Tout au fond de l’orient…

Salut, c’est Manu, Manu Flacdo, le roi de la géo !

Ce week-end, on s’est fendu d’un match contre une équipe de Bretons qui venait du fin fond de l’Orient. Moi perso, j’ai encore une fois pas tout compris à cette bizarrerie géographique, mais ça m’a quand même sacrément fait flipper cette histoire.

Mais Jeannot, jamais avare de bons mots, m’a dit que c’était le dernier club de Ludo Giuly avant qu’il prenne sa retraite… Giuly, Monaco, finale de ligue des champions… A l’époque, j’avais 13 ans et je jouais encore aux Pokémons… C’était le siécle dernier ! Quoi que, cela dit, ça colle plutôt bien avec Jeannot, qui ne transpire pas vraiment la jeunesse.
Ainsi donc, de terribles samouraïs venus du fin fond de l’Orient, nos futurs adversaires devenaient une armée de morts-vivants venus du fin fond de l’Orient. Maman !!!!
Un qui l’a joué malin, c’est mon pote Valère. Quand je lui ai dit qu’on allait jouer contre la version jaune et bridée de l’armée des morts, il a dit qu’il avait mal au genou. Si bien qu’il est sorti du groupe. Moi, pas assez rapide, j’ai été convoqué.
J’ai donc préparé mon match comme les autres, mais non sans une certaine boule au ventre quand même…

Dans le bus, j’ai quand même essayé de plaider ma cause, et j’ai demandé au Mister Coach si on ne pouvait pas envoyer Yacob à ma place. J’ai pensé à lui, parce que ça fait longtemps qu’il ne joue pas, tout ça… Et puis Yacob, c’est le premier à faire la crêpe, donc face à des Bretons, tout ça, il serait dans son élément.
Le mister coach m’a dit qu’en fait, il a disparu depuis plusieurs jours, et que personne ne sait où il se trouve. Bref, encore planté, je me renfrogne et gamberge sévère sur cette nouvelle absence de celui qui aurait dû être mon plus fidèle pote de banc.

On arrive au stade, j’en mène tellement pas large que ma coiffure est toute retombée.
Mais pendant l’échauffement, tout s’accélère. Je me rends compte que les gars de l’Orient, ils ne sont ni bridés ni morts. Où alors, soit ils cachent bien leur jeu, soit c’est le double effet du décalage horaire. Du coup, j’ai retrouvé la patate au coup d’envoi.

Comme un fou sur mon banc, je tweet à mort le déroulement du match, surtout que l’on va vite se mettre au diapason.

Puis Ramdam ouvre le score sur pénalty. Moi, je trépigne sur mon banc. Encore un, et le numéro 1 va revenir à égaliter avec le numéro 2… Chaud chaud citron tout ça !

Marcel, un air inquiet, vient même me voir. Il parait que je gigote tellement que tout le banc vibre. En plus, il me trouve tout pâle. Il finit par me demander combien de fois j’ai écouté « Look Lemon » avant le match. Je lui ai répondu pas plus de 124 fois, comme d’hab. Il est reparti, encore plus inquiet, je crois…
On jouait tellement bien qu’en face, ils avaient vraiment l’air d’être des morts vivants.

Et du coup, je me suis remis à baliser. Mais pas longtemps, car ils ont accéléré le jeu, et c’est devenu très physique, jusque sur le banc de touche.

À tel point qu’ils ont même eu des occasions. Enfin, des trucs qui ressemblaient à des occasions, car Suba, il a passé un match assez tranquille. Tellement tranquille qu’au bout de 20 minutes, une odeur bizarre s’est élevée depuis ses cages. « Putain de morue aux fraises » s’est exclamé Jeannot, une main devant la bouche.
Perso, je n’ai vu ni paniers de fraises, ni filles moches dans les tribunes… Par contre, il y avait une espèce de truite saumonée qui se tortillait à la pointe de l’attaque des crèpes nippones (ni mauvaises).

