Back in the bizzness !

Salut les p’tits citrons, c’est Manu. Manu Flacdo, le roi du salto !

Ca faisait un petit moment que je n’avais pas posté. C’est pas que je ne voulais pas, mais il fallait que je me concentre un petit peu sur mon moi même.
En effet, après un début canon, j’ai un peu marqué le pas. Mais quand tu es le numérobis d’une super star comme Ramdam Falcao, forcément dès que tu es un peu moins meilleurs, ça te colle une de ces pressions… Et je parle pas uniquement au niveau capillaire !
La pression, ça se met dans les pneus me répète souvent Layin. Cela dit, pour un attaquant qui marquait et qui ne marque plus, c’est flippant, surtout que c’est la première fois pour moi. Alors la gamberge, elle est vite venue, et elle s’est accroché à mon citron comme la puanteur sur le fromage. Si bien qu’avant les matchs, je suis aussi imbuvable qu’un jus de gingembre pressé.

D’autant plus quand c’est le derby, alors c’est encore plus de pression. Pourtant, des derbys, j’en ai joué, beaucoup quand j’étais avec les gars de la maison verte pleine de l’espoir Manufrance. Sauf qu’ils en gagnaient pas beaucoup à l’époque…

Quand le Mister Coach nous a parlé de l’équipe de Nice, il nous a dit de nous méfier de leur milieu de terrain compact et rugueux. Puis il a parlé d’un papy qui allait être sur-motivé à l’idée de jouer contre nous. Un papy, sur le terrain, dangereux ? Vous êtes sûr que c’est pas un type qui est tombé sur la valise de Lance Armstrong quand le tour de France est parti de Monaco en 2009 ?
Puis Valère m’a expliqué qu’en fait, il parlait de Papy Mendy, le jeune qui était titulaire chez nous, et qui est parti cet été à Nice pour jouer la coupe d’Europe.

J’ai alors explosé de rire.
« Le petit là ?
– Oui le petit !
– Non mais tu déconnes, le tout petit ? Celui qui ?
– Oui, celui qui !
– Non, c’est pas possible. Tu es sûr, celui qui a le ? Le gros ?
– Oui Manu, celui qui a le gros… »
Bref, ça s’est entendu dans tout le vestiaire, et le Mister Coach m’a collé un bonnet d’âne. Par chance, avec ma coiffure, le bonnet, il tenait pas.

Puis on a joué à l’Allianz Riviera. D’ailleurs, après mon but « stratosphérique », ils ont proposé de l’appeler l’Allianz Flacdo. Je leur ai dit que mon prénom c’était Manu, ils m’ont regardé, je les ai regardé, ils m’ont regardé, j’ai souri, ils sont parti avant que j’ai le temps de leur dire que tout ça, c’était à cause d’une pièce d’eau dans la fontaine du Jardin Exotique…

Cela dit, si ça continue, vu l’investissement que je vais y faire, l’eau là bas va avoir un sacré gout métaleux quand même.
Cela dit, j’ai bien fait de revenir au bon moment moi. Avec Ramdam qui a mal à la cuisse, les journalistes qui balancent n’importe quoi sur lui, quitte à me donner mal à la tête (et oui, malgré ma protection capillaire), mon but face à Nice était le bien venu. On a fait un super match, et j’ai marqué un super but. J’ai d’ailleurs dit à mes coéquipiers dans le vestiaire que je suis tellement en symbiose avec eux, que contre Ajaccio, si on fait un match de merde, je marquerai un but de merde. C’est ma façon de rendre hommage à mes 10 coéquipiers, sans qui je ne serais qu’un petit citron écrasé…

Je me permet de faire une petite pause dans ma citronnade. En effet, après mon mois d’aout de folie, j’étais promis à l’équipe de France. Depuis, plus rien. Comme ils se sont qualifiés pour la coupe du Monde au Bwazil, j’ai le droit de rêver un peu. Surtout que vu le tirage, je me sais indispensable pour la bande à Didier Deschamps !

Ensuite, vient le match du dimanche soir face à Ajaccio. Une équipe Corse à domicile, on sait faire, on a battu Bastia et j’avais marqué un but. Bon, Ramdam était là lui aussi, et c’est ce qui a fait toute la différence à l’époque. Là, le duel risque d’être sacrement plus Corsé.

La première mi-temps est une purge. Dès que je fais une accélération pour éliminer un gars, il y en a un autre au milieu du chemin, puis un deuxième derrière, et encore un autre. Un cauchemar. Soit ils ont inventé la téléportation, soit ils sont tellement nombreux dans la surface, que ça en devient irrespirable. Bref, j’ai pas touché une boule, et en rentrant aux vestiaires, je les ai grave…

La seconde mi-temps est du même acabit, sauf que Ramès a décidé de faire mal aux Corses, et du coup, ils ont mal. J’ai eu mal aussi quand il a prit un énième tacle par derrière, mais vu la grimace des adversaires suite au carton rouge, je pense qu’ils ont eu plus mal que moi. Et du coup, ça m’a remonté le moral jusque dans mon délire capillaire.
Puis alors que James prenait le ballon pour tirer le coup franc, j’ai aperçu Jeannot dans les tribunes. Ca m’a choqué, car il n’était pas sensé être là. Ce qui est d’autant plus choquant, c’est qu’il était aussi dans ma tête, et qu’il m’a parlé.
« Manu, tu as dit que si on fait un match de merde, tu planterai un but de merde
– Euh, oui monsieur-Jeannot-qui-parle-dans-ma-tête
– Tu es sûr que tu vas en être capable ? Car on fait un super match de merde là.
– Mais bien sûr que j’en suis capable.
– Non, même pas cap ! Il me faut un super but de merde du coup. Tu n’es pas cap, pour sûr !
– Pour sûr que c’est sûr. Si, et tu vas voir tient ! »
Remonté comme une pendule, je cavale dans tous les sens, et surtout sur les ballons de merde. Grand bien m’en fasse. Après une partie de tennis ballon dans la surface, avec un air-tir de Germain, une reprise de volée pas cadrée de Raggi à 2 mètres des buts, comme un cavalier, je surgis hors de la nuit, courrant pour marquer le but, au galop !

J’étais tellement content de la mochitude de mon but que j’en ai oublié de faire le salto. Pour le coup, pas bien grave, surtout que mon but remporte la mise. Trois points de plus, ce qui fait qu’on est all-in cette semaine, et que l’on repasse second.
Prochain match, va falloir que j’augmente la mise dans la fontaine. D’ici là, faut que je pense à gagner au poker, car gagner des matchs, c’est un vrai investissement !

Allez va bonne semaine mes p’tits citrons !

Ciao !

PS : n’oublie pas, tu peux me suivre sur twitter : @MFlacDo