Le douzième homme est un s*******

Avant même le match contre l’Olympique Cannebière, nous avions une belle certitude : avec le passif taille maousse qu’il se trimballe, monsieur Said Enjimi, l’arbitre de ce match, est le genre d’homme à poser problème. Et malheureusement, cela n’a pas loupé : le douzième homme du match fut bien un siffleur…

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D’une part, de façon globale sur sa carrière en France, Said Enjimi traine une très longue série de casseroles. Nombreux sont en France les entraineurs à avoir fustigé son incapacité au sifflet : Auxerrois, Lillois, Toulousains, Rennais, rare sont les équipes en France à ne pas avoir été pénalisé un jour par l’arbitrage à deux vitesses, et par les interprétations loufoques et malsaines de ce comptable d’origine marocaine. Par contre, si l’on en croit les statistiques de la LNF (pour l’année passée), l’OM n’a jamais perdu quand il arbitrait… Rien d’étonnant, mais l’explication arrive bientôt.

Car plus proche de nous, on se souvient tous de ce match de mai 2007, arbitré par ce très cher Enjimi, qui a vu l’Ohème s’imposer sur une action qui n’aurait jamais dû avoir lieu avec un arbitre possédant un tant soit peu d’intégrité morale. Petit flash-back : C’est le dernier quart d’heure, et il y a 1-1. Au début de l’action, Pino se fait découper en deux par Julien Rodriguez. L’Ohème récupère le ballon, et pète la contre-attaque. Niang est lancé, se positionne favorablement grâce à un petit contrôle de la main, puis se jette lamentablement dans la surface, avant même que le défenseur monégasque le touche. M. Enjimi n’hésite pas et siffle le pénalty pour l’OM, qui s’impose là-dessus.
Le cumul d’erreur de l’arbitre aurait pu être imputé à son énorme incompétence (il est loin d’être le seul dans la profession). Et à la limite, c’est tout le mal qu’on aurait pu souhaiter à Said Enjimi.
Sauf qu’à la mi-temps les caméras télé l’ont filmé en train de recevoir des mains de Ribery, marseillais à l’époque, un maillot du match. Si on ne va pas accuser Ribery de corruption, on peut très largement accuser M. Enjimi de partialité orientée, voire de favoritisme exacerbé.

Fort de tout cela, on savait que Monsieur Enjimi allait poser problème lors de ce match contre Marseille. Et malheureusement, cela s’est vérifié de façon assez douloureuse pour nous.
En vrac, on notera la façon disparate qu’il a eu de siffler les fautes, avec beaucoup de vigueur quand il s’agissait d’un rouge et blanc, et beaucoup de condescendance quand un Monégasque se faisait démonter par un bleu tape à l’œil. S’en est suivi un match sous tension, avec un gros départ de bagarre, suite à un attentat de Niang sur Nené. Niang récoltera un carton pour son geste. Normal. Mais après avoir bousculé Nenê, geste qui a engendré le début de baston, c’est le brésilien qui récolte un carton jaune.

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Là où les deux protagonistes de l’affaire auraient dû être punis, comme c’est le cas dans la plupart des situations de ce genre. Sauf que dans ce cas, le marseillais, coupable d’un double crime répréhensible (un attentat + un début de bagarre) ne récolte qu’une seule sanction. Condescendance donc envers le maillot marseillais, puisqu’en fin de match, il n’aura pas les mêmes scrupules à donner deux cartons coup sur coup à Alonso, pour un attentat, puis pour quelques mots doux…
Mais le parfait exemple de ce postulat se retrouve sur la double « faute » dans les surfaces de réparation. Niang se fait faucher par un courant d’air, et M. Enjimi siffle penalty. Quelques minutes plus tard, Maazou dans la surface se fait bousculer par Diawara puis sécher par M’Bia. Bien évidemment, Monsieur Enjimi ne sifflera rien.
Taper sur l’arbitre parce qu’il est mauvais, c’est quelque chose qu’il faut éviter, l’être humain est ainsi programmé pour faire des erreurs. Mais accumuler les erreurs, et continuer à arbitrer alors qu’il y a des soupçons graves de partialité, c’est une situation extrêmement grave. Malheureusement, il y a encore plus fautif que M. Enjimi… Ce sont les « responsables » qui continuent à le mettre en tant qu’arbitre de champs lors des matchs de l’élite du football français…

Petit bonus DVD : Voici un extrait du « débat » sur le Canal Football Club à propos des deux « pénalty » et des décisions de notre ami Enjimi.

Elie Baup (à propos du penalty sifflé contre Monaco) : il met les mains sur le joueur, le haut du corps, c’est pénalty
Pierre Menes : Attends tu te fous de moi Elie, c’est pas du basket ! Si ya péno là on va en siffler à la pelle des pénos
William Gallas : Ouais Niang joue bien le coup, en Angleterre c’est pas sifflé. Par contre, je pense pas qu’il y ai péno sur Maazou. Il prend le ballon. Bon après, il arrache tout, mais il prend le ballon en premier, donc il n’y a pas faute.
Pierre Menez (en parlant de Diawara) : Si c’est pas Diawara, c’est M’Bia qui fait faute, les deux le déchirent, yen a qu’un des deux qui joue le ballon. De toute façon, on ne peut jamais parler d’arbitrage avec l’OM.
Elie Baup : Ben si, regardez la semaine dernière contre Montpellier, on a bien dit qu’il y avait faute sur Ben Arfa
Pierre Menes : Ben oui justement, c’était la même action, quand c’est l’OM c’était pénalty, et là vous dites que ya rien.