La coupe du monde Niçoise

Il est désormais écrit sur une tablette en marbre du coté du Saint Père (tu sais, celui qui ressemble à Morgan Freeman dans Bruce tout puissant) que les Monaco-Nice seront des matchs hors normes, tant par l’incompréhensible démesure que revêt la rencontre pour les bâtisseurs de tramways (certains parlent de « finale de coupe du monde »), que par le gout acide et aigre qu’il laisse dans la gorge des monégasques à la fin du match

90ème minute. Monaco défend corps et âme son petit but d’avance, et le fait bien. Suite à un ballon qui traine, Cuffre le dégage loin dans la partie niçoise, avant de prendre un tacle dans la hanche made in Cyril Rool …

L’arbitre siffle, normal, et accorde un coup franc … à Nice. Sur le coup franc, le ballon filoche, atterrit sur Laslande, qui égalise d’une reprise dont le déhanchement ferait pâlir de jalousie John Travolta.
Nice a donc égalisé un peu contre le cours du jeu, sur un coup franc sifflé à contre sens alors que Monaco était réduit à 10 … Une inéluctable fatalité donc …

Mais avant cette dernière action symbole, les autres ingrédients de cette socca avariée avaient été lentement ingérés par notre cher Stade Louis 2.
Envahissement chronique et maladif (et sponsorisé par l’OGCNice, qui préfère payer les supporters pour aller à Louis 2 que s’acheter un ravalement de façade à leur stade minable), de niçois venu disputer LEUR finale de coupe du monde, roulant des mécaniques et leurs petits bras musclés dans leur nouveau maillot format dégueuli post-bitture, se croyant tout permis, façon Allemand après avoir rasé l’Alsace et la Lorraine, sans aucun respect pour la veuve et l’orphelin, tout cela en chantant quelques chants barbares dont le sens m’échappe, tel que « Allons à la gym », ou « qui nous sommes ? » … Si vous ne le savez pas, pas la peine de venir chez nous le demander, envoyé donc un fax !
Ensuite, sur le terrain, car là est l’important, l’équipe dont le nouveau maillot réussit l’incroyable performance d’être encore plus moche que leur stade du ray de cimiez, s’est fait largement dominé pendant 90 minutes, mis à part un quart d’heure d’interlude où l’ASMonaco leur a laisser faire jeu égale.
Cependant, la logique ouverture du score Monégasque n’est intervenu qu’à la 86è minute, car en face, il y avait un gardien touché par la grâce : Lloris.

Là encore, le fait est hautement caractéristique des matchs à Louis II. Le gardien adverse, dès qu’il se trouve sous les arches, se voit doté d’une protection quasiment divine, comme si sainte dévote, à qui on ne reprochera pas de ne pas être fan de Flavio Roma, filait un coup de pouce à celui d’en face pour dévaluer le notre.
Car le gardien adverse, s’il a un grand match à faire dans sa vie, ça sera à Louis 2. Grégorini en son temps avait donné l’illusion d’être extraordinaire, Janot, Landreau, Pelé, Planté cette année, pour ne citer qu’eux, s’en sont donné à cœur joie cette année, et donc Lloris, qui est allé chercher deux trois balles improbables, repoussant l’échéance, évitant à son club de sombré corps et âme comme il se devait.
Le quasi hold-up niçois n’est donc du qu’à une seule personne, son gardien de but, qui montre tous les jours un peu plus qu’il mérite tellement d’aller montrer son talent dans un vrai club, un vrai stade, un club en Espagne ou en Angleterre qui gagne des vrais trophées.

