Il ne peut en rester qu’un…

Salut mes petits citrons, c’est Manu, Manu Flacdo !

Pour mon traditionnel petit billet d’humour, j’ai une tendre pensée pour mon meilleur numéro 1 que j’ai, Ramdam, qui s’est fait opéré du genou et qui est en pleine rééducation à l’heure de maintenant.

A peine remis de l’émotion de l’opération, on s’est vite replongé dans le quotidien de la trépidante Ligue 1, avec la réception de l’OM, l’ogre qui l’été dernier m’avait révélé au grand public avec mon but vainqueur.

Pas de Ramdam donc, mais ce n’est pas bien grave, on est tous à fond, les joueurs, les supporters, le staff.
Le soir du match, le seul qui n’était pas vraiment à fond, c’est Christophe Dugarry. Enfin, pas à fond rayon professionnalisme, puisqu’en tant qu’ancien Marseillais, il était à fond derrière l’OM.

Et pourtant, durant le match, il n’y a pas eu photo. A coté de moi, Ramdam a été remplacé par Valou, et l’ivresse d’être numéro 1 lui monte très très vite à la tête. Il tente des trucs de dingue.

On nous a dit avant le match que l’OM était une équipe de Ligue des Champions. Enfin,  Toul’ m’a ensuite dit que c’est une équipe qui avait tout perdu en Ligue des Champions, et j’ai vite compris pourquoi.

Avant la m-temps, Valou ouvre la marque, après un dribble de dingue et une frappe molle. Au retour des vestiaires, je double la mise, après un contrôle pourrave et une frappe de mulet à deux mètres des buts.

On s’est donc imposé, facilement, face à une équipe de fantômes. Pour ma part, et celle des autres aussi surement, nous dédions cette victoire à Ramdam, qui nous a suivit avec son oeil d’expert.

Rayons transfert, c’est la fin du mercato. Les joueurs vont, les joueurs viennent. Parfois, des gars qu’on connaissait en début de saison font les deux.

Le dernier jour du mercato est arrivé. C’est tout frétillant que je me suis connecté à Twitter, sans même prendre la peine de me coiffer.

Et puis je me suis rendu compte d’un truc. Chicharito, Hulk, Berbatov, Vucinic, les seuls noms qui reviennent dans la presse spécialisée en mercato sont ceux de joueurs jouant le même poste que Ramdam, et donc que moi…

A la mi-journée, je suis encore totalement serein, mon avenir est au pied du Rocher, avec un jus de citron et ma fontaine pleine de pièces.

Je passe vite fait le match contre Lorient. On fait un nul bizarre, après avoir été secoué pendant un moment. Je ne marque pas, je ne me souviens même pas avoir eu une occasion. Un fantôme, probablement hanté par mon nouveau collègue vampire bulgare. D’ailleurs, je me demande pourquoi on l’a prit, car en ce moment, niveau goléador, mon pote citron, il assure !

Fin du mercato, fin du mois de janvier… A peine remis de ces émotions que débarque en ville le choc, le #Principico, celui qui attire les minettes en tribunes et fait pleurer les justiciers gauchistes de France devant tant d’argent sur un si petit terrain gazonné. J’étais tellement dans mon match, tellement dans la volonté de tenir tête au Titan Parisien, que j’en ai même fait des tournedos la nuit.

Puis le mister coach, durant le briefing+vidéo+tactico+caféiné, nous a expliqué pourquoi on ne devait pas avoir peur du PSG, et pourquoi, si on perdait, ça n’était pas bien grave.

Je suis sorti de là, j’avais rien compris, mais je savais que quoi qu’il se passe dimanche, même si je restais assis sur le banc, je sortirai du stade la tête haute, et les tresses fières au vent.

Bon, je suis titulaire, ce qui est une bonne chose, surtout qu’officiellement, si j’étais le numéro bis de Ramdam, du coup, je sais plus trop ce que je suis, si je suis passé Bis, ou numéro, ou co-numéro-un avec Valou… Et je parle même pas du Bulgare, encore un peu dans le yaourt pour les premiers entrainements.
Le PSG, c’est pas le leader pour rien quand même. Une demi-occasion, un corner un peu mal dégagé, et ils ouvrent la marque. Moi, il me faut 3 occasions franche pour cadrer… C’est surement ça la différence quand tu joue en ligue des champions…

Le reste du match va être un salto d’occasions entre eux, et nous, et eux, et nous, et eux… Enfin, pour nous, c’est surtout qu’on va tirer dans leurs pieds, leurs genoux, leurs hanches. Pas leurs bras, car ils sont déjà bien occuper à nous ceinturer ou à nous tirer les maillots.
Puis, Fabigno va marquer. Enfin, c’est soit lui, soit Tony Silva. On égalise, et c’est que du mérite.

Fin du match. Je revois les images, et là, je me rend compte que le centre de Fabigno, il était pour moi en fait. Salaud de Tony Silva, tu m’as privé de mon 10ème but !

Je vais terminer ma chronique comme je l’ai commencé. Avec une pensée pour Ramdam, et une pour son remplaçant donc, Démétar (on dirait un nom de grenouille ça…) Béberbatov, qui a pas été vilain pendant les 15 minutes qu’il a joué avec nous contre Paris.

Du bon pour la suite ? On verra bien.
A bientôt mes petits citrons…