Quelques PSG-Monaco pour l’histoire

Les rencontres PSG-Monaco ont un gout et une saveur toute particulière. La compagnie des mousquetaires en a vu passé un certain nombre, et à même assisté à la plupart d’entre eux, le Parc étant un lieu prisé pour nos compagnons en chemise à jabots et au chapeau à plume. Afin de patienter jusqu’à ce soir, nous avons sélectionné quelques PSG-Monaco qui a marqué nos esprits. Pas forcément les plus légendaires, mais probablement les plus significatifs.

5 janvier 2002 : Ok, à cette époque, la compagnie des mousquetaires n’était pas officiellement créée. Pourtant, ses membres écumaient déjà les quelques forums dédiés au cheptel monégasque, et c’est ce genre de rencontre, et le gros gâchis constitué par cette première saison Dédéesque qui nous motivé pour monter cette folle épopée.
En ce soir de janvier 2002, le cheptel va remporter une improbable victoire contre son adversaire favori. Un but « Ave Maria » de Camara, un éclair en fin de rencontre, rien qu’à voir la composition des équipes, et tu comprends vite que c’est une époque qui appartient à une autre dimension. Nyarko, Jugovic, Rool, Farnerud, Camara… Et au milieu, un génie, Marcelo Gallardo.

24 aout 2003 : Monaco se présente en cette fin d’été au Parc des Princes en tant que vice-champion de France, et vainqueur de la coupe de la Ligue. C’est la même équipe qui a finit en trombe la saison précédente, les joueurs ayant tous fait le pacte de resté afin de participer ensemble à la ligue des champions.
Et justement, ce match va être le tournant de la saison. Le point de départ d’une folle aventure qui se terminera sur le tarmac d’un obscur aéroport Allemand un soir de mai 2004. Nonda va se faire exploser le genou et la carrière par un ex-coéquipier (attention, à vitesse réelle, même de loin, les images font fort mal). L’équipe va être menée, un peu malmenée, mais le talent, la fougue et Ludovic Giuly vont mater le club de la capitale, une fois de plus. Score final : 2-4, dans un match au sénario épique qui préface de façon parfaite la saison à venir.
Quelques jours plus tard, pour remplacer Shabani Nonda, le club va la jouer à l’envers à Dédé, et recruter Fernando Morientes en lieu et place d’Elber. La légende est en marche…

20 Janvier 2010 : L’ASM de Guy Lacombe, saison 1.0 n’est pas bandante, mais pourtant, c’est celle qui obtiendra le meilleur classement final depuis Didier Deschamps. Une équipe de besogneux un peu grut portés par les coups d’éclats de Nené, et sauvé par la grace de Ste Dévote et de Stéphane Ruffier.
Ce soir là, la sainte protectrice de la Principauté et son plus vaillant soldat basque vont atteindre le firmament de leur plénitude. Le PSG va être insultant de domination. Ca va partir dans tous les sens, la surface monégasque va être transformée en scène de guerre, avec un bombardement continue et intempestif. Comme un symbole, les rouges et blancs ne vont pas cadrer la moindre frappe, et ne franchiront la ligne médiane qu’une seule fois en seconde période. Mais au milieu de tout cela, un homme va se dresser. Stephane Ruffier. Il va tout repousser, tout arrêter, tout renvoyer. Ce n’était plus un gardien de but, mais le croisement entre Superman et Chuck Norris. Tout en machoire crispée et en regard embrasé, il va défier chaque assaut Parisien, toisant les attaquants adverses, arrangant la foule et ses coéquipiers.
Cependant, lors de la seule incursion Monégasque en seconde période, Nené, en tombant pour chercher le pénalty, décale pour Muratori, qui centre fort devant le but. Edel mettra la main, mettra le pied, et aveuglé par Sainte Dévote, marquera contre son camps…

18 Décembre 2010 : Le dernier PSG-Monaco en date. Guy Lacombe, version saison 2.0 est sur un siège éjectable. En face, le PSG porté par une Nené survolté, fait peur. Au milieu, un terrain gelé, une neige abondante et des conditions dantesques pour jouer au football.
Pourtant, le match sera plaisant. Comme la rencontre en début d’année, les Parisiens vont prendre d’assaut la cage monégasque. Comme 11 mois auparavant, Ruffier va s’opposer à tout, ou presque. Les monégasques vont ouvrir le score par un coup de casque de leur Golgoth Puygrenier. Puis Nené va allumer les pétards, et trouver la faille par deux fois par deux coups de canons atomiques. Ruffier nous avouera plus tard qu’il n’a pas plongé, leuré qu’il était par le fait que Nené était un ancien coéquipier.
Mais un PSG-Monaco est forcément un match se jouant dans une dimension à part. La preuve, Niculae égalise sur un ballon qui trainait dans la surface…