Saucisson d’âne et champagne

Salut, c’est Manu, Manu Flacdo, le roi du digeot.

Grosse semaine pour nous, avec deux matchs au menu, du saucisson corse en apéro, et une cuite au champagne pour le digeot.
Pour survivre à cet enchainement de difficultés, le mister Coach a renforcé le groupe, incluant des p’tits gars pas forcément habitués à être dans la pleine lumière du numérobis, enfin pour le coup, c’est le numéroter ou le numérocouatro.

D’ailleurs, cette lumière, je l’ai prise en pleine poire, enfin, en pleine une on va dire. Celle de l’Équipe, qui se prend pour Buffy en pleine chasse aux buveurs de sang défiscalisés.

Par tradition, avant le match, le Mister coach nous abreuve d’un discourt censé nous expliquer l’adversaire, ce qu’il faudra faire, ce qu’il ne faudra pas oublier, tout ça et plus encore. Pour ma part, je ne retiens qu’un truc : faire des appels, marquer des buts, et être bien coiffé au moment du salto.
Malheureusement, cette fois-ci, il a pris un ton nettement plus solennel, d’un modeste haut, d’un Toto qui la chie (drôle de blague…) Bref, il a même été obligé d’enlever ses lunettes en signe de gravité.

D’ailleurs, l’embuscade s’est confirmée dès notre arrivée au Stade. Jeannot m’a tourné autour durant tout l’échauffement, avec l’œil aguerri du vieux tigre, que même Ramdam il arrive pas à faire le même. Moi j’ai vite compris son petit manège, car j’étais déjà au courant.
En fait, c’est grâce à Yacob. On l’a retrouvé en fait, ça faisait 15 jours qu’il était planqué dans le placard du bureau du Mister Coach. Alors vous pouvez me croire, il en a entendu des choses, dont celle concernant ce bon vieux Jeannot.

D’ailleurs, ça n’a pas loupé. Au moment de sortir du vestiaire, à droite j’avais l’arbitre qui vérifiait si je n’avais pas de chaine, à gauche Jeannot me tâtait les protèges tibias. Il a trouvé mon iPhone le bougre. Va falloir que je pense à le planquer ailleurs la prochaine fois.

Sympa, il a quand même twitté pour saluer mon nouveau but, et celui de Ramdam juste après.

Puis silence radio. Après le match, on avait gagné, mais j’avais les boules. D’ailleurs, je n’ai rien twitté de la soirée, signe de gravitude extrême non ?

Le lendemain du match, le réveil est difficile… On avait un peu abusé du sorbet citron avec Layin. Et alors que je prenais ma voiture pour rentrer à la maison, Jeannot apparu sur la banquette arrière. Comment il a fait, je n’ai pas compris. Mais il n’était pas là, et d’un coup, il était là. Dinguerie !
Il a juste fait ça pour me rendre mon téléphone. Puis il a disparu. Pouf.

De retour sur le résossocio, j’ai eu beaucoup de demandes concernant mon nouveau but, sur le fait que je n’ai pas fait de pirouette et tout et tout. Et surtout, avec mon nouveau but, les gens continuent de se demander jusqu’où je vais aller. Pour ma part, je n’ai pas d’objectif, sauf ceux que j’ai déjà fixés en fait :

Avec les matchs tout pleins partout dans la semaine, on a du mal à quitter l’ascenseur émotionnel. Vu comment s’était passé la dernière réunion avant Bastia, j’ai décidé d’anticiper, et de me mettre en condition pour aller dans la bouteille de champagne.

Malin comme un singe, j’ai donné mon iPhone à Jeannot à peine on était sorti de l’hôtel. J’avais tout planifié, il n’y a vu que du feu…

D’ailleurs, je me suis gavé durant tout le match… Enfin, surtout la première mi-temps ! Je suis devenu le roi de la réflexion capilotractée, ce qui pour moi, vu ma coupe de cheveux, n’est pas une mince affaire.

Dès le début du match, on prend un but. Abidal était aux fraises, Fabinho probablement encore sous la douche et Carvalho était parti vérifier s’il y avait du béton sous le gazon.

Par chance, Joan égalise sur un maitre coup franc…

Je suis sûr qu’il avait anticipé un appel extérieur de ma part, mais j’ai merdé, et au final, il a marqué… C’est bien con d’ailleurs.
Durant le match, je me suis souvent frotté à un de leurs arrières… Un peu violent le gars, un peu bizarre aussi.

Par contre, le match n’est pas terrible de notre part. On a du mal, beaucoup de mal. Pour preuve, je n’ai pas beaucoup de ballon à négocier…

Autre preuve, le mister coach crie… Enfin, il crie plus que d’habitude je veux dire.

Comme j’aime bien Ya, je prends sa défense face au coach. Non pas en m’interposant, je ne suis pas fou. Non, en ratant une émorme occaz, comme il sait si bien le faire.

Un qui ne chôme pas, c’est notre tigre… Il ne touche pas plus de ballon que moi, mais il déménage et envoie des buchettes à chaque prise de balle… C’est peut-être pour ça qu’il est le numéro 1 en fait, faire des fautes en dégageant son défenseur pour protéger la balle…

Ya voyant Ramdam raté un tir, se met à faire pareil… Le pauvre, je n’imagine même pas ce que le mister coach va lui gueuler dessus…

Si la première mi-temps fut moche, la seconde démarra un poil mieux pour nous. Enfin, un vieux poil signé Abidal…

Et après ça, le début de la fin … Enfin, surtout pour moi quoi…

Gavé, je suis gavé… il y avait la place pour marquer pourtant… Elle n’était pas plus grosse qu’un citron, mais je suis sûr qu’avec le modjo que je me trimballe en ce moment, je l’aurai mis au fond, la boule …

Avec moi sur le banc, le spectacle diminue, fortement … Logique ?

Turan nous donne un peu d’espoir en prenant un rouge…

Mais au final, c’est peine perdue, on rentre avec un match nul…

On reste premier, ce qui n’est déjà pas si mal non ?
Par contre, je suis vert, j’ai cru comprendre que le prochain match, c’était contre mes anciens potes de St Étienne…
Pour me marrer, j’ai dit à Jeannot de mettre des poteaux carrés. Il m’a fait la grimace. À moins que ce soit son état normal…

Bref…

Bonne semaine mes p’tits citrons !

Ciao !

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