Les bretons bridés ne marquent pas, et pourtant, ce n’est pas faute à Cap’tain Abi d’avoir mis du sien pour aider ces jeunes gars qui venaient de si loin. Passes ratées, contrôles un peu bizarre, notre capitaine était un peu à la ramasse.

Et d’ailleurs toute l’équipe s’est mise à suivre l’exemple de son capitaine. Bel effort de solidarité collective, mais du coup, on n’a plus rien fait à partir de la vingtième minute, hormis bien sûr les traditionnels exploits de Loucas, seul contre le reste du monde. Mais pour le coup, le monde s’est employé à le stopper par tous les moyens, et ça a plutôt bien réussi.

Au milieu de tout cela, un éclair, un trait de génie, un missile brésilien. Ce fou de Fabi, excentré dans la surface des oranges et bridés, au lieu de faire comme tout bon latéral, à savoir centrer sur Falcao, allume une minasse qui vient mourir sur le pote gauche du gardien adverse.

Après cela, le soigneur s’est même déplacé pour mettre un petit coup de bombe magique sur le poteau, car il avait sacrément mal le bougre.
La mi-temps arrive à son terme, et Marcel revient me voir. « Je viens ici, Andréa est encore plus stressé que toi… » Comme je suis un gars aussi sympa que bien coiffé, je suis allé voir mon grand pote italien pour tenter de le rassurer.

De retour sur le match, je me rends compte que l’adversaire tient bien le ballon… Mais la finition, ce n’est pas vraiment ça.

La mi-temps est sifflée, et les Ultras nous ressortent leur petit couplet traditionnel auquel je ne comprends pas grand-chose malheureusement…

Perdu dans ma réflexion à propos de ce Laligue que je ne connais pas, je n’ai pas vraiment entendu le discours du coach. C’est les applaudissements d’encouragement de cap’tain Abi qui m’ont réveillé, et on est retourné sur mon banc.
Pas sûr d’avoir raté grand-chose cela dit, car on repart avec les mêmes non-intentions…

Puis, grand moment de ma journée, je pars m’échauffer.

Depuis mon poteau de corner, je vois un autre gars rentrer avant moi. Un joueur de l’Orient au doux nom qui résonne loin dans mon cerveau sous ma capillarité décapante. Très loin même.

Ensuite, re-le-grand moment, on m’appelle.
« Allo Manu, tu descends ?
— Ben non, j’peux pas, je vais bientôt rentrer sur le terrain
— Ben c’est pas cool Manu, ziva, descend !
— Ben non, j’peux pas, le Mister Coach il a dit “si tu descends, j’te descends. Ça rigole pas ici… »

Le mister coach m’indique ce que je dois faire, puis je rentre, le numérobis remplace le numéro 1, qui a du mal à sortir sans marcher sur ses cernes…

À peine sur le terrain que Suba m’allume d’une chandelle dont il a le secret. Il me fait un signe, je lui réponds…

Puis Ramess rentre, alors qu’il n’était même pas venu s’échauffer avec nous le bougre. Ça c’est top classe je trouve.

Le match commence vraiment pour moi à ce moment-là. Je cours, je fais des appels, je cours, je fais des appels, je cours, je vois le ballon au loin, je fais des appels… Fatigant…

Pendant ce temps-là, tous les ballons passent par Loucas, qui en profite pour faire la mise à jour de sa manette PlayStation. En attendant, moi, je cours toujours…

Et que ce soit Mounir, Ramess, Loucas, voire même Joan, le ballon, il va être loin de moi, mais loin…
La seule fois où j’ai un ballon exploitable, je me retrouve face à 5 défenseurs. Courageux, j’attends les copains… Je crois que tout à l’heure dans la douche, je les attendrai encore tellement ils sont tous carbonara…

Puis l’arbitre siffle la fin du match. Mine de rien, je n’ai pas marqué, et on a gagné… Une première cette saison quand même.

D’ailleurs ça ne va pas m’empêcher d’aller fêter tout ça !

Le week-end prochain, on prend les Paris ?

Bonne semaine !

Ciao !

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