On va la faire courte…

Salut, c’est Manu, Manu Flacdo, le roi du stylo !

Cette semaine, je vais vous la faire courte, car je n’ai pas vraiment le temps. Dès demain, on joue contre Bastia, donc avec le contre coup du décalage horaire avec Paris et les entrainements qui s’enchainent, j’ai un peu du mal à faire autre chose que manger, me coiffer et dormir.

La semaine du match contre le Pésségé, on a eu une très bonne nouvelle : le site officiel a fait peau neuve. Au départ, je ne savais pas trop ce que c’était le site officiel. Puis je l’ai trouvé vachement beau, il rend super bien hommage à notre équipe.

Passé cette bonne nouvelle, on a appris que Jerem’ serait avec nous contre le Pésségé. C’est une super nouvelle, je l’aime bien moi le vieux. Il court beaucoup, il défend tellement qu’on dit qu’il défend pour deux. Quand je suis sur le terrain, je m’arrange pour que le second se soit moi, comme ça je suis peinard.
Malheureusement, mauvaise nouvelle, il a encore bobo à la cuisse. Après trois jours en non-entrainement, c’est tombé, abrupt, sec, acide comme un mauvais citron.

Puis on est monté sur Paris. Je te passe l’avion, la partie de Pokemon avec Layin, l’hôtel, le discours du coach… De toute façon, je n’ai pas le droit d’en parler. C’était un très gros match, alors on s’est tous mis en mode commando. Rien ne doit filtrer de notre préparation top secret. Par contre, la prochaine fois, pitié, arrêtez de diffuser du Vanessa Paradis pendant 24 heures…
Trajet au stade, échauffement, je fais mon traditionnel rituel. Un coup de gel à gauche, toujours. Puis un clin d’œil à Layin. Puis un coup de gel à droite. Puis mon téléphone dans le protège-tibia. Avant d’entrer sur le terrain du banc, je tweete, comme pour exorciser le démon et encourager mon super numéro 1.

Et là, c’est le drame. Alors que j’allais remettre mon portable dans ma chaussette, Jeannot arrive par-derrière, et m’attrape par le bras. Il a l’œil rougeâtre et sanguinolent, genre le gars ça fait 36 heures qu’il n’a pas dormit.

 » Comment, comment, comment ? Il hurle dans ma mèche droite
— Euh… Commando ?
— AAAaaaaaaah !!!!!! »

Il est parti en hurlant. Je ne me suis rendu compte que plus tard qu’il m’avait chouré mon téléphone portable. La loooooose.
Sinon le match ben bien dégueulasse quand même. On se fait Zlataner d’entrée. Puis on pousse, et Ramdam égalise en se roulant par terre. Non, mais sans rire. Il n’a pas marqué le moindre but en dehors des 6 mètres, sauf des pénaltys. En fait, être numéro un, c’est juste un état d’esprit, il faut être capable de bouffer le gazon pour marquer des buts. Va falloir que j’y songe quand même un peu…
Surtout que pour le coup, il revient au même nombre de buts que moi, et ça me fait quand même un peu mal au citron tout ça. Le numérobis devant le numéro 1, ça avait de la gueule.
Puis le match s’enlise. Yannick rate ses deux occasions hebdomadaires, on ne marque plus, Fabinho se fait sévèrement enrhumer sur son côté… Et surtout, moi, je ne rentre pas. Pourtant, je fais tout bien, je m’échauffe, je m’étire, je pète à chaque passage devant le poteau de corner… Rien n’y fait.
À dix minutes de la fin, quelqu’un rappelle à Mister Coach que j’existe, et il se décide enfin à me faire rentrer pour que je marque le but de la victoire.
Et là, c’est le drame…

Mounir, pourtant d’habitude exemplaire de camaraderie, me la joue à l’envers, et demande à sortir. Moi, je me fais gratter la place par le petit Pî, et je retourne sur le banc, seul, sans mon téléphone… Les boules…

Je tire la tronche jusque dans le bus. Même Layin n’arrive pas à me dérider avec un coup de « Look Lemon »… Les boules…
Bon, j’ai vite relativisé dès le lendemain. Mon pote est dans l’équipe type de la journée, et ça, c’est plutôt cool quand même. Et puis bon, être à égalité au nombre de buts que Ramdam, ce n’est pas Ribas qui l’aurait fait ça, pour sûr.

Quand à moi, j’ai retrouvé mon portable, Jeannot est venu me le rendre à la Turbie, l’œil toujours aussi rouge, genre le gars qui n’avait pas dormi depuis 48 h quoi…

« Tiens, c’est à toi… Tu sais, le Parc des Princes, c’est notre parc, c’est le parc à nous… À nous, les princes quoi…
— Comment ? répondis-je, perplexe.
— Comment ? Comment ? Comment ? COMMANDOOOOOOOOOO !!!! »

Apparemment, le stage Ranieri avant le match du Pésségé lui a un peu porté sur le système…

Bonne courte semaine mes p’tits citrons !

Ciao !

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