Les aventures d’Andy Shrek : un petit dijonnais copieux.

Shrek

Salut les gars,

C’est Andy Shrek !

Comme vous ne le savez sûrement pas, j’étais sur le Rocher ce week-end pour assister au choc de cette journée de Ligue 2 : Monaco-Dijon.
Comme vous ne le savez, là non plus, sûrement pas, mais bon ma vidéo sur le match de Boulogne peut vous le faire deviner, je ne suis pas du coin à la base. Et donc, pour moi, venir sur le Rocher équivaut à faire un voyage fort fort lointain.
Et quel voyage ! Pour la première fois, je quittais mon marais boueux pour prendre cet objet volant qu’on appelle avion. Tout s’est bien passé, même s’il faut avouer que ma couleur verte ne passait pas inaperçue. Mais je suis un ogre pardi ! Je ne suis pas malade. Les gens, toujours s’affoler pour rien. Enfin surtout ma voisine, qui n’aurait pas trop aimé que je lui fasse don d’un Potjevleesch sur les genoux.
Un potjevleesch ? Vraiment ? Il faut que j’explique ? Bon, c’est un plat traditionnel flamand confectionné à partir des restes de viandes, mais vraiment les restes ! Tout ce qui passe, ça se prend, et puis de la gelée aussi. Beaucoup de gelée. Voilà, on a fini avec l’instant gastronomique. C’est bon ? Je peux continuer ?

Bon, donc je suis arrivé à l’aéroport de Nice ! Et là, bah rien. Ah si, j’ai croisé la police en trottinette à moteur. Et je me suis dit… je peux faire n’importe quoi, s’ils arrivent à m’embarquer au poste, je suis vert. Ils n’avaient même pas de porte bagage.
Sinon, j’ai trouvé cette ville de Nice assez particulière… un des seuls endroits au monde où lorsque tu dis bonjour, les gens se sentent agressés. On est bien mieux à Monaco, où lorsque tu dis bonjour les gens te répondent Здравствуйте (que l’on peut phonétiquement comprendre par zdravstvuitye). A vos souhaits.

Bref, avant le match… je suis allé à la boutique de l’ASM. J’ai eu l’honneur de rencontrer le webmaster du site officiel. Celui-ci était venu pour faire des photos pour Twitter de personnes venant faire leurs emplettes. Il m’a pris en photo. Il m’a grandement remercié de ma participation. Il ne m’a pas mis sur le site. Forcément, j’ai acheté le maillot de Subasic en vert fluo. Il ne m’a certainement pas revu sur la photo.
Pour patienter avant le début du match, j’ai mangé 238 glaces à l’Atelier du glacier, rue Princesse Caroline. J’aurais dû en prendre qu’une car comme le dit leur slogan : la glace, pas dégueulasse !

Le match en lui-même. Déjà, il faut savoir que je suis arrivé un quart d’heure en retard. Parce que j’ai dû parlementer avec une dame d’un certain âge à la caisse. La retraite est à combien chez vous ?! Nan parce que bon, elle m’a imprimé mon billet à la machine à écrire. Il y a des signes qui ne trompent pas. A un moment donné, il faut savoir passer la main.
Après, il faut avouer que lorsqu’elle m’a dit : « Bonjour, vous désirez ? », je lui ai demandé « Alors, une grande frite, un coca, et un big mac… » Au non de l’humour, je me devais de manquer une partie du match.

Bon, ça m’a fait louper deux actions principales : le coup d’envoi donné par Dado Prso. Et tant mieux, parce qu’après avoir revu les images, se queue de cheval me manque. Je trouve que ça fait trop Dadulte maintenant. Enfin voilà, c’est comme si Rooney n’était plus chauve, ce n’est plus pareil. Mais c’est quand même sympa d’être passé dire bonjour !

Ensuite, le fait majeur de ces deux première minutes, que j’ai loupé je le rappelle, a été la sortie sur blessure de notre valeureux Adriano. Je pense qu’au niveau des pronos, une sortie du défenseur aussi tôt dans la partie devait être très « coté ». Tout ça pour dire que le traumatisé des côtes a laissé sa place à notre idole. Celui par qui la hargne passe. Celui par qui les adversaires trépassent. Celui qui me ferait passer pour un âne : Georgios Tzavellas ! Et il y a pas à dire, même si c’est sur un coup du sort qu’il est rentré, on a retrouvé notre spartiate. A la moindre altercation, il arrivait. Au moindre contact, il s’arrachait. Au moindre passage, il charcutait ! Et s’il pouvait faire en sorte que son envie et sa hargne soit contagieuse, nous n’assisterions pas au genre de match auquel nous avons assisté. Il est l’âme de cette équipe. Et l’âme aura joué un rôle primordial face à Dijon pour ne pas sombrer (j’ai placé Amora, voilà, c’est fait, je peux dormir tranquille).

