a pas changé dès lors, en hommage à son père, le Prince Albert II a renoncé à mettre la fête nationale au 15 novembre, pour le laisser le 19, ce qui tombe bien, vu que cette année ça nous laissé un weekend de 3 jours. Cela dit, quand la fête tombe un weekend, le lundi est toujours férié. Et oui, on est généreux sur les jours de festivité à Monaco.

Tellement généreux que, comme annoncé en préambule, il est strictement interdit de bosser à Monaco ce jour là. D’ailleurs, mon boss m’a dit : « Si tu veux bosser un jour de fête Nationale à Monaco, fait le, mais la lumière éteinte coco, car si les flics voient de la lumière, ils frappent à ta porte, et si tu n’as pas de justificatif (comme dans les restos, ou dans certaines sociétés où il y a des permanences 24h/24, comme la société de gestion des comas élitique au limoncello), tu dois dégager dans l’heure ! »
Donc là, je taponne enfermé dans le noir dans ma chambre, guettant la fenêtre si jamais un sbire du cardinal se pointe pour m’alpaguer et te soulager des conneries que je continue inlassablement à raconter …

Bon, et mis à part glander, que faisons nous en cette fête nationale ?
Selon les lois et les bonnes mœurs, cette fête est présentée comme un moment « d’union national », le Prince remet quelques distinctions honorifiques, les carabiniers sortent leurs plus belles trompettes, les pompiers font mouiller les filles en paradant place du Palais. Ensuite, petite siest… euh, grande messe dans la Cathédrale et distributions de colis et cadeaux aux plus démunis, aux malades et aux personnes âgées.
On a aussi la foire d’attraction sur le port, lieu de libations et de ripailles à grands coups de sandwich au foie gras (on est pas à Monaco pour rien), gaufres au nutella ou crêpes crème de marron chantilly.
Pour l’anecdote, cette année, on a croisé Piquionne se faisant humilier à un jeu de basket …Il y avait un jeu de foot, mais apparemment, il s’est pas présenté, il avait p’tre peur d’être ridicule …

Merde putain, 22, vla les flics … Oulala, ya un gros et un petit tout sec … Chic chic chic, plus ils sont gros, plus je les aime …

BASTOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!!!!!

Le reste de ce reportage hystérique virant au sanglant et au grand n’importe quoi, nous avons préféré arrêter là pour ce soir …