Bref, les mousquetaires ont 10 ans

Bref, ce matin j’me suis levé. C’était un 11 avril. J’ai allumé mon ordinateur, je suis allé sur les Mousquetaires : c’était pas un 11 avril comme les autres, les Mousquetaires avaient 10 ans.

J’ai pensé à tout ce qu’il s’est passé en 10 ans. Et j’ai pris un coup de vieux… En 10 ans, Shabani Nonda qu’on pensait perdu pour le football à marqué 26 buts en une saison. Didier Deschamps à commencé sa carrière d’entraîneur. Simone était encore son joueur. On a sacrifié un sundae au caramel aux abords du stade de France.

Puis on a gagné une Coupe de la Ligue contre des abeilles jaunes et bleus.

Campora est parti, on avait plus de sous. On dominait (presque) le football français, mais on avait plus de sous. On est allé en finale de ligue des champions, on a pris 3-0, on avait toujours pas de sous. Mais au moins, on a vu Gelsenkirchen, Stamford bridge et Santiago Bernabeu. Mais moins on avait de sous, plus on se plantait. Puis un jour, on s’est réveillés en Ligue 2. On s’est trouvé cons.

Un jour, les Mousquetaires ont envoyé une lettre à SAS le Prince Souverain en se disant il répondra jamais, il a répondu. Ils ont envoyé une carte postale de Gelsenkirchen à Aulas, il a jamais répondu.

 

On a envoyé une lettre à Bouchet et Thiriez, ils ont jamais répondu.

 

On a osé nous dire que Saviola remplacerait Morientes et que Kallon remplacerait Giuly… On y a cru. On les a vu jouer. On y a plus cru. Puis on nous a dit que Meriem remplacerait Rothen et que Piquionne remplacerait Nonda. On a déprimé.

 

En 10 ans, on a vu 9 entraîneurs, 6 présidents et… trop de joueurs. On a vu des chèvres, des biquettes, des un peu meilleurs, des vraiment vraiment nuls. Des vieux, des jeunes, des jeunes vieux, des blancs, des noirs, des jaunes, des violets, des chevelus, des chauves, des crêtés, des étoilés, des Givet, des barbus mais aussi des imberbes.

 

On a eu un président américain qui voulait révolutionner le football. Il nous a ramené Freddy Adu… Un autre qui était plein de sous, il n’a pas mis un radis dans le club… Encore un autre qui préfèrait compter que gagner. Mais aussi un qui nous faisait rier en lançant des cravates et un autre qui nous fait remonter en lançant des gros chèques.

En 10 ans, les Mousquetaires ont fermé, puis ré-ouvert, puis refermé, puis réré-ouvert. Un jour on nous a dit : « Les Cahiers du foot, c’est un peu comme les Mousquetaires en fait ». On était fiers. On a vu des gens avec les écharpes Mousquetaires au Stade de France, on étaient ravis. On a vu notre pétition contre Ricardo relayée dans l’Equipe et d’autres médias, on était euphoriques. Puis certaines personnes au club ne voyaient pas d’un bon oeil les vérités qu’on exposait, on était aux anges.

 

Ce matin j’me suis levé, et j’ai repensé à tous ces moments. Très mauvais comme la descente en Ligue 2. Très bons comme la finale de 2004. Puis j’ai espéré en connaître d’autres encore plus beaux.

Bref, les Mousquetaires ont 10 ans.