La face cachée de l’enclume #HABEMUSCAMPORAM

GoodbyeMonaco

C’est officiel : la Ligue nationale de football s’est donc lancée à corps perdu dans une entreprise de « démontage » des avantages de la Principauté. Au menu, obligation de délocalisation, menace d’exclusion, tentatives de boycott, et présidents qui font les gros yeux en espérant faire peur. Mais que cache vraiment cette décision qui semble avoir été catapultée ? Pourquoi des dissensions apparaissent-elles déjà au sein même des présidents frondeurs ? Pourquoi faire de l’ASM le grand méchant de l’histoire, là où le PSG est adulé comme le sauveur ? Décryptage…

Si cette annonce n’a étonné personne au sein même du microcosme footballistique, des fuites ayant été savamment orchestrées les semaines précédentes, le côté précipité en a surpris plus d’un. Alors que la Ligue devait s’entretenir avec le vice-président de l’ASM, Jean-Louis Campora, expert en la matière s’il en est, ce rendez-vous a été ajourné, et l’annonce a été faite en suivant, via une presse déjà bien bouillante, l’odeur du sang, tout ça… Pourquoi ?
InfoZEn ne consultant pas le président de l’ASMonaco, la Ligue s’est automatiquement placée en position d’agresseur. Il ne s’agit pas pour eux de régler pacifiquement un « problème », il s’agit de rentrer dans le lard des Monégasques, et de faire en sorte que tout le monde le voit. Et si cela ne suffisait pas, certains présidents frondeurs prennent le relais, notamment le président de l’OM, monsieur Labrune qui se positionne ainsi en chef de file des sans-culottes (alors que normalement, ce cliché est réservé aux blondes). Avec quelques déclarations pétaradantes, il souhaite ainsi passer au hachoir le club de la Principauté, reprenant ainsi 10 ans plus tard le rôle tenu par Christophe Bouchet, son prédécesseur à la tête de l’abattoir phocéen.
Évidemment, la presse se fait le relais de toute cette mascarade militaire. Ils justifient ainsi les allégations de feu Raymond Domenech, qui avait en son temps affirmé que les journalistes étaient attirés par l’odeur du sang. La déferlante journalistique à vouloir enfoncer l’ASMonaco est telle que certains journaux, qui n’ont rien à voir avec le sport, en arrivent même à inventer des chiffres pour essayer de s’immiscer dans un débat dont ils n’ont aucune connaissance, ni des tenants, ni des aboutissants. Mais alimentés sans cesse par les présidents frondeurs, ils déversent leur fiel, adoptant ainsi une technique éculée des faibles et des scélérats : agresser l’autre et faire en sorte qu’il passe pour le méchant.

Cette attitude volontairement vindicative semble à des années-lumière du positionnement idoine afin de résoudre cette affaire dans laquelle se mêle une certaine équité sportive, mais surtout des aspects fiscaux, financiers, législatifs et constitutionnels. Car l’avantage que possède Monaco n’a rien à voir avec son actionnaire principal, ni même avec le football. Il s’agit de la simple résultante d’accords ratifiés sous le président De Gaule (et renforcé plus tard), légiférant sur un statut fiscal monégasque qui est inscrit à même la constitution de ce petit et noble pays. Comment de simples présidents de sociétés à objet sportifs peuvent avoir la prétention de faire une action qui remettrait en cause les fondements d’une constitution et d’accords internationaux ?
De plus, outre ces dispositions séculaires, la consultation de divers spécialistes en la matière a fait ressortir que la modification statutaire bazardée par la Ligue de football professionnelle est en contradiction avec certains principes du droit européen, notamment ceux qui légifèrent sur le « libre établissement ». La décision de la Ligue va à l’encontre de ce droit, puisqu’elle impose un lieu d’établissement au club de la Principauté.
Ainsi, la Ligue, sous la pression de nombre de ses présidents les plus virulents, a balancé une mesure de façon peu cavalière, et adopté une position qui semble on ne peut plus casse-gueule. Est-ce là une stratégie du pire montée en mayonnaise par l’incompétence en ce domaine de présidents voulant conserver leur part d’un gâteau qui pourtant se rétrécit à vue d’œil ? Ou est-ce que cela n’est que la première phase d’un plan savamment orchestré, d’une bataille en trompe-l’œil qui cache forcément quelque chose…

