Mon poil à Maazou

La déchéance de notre cheptel Principautaire peut se résumer à elle seule par la longue liste des attaquants que nous avons recrutés au cours de toutes ces années. Passant de Morientes à Saviola, puis à Chevanton, puis à Kallon, puis à Vieri, puis à Koller, puis à Piquionne, puis à Licata, puis à Park, puis à Maazou, pour enfin atterrir sur le pauvre Valère Germain.

Si nombreux peuvent être des symboles à un moment ou à un autre, un seul a su attiré à la fois les moqueries, une certaine sympathie condescendante, tout en étant la symbolique même de la médiocrité de notre direction et du mur dans lequel nous foncions si prestement. Et c’est en toute logique qu’il vient d’être élu ballon de plomb 2011.
Moussa Maazou, grande énigme du football moderne, et profil même du joueur qui ne laissait personne indifférent. Loué par certains, pour sa vitesse et son sens du but, raillé par d’autres, pour son intelligence de jeu proche de celui de la moule marinière, et pour ses capacités techniques d’un gamin de 8 ans, il n’en reste pas moins un excellent client devant un micro, ayant tendance à balancer tout ce qu’il avait à toute vitesse, sans vraiment réfléchir.

Les anciens mousquetaires avaient grimé dans leurs dubinettes ce poil à Maazou, version nigérienne du poil à gratter. C’est avec leur grande générosité aussi profonde que leur noblesse d’âme que nous vous publions les plus belles bulles concernant cette flèche noire. Une sorte de dernier hommage pour ce joueur qui aura plus marqué les esprits qu’il aura marqué de buts importants…

Nous lui souhaitons quand même bon vent. Mais vu son dernier flop en Belgique, et le poids du ballon de plomb qui pèse désormais sur ses épaules, pas sûrs qu’il finisse par aller bien loin…