Ricardo et la préparation du derby

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Ancienne brute épaisse sur le terrain, le coach Monégasque apparait comme la personne idéale pour conclure notre tour d’horizon d’avant-derby.

Deux semaines se sont écoulées depuis le dernier match à Saint-Etienne (0-2). Comment avez-vous utilisé cette trêve internationale avant le derby ?

Avec le peu de joueurs qui restaient, nous sommes revenus sur les bases du football. Car pour moi, c’est très simple le football : c’est l’anéantissement de toute fantaisie. Des bases solides, de l’engagement, du physique. J’aurai aimé partir en stage commando en montagne. J’avais proposé les montagnes Afghanes, mais le président De Bontin m’a dit qu’il y avait déjà des locataires.
Cela dit, j’ai vu beaucoup de bonnes choses durant ces quatorze jours. Nous avons bien travaillé dans tous les domaines et des joueurs m’ont agréablement surpris. Pokrivac par exemple, n’a rien perdu de sa combativité, et il pourrait pourquoi pas remplacer Gosso malheureusement blessé.

Avez-vous senti monter la pression durant cette semaine pré-derby ?
Comme on dit dans mon pays, la pression, c’est dans les pneus. Ce match sera un match comme les autres, avec des points au bout. Le plus important, c’est que les points de suture soient dans le camps adverse.

Les deux confrontations de la saison passée ont été engagées, vous attendez-vous de nouveau à ce type de configuration de match ?
Sur le match retour de la saison dernière, à part le tacle de Pokrivac dans les arrêts de jeu, ce n’était pas plus agressif que cela. Nous avons juste cherché à appliquer la philosophie chère à mon ancien coéquipier Francis Llacer : Le ballon passe. L’attaquant passe. Mais jamais les deux en même temps.

Demandez-vous à vos joueurs un surplus d’engagement avant un derby ?
Pas plus que d’habitude. Ce sont les joueurs qui interprètent tout ce qui se passe autour du match et qui répondent sur le terrain. Et pour les aider, nous avons regardé l’intégrale des films de Sylvester Stalone, notamment la période Rambo / Rocky.

On parle beaucoup de rivalité entre les deux clubs. Personnellement, quelle relation entretenez-vous avec votre homologue niçois, Frédéric Antonetti ?
Il n’y a aucune rivalité entre nous. Enfin, tant qu’on ne parle pas d’arbitrage. Sinon il devient tout rouge et se met à parler dans un langage incompréhensible. C’est toujours intéressant et agréable d’échanger avec des gens qui aiment et qui connaissent le foot. Sa période bastiaise est une référence pour moi.