24h chrono avec les anciens du cheptel

Nombreux sont les anciens de l’AS Monaco à être encore en activité aux quatre coins de la France ou même de l’Europe, ou même d’ailleurs, bref. Nous avons pris des nouvelles de certains d’entre eux, qui sont plus ou moins (surtout moins) en vue. Plongée au coeur de leur journée.

4h20 : Ludovic Giuly se lève difficilement. Il se prépare pour sortir, revêtant un ravissant ciré. Il enfile sa botte gauche, puis la droite puis boit une gorgée de jus d’orange (soyons raisonnables il est tôt). Le voilà parti pour une partie de pêche au merlu. Un bateau l’attend dans le port de Lorient-Keroman.

7h00 : Au lever, Dieumerci Mbokani apprend la suspension qui lui a été infligée avec Anderlecht. Auteur d’un coup de pied au visage d’un adversaire, pas assez discret pour passer inaperçu lorsqu’il est tombé après une faute, il a pris trois matchs. Du coup, il veut quitter la Belgique : « C’est ma dernière saison ici ».

8h00 : Les joueurs de Manchester United doivent entamer leur déplacement, avec un trajet en bus jusqu’à l’aéroport. Mais se présente un problème de taille pour le conducteur, pas moyen de trouver les clés pour démarrer, tout le contingent est bloqué. Mais une taupe intervient pour dire que c’est Patrice Evra qui les a piquées.

8h30 : Ludovic Giuly sort un beau morceau, de quoi être fier. C’est qu’il a mis à profit les conseils d’Adriano, un expert en la matière.

10h00 : Moussa Maazou se prépare à débuter sa saison avec l’Etoile du Sahel. Il repense aux soirées Ligue des Champions de la semaine et se voit conforter dans ce qu’il pensait, il n’a vraiment rien à envier à Ronaldo et Messi.

11h00 : Jerko Leko a déjà fait sa liste de Noël et l’a envoyée à ses amis. Une première réponse est arrivée de Bologne, par Diego Perez. Le Croate ouvre la lettre en compagnie de son pote du Dinamo Zagreb Nikola Pokrivac. Est écrit sobrement : « Je te prends le mollet empaillé, un jeu d’enfant pour te dégoter ça ».

12h30 : François Modesto s’installe dans un petit troquet du Pirée. Il s’enfile une belle feta Salakis au bon lait de brebis.

12h35 : En recevant sa fiche de paie, Eidur Gudjohnsen se rend compte qu’il s’est planté de club quand il a signé au Cercle de Bruges. Il pensait aller au FC Bruges, leader du championnat et en C3, mais il a rejoint la lanterne rouge de la Jupiler League. Il noie son chagrin dans une bonne pinte, au moins il ne s’est pas trompé de championnat.

12h43 : S’installe à la table à côté de Modesto son coéquipier à l’Olympiakos Pablo Contreras. Ce dernier lui apprend qui a lui aussi porté le maillot à la diagonale, même si en fait il n’avait pas forcément le droit. « Mais moi au moins j’ai connu l’ASM championne de France », jubile-t-il.

14h30 : Jérôme Rothen fait sa sieste après s’être rassasié de saucisson et de fromage fumant. Il est réveillé par son capitaine à Bastia Cahuzac, prompt à partir à la guerre. Il l’invite en réalité à chasser les cochons sauvages à coups de figues molles.

15h00 : Jan Koller enfile son maillot de l’AS Monaco. Question d’habitude. Mais c’est bien pour jouer avec son équipe, la PHA de l’ASM. Aujourd’hui, forte opposition. Il est notamment opposé à un jardinier de Villefranche, un plombier du centre-ville de Nice, un boucher de la Conque, un poissonnier du port de Beaulieu et au livreur vedette de la Pizza du soleil. Rien à faire, aucun n’a réussi à l’empêcher de marquer un doublé, de la tête évidemment.

16h00 : Sylvain Monsoreau scrute la plaine du Forez, pensif. Après avoir passé plusieurs saisons dans le loft de Saint-Etienne, il pensait pouvoir regoûter au ballon avec un contrat amateur à Andrézieux. Mais l’ASSE, par ses relations, l’en a empêché. Alors nostalgique de sa période monégasque, il fait cap sur le casino du coin, à Montrond-les-Bains.

17h00 : Freddy Adu attend devant un studio photo à Philadelphie, ville un peu plus huppée que Rize, en Turquie, où il était auparavant. Il a rendez-vous pour être l’égérie de la nouvelle affiche pub des soupes Campbell’s.

18h12 : Pierre Emerick Aubameyang se remet très bien de son opération du cerveau effectuée l’année dernière, où les Stéphanois lui ont greffé le sens du but à la place du « pousse courir ». Mais il conserve une cicatrice qu’il a dévoilée pour la première fois (la voir ici).

19h15 : Frédéric Nimani (quoi, c’est pas un ancien ?) décroche son téléphone, il commande à manger tout en restant sur son canapé.

19h20 : Ça sonne chez Frédéric Nimani, un employé McDonald’s entre avec des sacs plein les mains. Privilégié, Nimani profite de la livraison express à domicile instaurée pour lui. Presque pas besoin d’attendre. Très content de l’efficacité du livreur, il lui laisse un double des clés.

19h30 : Un dernier effort pour Eduardo Costa à l’entraînement. Il termine son dernier tour du rond central sur la pelouse de Vasco de Gama, son nouveau terrain de jeu.

20h15 : Frédéric Nimani passe un nouveau coup de fil.

20h20 : La porte de l’appartement de Frédéric Nimani s’ouvre, entre l’employé de Ronald. Même plus besoin de se lever pour aller ouvrir et récupérer ses 11 McFlurry. Et ils ne sont même pas fondus en commandant à part.

21h15 : Claude Puel peut compter sur Camel Meriem et Kévin Diaz, ainsi que Valentin Eysseric, mais l’AS Monaco lui manque. Il demande une nouvelle teinte de rouge et blanc à ses dirigeants, qui le mettent en attente.

21h30 : Personne n’a encore ouvert à Freddy Adu. Pas grave, Twitter est là pour passer le temps, il a l’habitude depuis les bancs de touche. Hop, un 4487e tweet pour la route.

22h22 : Le président niçois Jean-Pierre Rivère reçoit Claude Puel et lui propose de regarder l’effectif nancéien pour s’en inspirer. « Puygrenier, Muratori, Mangani, Mollo, Moukandjo, Bakar. OK, on a encore du boulot ». « Et il reste quoi du côté de Monaco ? Qui on pourrait bien prendre ? », ajoute Puel. « Chabbert pour apporter de l’expérience à nos gardiens, ou un jeune attaquant, Barazite apparemment ».

23h30 : Freddy Adu attend toujours devant la porte du studio, mais pas de quoi perdre le sourir. Il se remémore alors le clip vidéo réalisé pour la marque il y a plusieurs années (remémorons-nous ça avec lui, si si ça vaut le coup, regardez).

23h59 : On est sans nouvelles de Juan Pablo Pino. Motivé par son transfert de l’été dernier au Mersin Idmanyurdu pour 100 000€, il a décidé de tenter le record du saut le plus haut du monde. Mais son ballon Red Bull a disparu de toutes les images satellite.