Cela dit, pour authentifier cette coupe du monde niçoise, rien ne vaut un arbitre bien incohérent comme seul la France sait les former.
Ce soir, le playmobile (en avant les histoires) de service (nous tairons son nom par respect pour sa famille) a su apporter sa note tragi-comique à ce bel ensemble branlant de match nul. Voulant à tout pris imposer sa pate, il sifflera tout, et surtout n’importe quoi en première mi temps, hachant le jeu comme seul Pamarot savait le faire à son époque, cartonnant chaque contact, espérant apporter un peu de civilisation dans ce monde de brut … Il ne fera qu’augmenter la tension ambiante …
Puis, en seconde mi-temps, il oubliera son sifflet aux vestiaires, ne sifflant presque plus rien, sauf bien sur cette faute de la hanche de Cuffre qui est allé faire mal aux crampons de Cyril Rool.
Bilan de piafman : un penalty oublié pour une faute sur Nené, un penalty (discutable car main involontaire) d’une mimine de Muratori, et une responsabilité accrue sur l’égalisation niçoise.

Footballistiquement parlant, que s’est il passé coté monégasque ? Roma a fait, du Roma, ce qu’il sait bien faire. Premier ballon cadré, il l’arrête sans soucis. Second ballon cadré, il va le chercher au fond de ses filets, là encore, sans soucis. Muratori a été excellent sur son coté gauche. La charnière Monsoreau Modesto offre bien des gages de sécurité (chose étonnante il y a un mois de cela), Adriano semble s’adapter petit à petit, même si bon, ça reste un brésilien. Bernardi et Meriem dans l’entre jeu ont fait du boulot, même si Perez manque dans ce genre de rencontres. Leko, en tant que milieu droit, a été très très utile, montrant à tous ses détracteurs que son influence a bel et bien été prépondérante lors de la victoire de la Croatie en Angleterre cette semaine. Nené a fait le boulot, même s’il n’a toujours pas trouvé où appuyer pour enlever le mode ralenti. Koller a été précieux pour bonifier les longs ballons qu’on lui a balancé dessus, notamment sur le but, et Piquionne a été précieux pour perdre les beaux ballons bonifiés par Koller. Les remplaçants, Menez a fait du Menez, des dribbles et quelques passes, Pino a fait du Pino, soit de la nonchalance énorme, et Cufre, il offre une passe décisive à Koller, et il sacrifie son corps pour que Nice puisse égaliser. Bon coaching de Ricardo donc !

Enfin, une coupe du monde niçoise ne serait rien sans quelques acteurs extérieurs. N’ayant plus que quelques mètres de papiers devant moi, je n’en citerai que deux.
Tout d’abord coach Antonetti, qui suite au match, viendra pleurer devant les micros comme quoi il a été surpris par la « sur agressivité monégasque » … Il est vrai que quand on compte dans ses rangs des gars à la subtilité d’une ballerine comme Abardonado, Rool, Balmont, Echouafni, voire Hognon, on peut à juste titre critiquer que l’équipe en face soit agressive. D’autant plus quand l’équipe que l’on a sous son commandement traine depuis les temps du tortionnaire allemand Gernot Rohr, notamment lors des derbys du sud, une réputation de boucher charcutier …
Enfin, la dernière mention viendra à ces quelques débiles d’origine Maghrebo-niçoise, venu poser leur sale cul en pesage, et qui ont passé toute la seconde mi-temps à insulter les supporters monégasques et à balancer sur les monégasques tous les trucs qui leurs passé sous la main (verres en plastique, morceaux de papiers …). Et qui, lors de l’égalisation de Laslande, ont pris leur courage à deux mains, ont mis leurs écharpes sur le nez pour pas qu’on les voit, et sont aller agresser les premiers ultras qu’ils avaient sous la main … Le retour du bâton sera assez violent, et la seconde couche que leur mettra la police monégasque, présente, mais encore une fois en retard, leur laissera quelques bons coup de pieds au cul, où il leur faudra une sacré bonne paumade pour pouvoir s’asseoir avant une bonne semaine …

Une nouvelle page de la coupe du monde niçoise se referme donc … C’est la même que les années précédentes, avec son lot d’évènements incompréhensibles et de comportements débiles. Une pensée aux niçois, car pour eux, la saison est quasiment terminée, il ne leur reste plus que le match retour, et encore, ils font moins de conneries à la maison, car papa et maman veille …