Joyeux citron !

Salut les p’tits citrons, c’est Manu. Manu Flacdo, le roi de la gastro !

Oui, la gastro, c’est un peu la sensation que j’ai dans le bas ventre après ce dernier match de l’année. Et pas que, on a vécu un mois de décembre qui a laissé un vieux gout de citron avarié dans la plupart des gorges rouges et blanches.
Déjà, on a eu droit aux journaux qui se sont bâfrés sur Ramdam et sur sa blessure. « Le mystère Falcao » qu’ils ont mis en première page. Sans rire, personne ne titrera jamais un truc comme ça sur moi. Cela dit, si jamais ils ont envie, voilà qui pourrait un peu les aider…

Ensuite, on a eu droit à un vent de panique le temps d’une simple journée : Monaco devait payer la taxe des 75 %. Puis, en fin de journée, le club ne le devait plus. Ils n’ont absolument aucun amour propre ces types qui ont écrit tout et son contraire en moins de 24h.

Pour revenir aux choses sérieuses, on a joué à Guingamp, afin d’aller encore plus de l’avant. Devant, j’ai été titularisé, puisque le « mystère Ramdam » était toujours d’actualité.

Ce match, on l’a vite plié, puis on s’est fait chier. Ramess et Martial nous ont permis d’ouvrir le score dès le début du match.

Ensuite, on a déroulé, bien aidé par les adversaires qui en deux placages se sont vite retrouvés à 10 contre 11. Pour ma part, je n’ai pas vraiment pu profiter de l’avantage numérique, un peu à court physiquement par rapport à mes coéquipiers, notamment Joan, qui a passé une partie de son match à m’essuyer les plâtres…

Puis l’ami Layin nous a mis à l’abri après avoir été mis sur orbite par Ramess sur un corner.

La suite, je te l’épargne, se fut chiantissime au possible. Il ne s’est rien passé, on n’a pas pris de but, et on s’impose, pour la 5ème fois d’affilé !

Le reste de la semaine s’est déroulé comme la fin du match face à Guingamp. Pas grand-chose à se mettre sous la dent. Après ses déclarations, Ramdam a fait taire les journalistes. Pour ma part, j’ai eu envie d’aller déposer une nouvelle pièce dans la fontaine. Mais ce jour-là, il faisait froid. Ca caillait tellement que je me suis cru le temps d’un instant à St Étienne en plein mois d’avril. Puis j’ai vu la mer, et je me suis servi un sirop de citron.
Pour le grand final de notre année, nous avons reçu Valenciennes. Une formalité apparemment, ils sont avant-derniers, nous sommes après premier.

Ce ne fut pas une sinécure. Pire, ce match me laisse le même mal au ventre qu’une gastro contractée après une soirée trop arrosée au citron. On avait mis les bons ingrédients pourtant, la même équipe lors de nos 5 victoires consécutives, avec notamment, le grand Raggi latéral droit…

Derrière, on avait du lourd, avec aux côtés de capitaine Abi, le vengeur masqué.

Probablement qu’il s’est mis un masque au cas où il fasse une boulette, et que personne ne puisse le reconnaitre. Sauf que du coup, la gamelle, c’est captain Abi qui l’a fait.

À partir de là, le match va changer de mouche sur les ânes. Les gars du Nord vont défendre le plomb, enfin je veux dire, défendre à coup de barre de plomb. Ramess, Joan, Martial et les autres vont prendre cher dans leurs guibolles.

À la mi-temps, le mister coach me fait sortir pour faire rentrer Ramdam. Le numérobis qui sort pour faire entrer le numéro 1, quoi de plus normal. Mais si c’est pour laisser le numéro trois sur la pelouse, j’ai eu un peu plus les boules.
Mais pas longtemps. Comme l’arbitre ne dit rien, les nordistes continuent de faire des mains dans la surface, et de démolir toutes les chevilles qui passent à porter. Pour le coup, c’est celle de Martial, qui sort remplacé par Ocampos.
Le pauvre Anthony, il s’est méchamment fait découper sur le coup. Et dire que si ça avait été moi sur le terrain, c’est moi qui finissais avec un pied en moins… Ça me fait froid dans le dos tout ça…

Ocampos ne va pas apporter grand-chose. Non, c’est vrai, Loucas, il est un peu fou dans sa tête dès qu’il entre sur le terrain. Il n’arrête pas de crier « pelota ! pelota ! pelota ! » tout en courant dans tous les sens.

Mais ça ne marche pas. On prend des coups, et on ne marque pas de but. La tactique des Nordiques est foutrement bien efficace…

Au final tout ça va virer au cauchemar. On prend un but de plus. Ramdam rate un pénalty, l’arbitre nous refuse un autre pénalty, puis un but sur hors-jeu. Entre temps, Ramess a réduit le score sur corner. Mais ça n’a pas suffi. Un vrai cauchemar.

Une fois sorti de ce mauvais rêve qui n’en était pas un, que nous reste-t-il ?
Une trêve, qui va faire du bien, notamment au niveau capillaire. J’ai envie d’essayer de nouvelles choses, mais je ne veux pas casser mon modjo chevelu. Avec 8 buts au compteur, il faut que je continue, ne serait-ce que pour que les mousquetaires fassent floquer un « Flacdo » sur le maillot du cheptel.
Ça aurait de la gueule non ? Bon, pour Noël, c’est un peu short, mais ça ferait un chouette cadeau non ?

Tient, en parlant des fêtes de fin d’année, je vous souhaite à tous d’excellents réveillons, en espérant que la gastro valenciennoise soit passée.