Et Manu, tu descends ou j’te descends ?

video-undefined-19012EF000000578-266_636x358Pour d’aucuns, Manu Petit est le gars du 3 dans la chanson « et un, et deux, et trois zéros » de la finale de la coupe du Monde. Pour certains, c’est une légende monégasque, formée au pied du Rocher, champion de France à la crinière folle. Pour d’autres, c’est une sorte de philosophe raté, personne qui n’a pas compris que s’il avait du talent plein les pieds, c’est qu’il n’était pas forcément doté partout de la même façon. Enfin, pour ceux qui ont subi les commentaires du match contre Nice hier soir, il s’agit d’un pauvre type au micro, un de plus dont l’extrême partialité l’a fait s’acharner sur l’AS Monaco et défendre le petit poucet niçois, alors que les performances footballistiques ont été insipides des deux cotés. L’exemple type est Grégoire Puel, probablement titulaire principalement parce que c’est le fils du patron, qui n’a pas réussi un seul geste du match, et qui s’est vu soutenu par l’homme à la crinière qui louait « son courage le long de sa ligne », alors que Raggi, défenseur central de formation, n’était absolument pas épargné à chacune de ses montées maladroites, même si son centre derrière était dangereux.
Bref, un commentateur à la hauteur du néant sportif proposé par la chaine publique. La preuve :

« Les joueurs qui rentrent au son de l’hymne “Nissa la Bella”, que tout le monde aura reconnue » (enfin, juste toi et les spectateurs habitant autour de la plaine du Var.)

(Raggi se fait faucher par-derrière à l’entrée de la surface) Il y a faute, mais ce n’est pas flagrant. De toute façon, ce n’est pas suffisant pour qu’il y ait pénalty.

(Frappe de Raggi, dangereusement détournée par un niçois) Aïe ! Aïe ! Aïe ! Non ça va, corner

(Carvahlo en rajoute après que Kolodjézac lui a collé une baffe) C’est actor’s studio là. Beaucoup d’expérience de la part de Carvahlo. Car pour son geste, le niçois ne mérite qu’un jaune…

(à propos des Monégasques) Il y a trop de joueurs figés dans leur propre rôle (bac de philo, vous avez 4 heures…)

(Berbatov redresse difficilement un centre pour placer une tête au-dessus) C’était pourtant facile ! Quel raté du Monégasque !

(et ça continue, encore, encore) Monaco manque de rythme, de percussion, de pénétrations…

(Les niçois balancent un long ballon de contre attaque en touche) Les niçois défendent au courage, ils ont jailli avec abnégation pour partir en contre…

(toujours la même rengaine) Monaco est dans l’incapacité d’arriver balle au pied dans la surface niçoise…

(quelques secondes plus tard) Les joueurs monégasques portent beaucoup trop le ballon… (sic)

(But de Berbatov) C’est cruel pour les niçois…

(coup de sifflet final) Félicitation aux niçois qui ont su redresser la barre

(analyse à la fin du match) Je suis déçu. Je m’attendais autre chose des joueurs monégasques. Mais ils sont qualifiés. (soupirs)

(la conclusion de la mort moi le nœud qui tue) En football, ce n’est pas toujours le meilleur qui gagne.

Bref, si on comprend aisément les critiques envers le cheptel qui aura été mou et n’a rien montré ce soir, l’acharnement systématique de Manu Petit envers le club formateur qui l’a propulsé en pleine lumière est juste déplacé, relevant limite du TOC ou du syndrome psychologique aiguë…