Le Mans-Monaco : en direct de la MMArena

Les Mousquetaires l’avaient dit : c’était un match à ne pas rater ! C’est donc avec 4 amis que j’ai organisé mon déplacement dans la Sarthe. Tout était prévu : bières, GPS, écharpe et télépéage (ça, c’est le grand luxe !).

Bouchon + mauvaise organisation = retard

La sortie de Paris nous fait perdre 45 minutes. Après quelques kilomètres de bouchons je peux enfin appuyer sur le champignon direction la MMARENA.
À l’arrivée, on retrouve les embouteillages pour accéder aux parkings. Cela nous permet de nous rendre compte qu’avoir un nouveau stade c’est bien, mais quand le principal partenaire est une compagnie d’assurance, ça le fait moins. Un énorme logo MMA est présent devant chacune des entrées nord, sud, est, ouest. Désolé chers amis Manceaux, mais c’est vraiment moche.
À force de trainer dans les bouchons, on se retrouve à courir pour aller acheter les billets. Sauf que là, damned ! Plus de places en tribune visiteurs (on va être tant que ça ?). On nous refile gentiment des sièges pas loin du parcage. Super… On se dit qu’on va se consoler avec un sandwich aux rillettes. Hé bah non, perdu, y en a plus (d’ailleurs leur arnaque d’acheter une carte pour mettre des sous dessus et ensuite acheter des sandwichs, faudra repasser, je ne risque pas de revenir chaque weekend). Heureusement, on croise un gars de la sécu de Monaco, on négocie un peu. Beaucoup. On attend. On rate la compo des équipes. Et enfin, on réussit à entrer dans le parcage… avec 5 minutes de retard. On manque l’animation de l’entrée des joueurs. Bordel on a intérêt à gagner !
Dès notre arrivée, on est accueilli : « allez là on met le feu !! ». Ni une ni deux on s’insère dans le cop et on chante : « Monégasques, monégasques, eh ! Eh ! » Ça y est, j’y suis et je kiffe.
Côté match, ce n’est pas la grande folie, on pourrait même dire qu’on se fait chier. Mon grand pote Touré rate une belle occaz (ce qui, au passage, me permet de lui faire mes premiers reproches et de ne pas perdre un pari). Subasic est le premier à entendre son nom scandé, notamment grâce à sa parade devant le Ballon de plomb 2011. L’action se passe de notre côté, on en profite pour encourager notre portier, qui nous le rend bien en nous applaudissant.

But + brutes = sécurité

À la pause, j’en profite pour examiner le stade. Vu de l’intérieur, c’est une belle enceinte, même si l’alternance de sièges rouges et jaunes n’est pas ordonnée, c’est très bizarre à voir. Les visiteurs sont au coin nord-ouest. Les Fanatic’s côté Sud.
La seconde mi-temps reprend et nos chants avec. On fait beaucoup de bruit, en tout cas on donne de la voix. Du pétard aussi. Ça fait vibrer le stade et nous transcende encore plus. Tout le stade à l’air de se taire, on n’entend que nous. Par contre ça n’a pas plu à la sécu, deux agents déboulent au milieu du cop. Bah ouais les gars il y a eu un pétard, ça a fait « pan » et pis c’est tout !
L’atmosphère devient un peu tendue. Du coup pour détendre un peu tout le monde on crie deux-trois « Rillettes ! Cornichons ! » Lorsqu’un Manceau vient tirer un corner.
Arrive le but (attention, cette description est mienne, d’autres le verront autrement). Centre de Tzavellas, ça rebondit sur la tête de Touré qui avait trébuché et entre miraculeusement dans le but (merde je viens de perdre mon pari). Le parcage explose, c’est la folie, tout le monde descend vers les sièges de devant. D’autres pétards éclatent : la sécu arrive en masse.
J’ouvre ici une parenthèse « coup de gueule ». L’année dernière lorsque j’ai fait le déplacement à Auxerre, je ne peux pas dire combien il y avait de drapeaux, mais je suis certain qu’il y en avait plus d’une vingtaine de différentes tailles. Un fumigène avait été craqué et plusieurs pétards allumés. Cela avait créé une grosse ambiance ! Samedi soir, il y avait peut-être deux drapeaux, qui ne mesuraient pas plus d’un mètre chacun. Bah franchement c’est déprimant. On aura beau brandir nos écharpes et gueuler tout ce que l’on peut, cela ne remplacera pas le mélange des drapeaux, des fumigènes et autres tiffos. Il y a tout un débat là-dessus, notamment sur la sécurité (que j’entends bien), mais une tribune à l’anglaise c’est triste à voir…
Au final, la sécurité a embarqué un gars. Il a peut-être passé la nuit au poste (et une probablement interdiction de stade suivra), pour un pétard. En me retournant, j’ai pu m’apercevoir que des policiers s’étaient postés derrière nous, en tribune haute, et que des agents de la sécu nous observaient de partout. Les nombreuses caméras installées sur le toit au niveau du parcage ont dû aider à trouver le « coupable ». Un déploiement de force démesuré juste pour nous…
Pour en revenir au match, on a su se créer quelques occasions, mais on est resté encore très fragile et surtout on a eu l’impression qu’on ne savait pas trop quoi faire de la balle. Mais il y a du mieux et ça fait vraiment beaucoup de bien de voir notre cheptel se démener comme un seul Homme. Notre charnière centrale est pleine de promesses, Pinteaux a fait honneur à son contrat pro et Koman est vraiment indispensable au milieu.

Victoire + pétards = ambiance de folie

La fin de la rencontre approche et l’arbitre assistant annonce 5 minutes d’arrêt de jeu (minimum). Apparemment M. Varela aime bien les sièges rouges et jaunes. Du coup on redouble d’efforts, tout le répertoire des chants y passe. Le coup de sifflet final nous délivre, mais ne stoppe pas notre volonté et on continue à chanter.
Giuly, largement scandé à sa sortie, vient nous voir et nous offre son haut de survet’. Tzavellas y va de son maillot et Dingome vient nous saluer. Par contre les autres, c’est de loin qu’ils applaudissent. Un peu juste tout ça, c’est tout de même loin Monaco pour ceux qui sont venus en car. Seuls Germain, Coulibaly et Dingome (encore) viendront signer des autographes sur le parking.
En attendant que le MMARENA se vide, on nous fait attendre dans notre tribune. Pas grave, on prolonge le plaisir et on se fait entendre. Nous sommes 282 à sauter et chanter pour l’amour de notre maillot : c’est beau une armée rouge et blanche. En face le panneau d’affichage communique les autres scores : on fait une bonne opération, Monaco est 14e ! Même si on n’est pas encore sauvé, on avance. Les souvenirs de cette soirée resteront longtemps gravés dans ma mémoire.
Une demi-heure plus tard, la sécurité fait du zèle (peut-être à cause des pétards) donc on patiente. Et qu’est ce qu’on fait pendant ce temps là ? Bah on chante, encore et toujours…
« On ne vous lâchera jamais ! »

Matthieu alias matt94 sur la Taverne.