A moi le citron d’or !

Salut les p’tits citrons, c’est Manu. Manu Flacdo, le roi des twittos

Cette semaine, on a tout enchainé, si bien que je prends sur ma sieste pour vous balancer ma chronique. Ça sera un peu en vrac, un peu en bordel, tout plein de tweets, vous n’avez plus qu’à arroser de jus de citron, avant de coller ça au four, thermostat 6.

Tout a commencé dimanche, par un premier match, contre les Lyonnais. Vous savez, ces ex-super-mastoc leader tout puissant du classement, qui sont désormais proche de la relégation avec un effectif regroupant des jeunes de la gambardella et des vieux sur le retour. OK, je suis méchant, mais n’oubliez pas, j’ai joué pour St Étienne, ça compense…

Le temps que tu lises ce tweet de rentrée, et je viens de me faire un méga flip. Je suis tout seul, caché sous mes draps, personne ne me voit tapoter sur mon iPhone… Et pourtant, Jeannot vient d’entrer en trombe dans la piaule, puis m’a gueulé dessus : « Hey Manu, nous aussi en ligue 2 on a joué avec des jeunes de gambardella et des vieux sur le retour… » Puis il est parti.
Donc, le match contre Lyon, c’était une reprise pour moi. Le banc, tout ça, fallait que je me réaclimate.

D’ailleurs, sympa le pote, YFC traverse tout le terrain pour chopper un jaune citron, et me féliciter ainsi pour mon retour.

Le match était plaisant. Puis il est devenu totalement citronesque quand Obaddi a marqué.

Un caramel de folie, un cachou de l’autre monde, une frappasse de mulasse… Un truc de malade. Et je dois te le dire secrètement mon cher lecteur : j’en étais un peu jaloux. 
Puis, je me suis souvenu de tout le travail que l’on a fait à l’entrainement, et je me suis dit qu’au final, le travail paie, forcément, un jour ou l’autre.

Puis, c’est Ramdam qui marque, sur une déviation millimétrée de la nuque de Joan. Et du coup, moi, je déprime…

La mi-temps se termine, on domine, on est bien… Et moi aussi, je suis au taquet, j’ai retrouvé toutes mes sensations.

La seconde mi-temps est d’un autre acabit. Les Lyonnais durcissent le jeu, l’arbitre fait de même, et nous, on déjoue pas mal. En attendant, les Lyonnais sont sympa avec un ex-Stéphanois, puisqu’ils font tout pour qu’il ne prenne pas plus le large au classement des buteurs.

Gomis ayant marqué un but, on va trembler jusqu’à la fin. Mais comme à chaque match à domicile, on gagne, et on repasse du coup devant le PSG.

Fin du match donc. Je suis peut-être le plus heureux sur le terrain. J’ai retrouvé toutes mes sensations de Numérobis, et en plus, on a tapé les Lyonnais. Du coup, je frétille sous la douche.

Et alors que je me recoiffais, j’ai senti comme un courant d’air passer dans les vestiaires. Jeannot est apparu juste derrière moi. Il m’a regardé, je l’ai regardé, il m’a regardé, je me suis remis une mèche, il m’a collé une taloche, je me suis re-remis la mèche, il a grogné…
« Le respect de l’adversaire petit… LE RESPECT ! »
Puis il est parti. Tout le monde m’a regardé, puis ils se sont tous mis à siffler comme moi… C’est beau la solidarité au sein du groupe quand même !

Le lendemain, à peine décuvé de ma cuite au citron, c’est reparti pour la coupe de la Ligue.

Comme Ramdam est suspendu, c’est donc moi qui devrais me retrouver en pointe. C’est chouette. Apparemment, je ne vais pas être le seul à sortir du banc… La rumeur annonce que le mister Coach a fait de la spéléologie, et qu’il va sortir des gus qu’on n’a pas vus depuis la prépa… de l’an dernier. J’ai peur, vais-je donc devoir courir après les passe-missiles de Coulibaly ?

D’ailleurs, la nouvelle est rapidement tombée, c’est moi le number one à Reims.

Titulaire et concentré, je ne vais pas pouvoir tweeter du match. Logique. En plus, Jeannot est sur les dents. Je suis sûr qu’il va me fouiller en long et en large avant le match. C’est certain, Yacob me l’a dit, il me soupçonne de planquer mon iPhone dans ma chevelure…

Puis, un peu avant le match, la nouvelle est tombée. Ramdam est titulaire dans les 23 joueurs nommés pour le ballon d’or. Wouaou, ça en jette en max ! Je suis la doublure d’un potentiel Ballon d’Or, vous imaginez ? C’est un peu comme si j’étais sur le banc du Barça, du Real ou du Paris St Germain… Ouaip, non, on oublie le Paris St Germain du coup. 
On en a discuté avec Layin, et il m’a dit « du coup, si lui est Ballon d’or, toi, tu seras forcément le Citron d’Or Européen ». Ça, c’est la classe !
Puis, on a joué le match… On a perdu. Ce fut un cauchemar. Yacob qui presque marque, Valère qui presque me fait une passe, moi qui presque tir, et nous au final, qui presque gagnons… Bref, un cauchemar, qui m’a suivit jusque dans ma couette.

Jeudi soir, ma maman m’a appelé. Pour avoir des nouvelles. Moi, en train de me déguiser en Pikachu, j’ai répondu, fissa.

Sur cette vanne bien moisie, je vous laisse mes p’tits citrons.

Bonne semaine mes p’tits citrons !

Ciao !

PS : n’oublie pas, tu peux me suivre sur twitter : @MFlacDo