536438_10200373695200031_1840623273_n-1L’AS Monaco est placardé comme le grand méchant, là où le PSG, qui bénéficie d’avantages bien plus grands, est adulé comme le sauveur. Mais le PSG ne doit sa puissance qu’à son actionnaire principal, au budget illimité. Tandis que l’AS Monaco possède des « avantages » en matière de fiscalité qui pourraient rendre la vie bien plus simple à tous les clubs professionnels, y compris ceux qui n’ont pas la chance ni le charisme pour attirer des actionnaires fortunés. Et c’est pour cela que le club de la Principauté est ainsi ciblé. Ne nous trompons pas, du sportif, les présidents de la Ligue s’en foutent. Ce qui importe, c’est l’état de leur portefeuille. Ce qui leur pèse, c’est de ne pas pouvoir faire comme la concurrence étrangère (Espagne, Angleterre, Italie), qui bénéficie d’une fiscalité tellement plus avantageuse, et des possibilités d’endettements infinies.
Ce coup contre Monaco n’est pas anodin. On ne veut pas la tête de l’AS Monaco, on veut les mêmes avantages. L’arrêt de la Ligue nationale de Foot est très clair : la seule chose qui est ciblée, c’est la localisation géographique du club de la Principauté. Et ce qui est clair, c’est que la façon cavalière et désordonnée avec laquelle ils se sont attaqués à cette montagne ne pourra aboutir qu’à un cuisant échec. La Ligue fonce dans un mur, mais avec le sourire.
Car couler l’ASMonaco ne leur apporterait rien, hormis une éphémère vengeance du bas ventre, et encore, cela ne concerne que les plus tordus du lot. Faire en sorte que l’ASMonaco paye ses impôts et ses taxes en France, ça ne leur apporterai rien non plus, l’argent renflouera les caisses de l’état français, et non les leurs. Ce que veulent les présidents de L1, c’est que l’ASM aille jusqu’au bout des procédures, juridiquement parlant. Et surtout, qu’elle gagne. Car de ce fait, elle obtiendrait une jurisprudence sans précédent qui permettrait aux clubs de localiser leurs sièges à des endroits préférentiels, fiscalement parlant. Ainsi, ce que cherche la Ligue, c’est un nouvel arrêt Bosman qui légiférerait en faveur d’une délocalisation des clubs. Pour faire simple, ce qu’ils souhaitent, c’est que l’OL puisse légalement poser son siège social en Suisse, que Bordeaux puisse mettre son siège social en Andorre, que le PSG délocalise sa base au Qatar, et que l’OM, soyons fous, ait sa boite postale à Monaco…

Ainsi, cette guerre sale orchestrée par Labrune et ses sous-fifres, ce doux combat au nom de l’équité sportive, n’est qu’une enclume posée sur un plan bien plus élaboré. Car s’ils demandent que tous les clubs aient leur siège sur le sol français, c’est uniquement pour qu’au nom de l’équité fiscale, les clubs les plus riches aient le droit de poser leur siège social à l’étranger, fuyant donc la fiscalité française qui, avec le gouvernement actuellement en place, ne pourra être que de plus en plus contraignante pour encore 4 ans.
En attendant, l’ASMonaco est malheureusement trainée dans la boue, son histoire bafouée, ses exploits vilipendés, et son maillot sali par tous ces scélérats sans scrupule qui vomissent sur un club qui n’est en fait qu’un simple bouc émissaire…

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5 commentaires

  1. Ce que vous semblez oublier c’est que l’établissement à l’étranger se changera pas la fiscalité imposé aux joueurs, puisque passé 6 mois de résidence en France, les joueurs seraient assujetties à l’impôt sur le revenu Français malgré tout !

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