Alors oui, certes, j’ai entendu ici et là dire que Dijon est venu pour défendre, jouer le contre. Ce qu’ils ont très bien fait puisqu’ils ont totalement déjoué et ont réussi à ouvrir le score. Un peu à la manière de Chelsea dans sa quête du titre européen (toutes proportions gardées), ils ont défendu, marqué, et ça a failli marcher. Bien sûr entre deux, il faut bien mettre des coups et tomber au moindre coup de vent. C’est allé jusqu’à mettre hors de lui mon voisin de siège qui a hurlé à un Dijonnais : « Arrêtes de boiter, c’est juste que tu marches dans le caniveau ». (Oui, ce genre de phrases venant du stade sont magiques). Voilà, une équipe pleine de vices et de réalisme donne un leader moutardé du championnat et un adversaire redoutable à ce niveau.
Le pire, c’est qu’ils auraient largement pu tuer le match vu la non réaction du cheptel et surtout, face à la défense centrale novice et expérimentale qu’a dû mettre en place Ranieri : Dumont-Kagelmacher.

Alors que jusque-là, Raggi-Kagel formait une charnière plutôt solide, qui balançait à la Puygrenier style, notre Raggi s’est mis à souffrir de crampes. Et c’est ainsi que Dumont est descendu d’un cran. Alors je n’ai rien contre Dumont. Au contraire, depuis le début de saison et son retour dans l’équipe première, il est plutôt efficace. Mais en tant que défenseur central, ce n’est juste pas possible. Sur le but de Dijon, il va complètement à la pêche. Bon, c’est sûr qu’avec une bonne petite moutarde de Dijon, certains poissons passent très bien. Mais bon, ça c’est l’ogre qui parle. Dumont n’a pas dû penser à la même chose au moment de se trouer.

Puis vient le moment de l’égalisation. Le moment Sainte Dévote du match. Le dernier match auquel j’ai assisté en tribune, j’avais eu le droit à un coup franc direct de Subasic. Alors quand j’ai vu le jeune Belge poser le ballon et renvoyer Tzavellas à ses devoirs, je me suis dit : « Lui, il a trop de couilles d’un coup, ça va payer ». Puis le gardien de Dijon m’a donné raison.
Des tribunes, je n’ai pas trop vu par où est passé le ballon. Mais il est passé. J’ai vu les 7 spectateurs de Dijon devenir aussi verts que moi.

Enfin, une mention spéciale doit être attribuée à notre ailier droit de 7 millions d’euros. Rater autant qu’il a raté, c’est juste de l’art. Il a fait des passes d’aveugle, il a ralenti le jeu au possible, il a visé le poteau de corner sur ses frappes. Il ne manquait plus qu’un grelot dans le ballon, et on avait le cécifoot en action.
Il s’est même payé l’audace de faire le contrôle de la poitrine dans les 6 mètres adverses, et une passe en retrait complètement ratée … alors qu’il était totalement seul face au gardien. Mais bon, le souci du beau geste est primordial et on ne dira rien de plus que ce qu’on dit les supporters présents. C’était explicitement des invitations à acheter un billet de retour pour le plat pays.

Au coup de sifflé final, les deux équipes se sont partagées les points. Ranieri n’était pas mécontent mais pas heureux non plus. Un nul, contre une ancienne Ligue 1, on s’en contentera. Mais quand on voit le nombre de joueurs présents physiquement et complètement absents du match (non Ibrahima, je ne vise pas QUE toi), il y a de quoi s’en contenter. Puis bon, avec toutes les bornes que j’ai faites pour voir ce choc, ne pas voir le cheptel perdre, c’est déjà positif. Au moins je ne me suis pas énervé. Avoir Andy Hulk dans les tribunes, ça ne l’aurait pas fait. Après, je dois repayer tous les dégâts que je fais.

Sur ce, je m’en vais retrouver ma Fiona et mon âne dans mon pays, là-bas tout en haut.

Cordialement, Andy !

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