Joyeux Noel !

C’est la pause des confitures, et c’est sans être totalement convaincu que l’on peut dire que notre cheptel a bien mérité cette pause d’une quinzaine de jours. Tout juste rentré d’Auxerre (en bus et sans GPS, ils ont mis 2 jours), c’est dans la baraque à Ricardo que tout le monde s’est retrouvé pour un petit repas de Noël, histoire de faire le point en ce jour de Noël. Comment ça on est que le 24 décembre ? Fichtre, tu t’arrêtes sur des détails toi parfois …

Ricardo : Bon les gars, je veux pas casser l’ambiance, mais j’aimerai que l’on reparle de ce match contre Auxerre.
Menez : Tant pis pour l’ambiance alors.
Colleter : Oui, on a pas compris là, vous avez été passif, de vrais plots, personne ne courait, rien …
Pino : Qué es « couré » ?
Cuffré : C’est quand tu avance plus vite pour récupérer le ballon avant l’adversaire
Pino : Caramba, dour dour alors !
Piquionne : De toute façon, moi je pouvais pas courir, j’avais mal au poignet.
Koller : Moi j’avais de la neige sur le haut du crane.
Roma : Et moi ma femme m’a privé de sortie …
Perez : Gruuuut !
Leko : Il dit que le froid, c’est mal !
Ricardo : Mais le froid, il était le même pour tous ! Et eux, ils courraient !
Colleter : En plus, ça réchauffe de courir !
Modesto : Bordel, mais tu pouvais pas le dire avant ? Nous, on savait pas !

(Mme Ricardo apporte les apéros, du Ricard, et un peu d’eau …)

Menez : Et si on parlait de la victoire face à Lens ?
Colleter : Laborieuse …
Petit : Pénible …
Adriano : On parle de moi ?
Hubac : Et mon animation de Noël, elle vous à plu ?
Piquionne : L’idée du bobsleigh, ça fait pas un peu cliché tout ça ?
Néné : Cela dit, le mec qui poussait le bobsleigh il courrait plus vite que toi
Pino : Qué, encore courir ???
Bolivar : C’est l’hopital qui se fout de la charité là ?
Menez : C’est quoi la charité ?
Muratori : C’est quoi l’hopital ?
Perez :  gruuuuuuut !
Leko : Il dit que c’était le nom de la villa de Chevanton !
Menez : Ouai, mais on a gagné, grace à …
Ricardo : Même l’équipe de CFA aurait battu cette faible équipe Lensoise …
Menez : Ouai, mais grace à ???
Petit : C’est comme face à Auxerre,  une équipe d’unijambiste aurai gagné, même le PSG l’a fait d’ailleurs … et ben nous, on les relance …
Pino : Mais porqué toujours courir ?

(Mme Ricardo apporte la seconde tournée, un petit alcool du cru Brésiliano-Bordelais)

Monsoreau : Mais coach, on le met quand en place ce jeu offensif ?
Ricardo : Pounaise, avec deux attaquant, c’est super offensif !
Petit : Moi je trouve pas …
Ricardo : c’est parce que tu as pas bien cherché !
Koller : de toute façon, avec les pralines qu’on nous envoi tous les matchs ..
Piquionne : C’est pas faux, aucun bon ballon, faut cavaler partout
Bernardi : C’est donc ça qui nous manque alors …
Pino : Qué, c’est quoi cavalé ?
Roma : Te caille pas l’lait petit bonhomme, ça va te faire du mal d’en savoir trop …
Gakpé : De toute facon, avec les copains, on a mis en place un système offensif de premier plan. Quelque chose d’innovant, de novateur !
Ricardo (dubitatif) : Oui, tu m’intéresse là …
Menez : C’est un système de jeu, mais … qui se passe dans la tête !
Ricardo : Psychologique !?
Gakpé :  Psychologique, c’est tout ce qui se passe a la campagne?
Ricardo : A la campagne !! ?
Menez :  » Ouais les céréales, les machins là …
Ricardo : Agricole ?  »
Gakpé : Oui, un truc pareil là !

(Mme Ricardo sort son arme fatale : de la caipirinha)

Ricardo : Coté bilan général, j’espérai clôturer la moitié de la saison avec 30 points, on est à 25 points, il manque un truc quand même …
Cuffré : Ben un morceau de ma hanche contre Nice.
Monsoreau : Ouai, ça fait déjà 2 points de plus ça, pour sur.
Bernardi : et mon morceau de jambes contre Auxerre ?
Menez : Bon, ça fait encore un point non ?
Piquionne : Un demi sur le coup …
Adriano : Et le hors jeu d’Armand ?
Koller : Non, tu oublie ça, on a été nul ce jour là …
Muratori : On est donc à 30 là non ?
Ruffier : Moi j’en suis à 54 !
Ricardo : Non, pas bouger, toujours à 25 !
Petit : Et si je compte le non match contre l’OM, où on aurai pu ramener un point, le nom match à Auxerre qu’on aurai pu gagner, le non match à Valencienne et à Lorient en début de saison, le match nullissime face à Caen à domicile … Avec tout cela, on serait aux basques des Lyonnais ! Mais pour cela faut mouiller le maillot monégasque, il faut courir, il faut se bouger un peu !
Pino : Mierda, ma qué courir encore !!!!
Hubac : Oui, et mon animation de Noël alors ?
Ricardo (le ton monte) : On s’en tape de ton Ben Laden à tambourin ! Au lieu de claquer du fric dans des feux d’artifices, faudrait des vrais artificiers sur le terrain, des mecs qui cadre des frappes et qui marquent des buts !
Perez : Gruuuut !
Leko : Il dit que le retour de Chevanton est donc exclu !

Tout le monde s’arrête : le fantôme de Plasil traverse la pièce en rigolant, et s’en va en criant : Cul sec !

(Cul sec pour tout le monde … et là, ça dénégère !)

Gakpé : J’ai faim , j’ai faim, j’ai faim, j’ai faim, j’ai faim !!
Ricardo : Tu mangeras, quand tu fera une passe décisive !
Piquionne : C’est pas demain la veille !
Menez : Détrompe-toi, il a été meilleur passeur du championnat, à un moment …
Piquionne : Oui,  c’était loin alors, j’étais pas encore là …
Bernardi : Effectivement, tu n’étais pas là pour tout mettre à coté…
Gakpé : J’ai faim , j’ai faim, j’ai faim, j’ai faim, j’ai faim !
Petit : Non mais ça va bien là ! Si tu mettais plus d’entrain sur le terrain …
Pino : CARAMBA … Pas encore courir !!
Petit : Et cela est valable pour tout le monde ! Va falloir se bouger lors de la seconde partie de saison, car sinon, on va encore être ridicule.
Koller : Cela dit, quand on voit Paris et Marseille …
Muratori : Mais nice est devant …
Gakpé : J’ai faim , j’ai faim, j’ai faim, j’ai faim, j’ai faim !
Ricardo : On peut se tutoyer ?
Gakpé : Ouais.
Ricardo : T’es lourd.
Gakpé  : Ouais mais j’ai quand même faim.
Menez : Moi je reprendrai bien d’vot’ machin là … C’est quoi, c’est du rhum ?
Pino (un peu bourré) : Quincé matélot sobre el coffre del mouerto … Yo ho ho ho, et oun bouteille dé Rhoum ! L’alcolo, el demono ont toué Monaco … Yo ho ho ho, et oun bouteille dé Rhoum !

Tout le monde s’arrête : Le fantôme de Giuly traverse la pièce, regardant tout cela d’un air désolé, avant de s’en aller en criant : JOYEUX NOEL !!!!