Le 11 « c’était mieux ailleurs »

Ils sont venus chez nous, et c’était pas la joie. Pourtant, ce n’était pas des peintres, si on en croit leur carrière avant, ou après, leur passage au pied du Rocher. Voici donc 11 joueurs dont on se serait bien passé, et pourtant… Un 442 qui fout un peu les boules.

Gardien : Tony Sylva
À l’ASM, il était le remplaçant du remplaçant. Coincé derrière Barthez, puis Porato, il va quitter l’ASM alors que Deschamps venait d’acquérir le grand Flavio Roma. Il s’envolera, et sa carrière avec, à Lille, où il trustera les podiums et les matchs de ligue des champions, se classant même, le temps d’une saison, second meilleur gardien de France, juste derrière Greg Coupet. La suite sera plus compliquée, avec un départ chaotique en Turquie, et aujourd’hui, retraité, il vit au Sénégal.

Latéral gauche : Jérémy Berthod
Champion du monde des moins de 17 ans, quadruple champion de France, il a joué 3 quarts de finale de la ligue des champions, et seule la venue d’Éric Abidal à gauche l’a poussé hors de son club formateur. Quoi qu’on en dise, Berthod n’était pas vraiment un peintre avant de débarquer à Monaco. Sauf que sa carrière s’est quasiment terminée au jour où il a signé chez nous. Blessé et/ou nul, il a disparu en moins d’un an, juste avant qu’on le bazarde à Auxerre, où il sombrera corps et âme, avec le club bourguignon.
Aujourd’hui, il est le meilleur latéral gauche d’un obscur championnat nordique…

Défenseur central : Patrick Muller
034Six fois champions de France, ça vous classe un homme, surtout quand il fait partie de la base défensive de l’équipe en question. Il a aussi joué un huitième de finale de coupe du monde, et deux championnats d’Europe. Bref, quand il a signé, on avait un type qui imposait le respect. Sauf que ce respect là, il restera sur le papier. Lent, hors de forme, physiquement en dedans, il n’apparaitra que très rarement sur le terrain lors de sa première saison chez nous (alors qu’il devait encadrer les jeunes Mongongu et NKoulou), avant de disparaitre totalement lors de la seconde, jouant les clubs du troisième âge à la Turbie avec Dario Simic.
Un flop donc, mais était-ce vraiment de sa faute ? C’est la direction monégasque qui est allée le chercher (Mister De Bontin, si tu nous écoutes…), alors qu’il pensait couler une douce retraite au bord du lac Léman…

Défenseur central : Basile Boli
Multiple champion de France, champion d’Europe, titulaire en équipe de France, c’est un monstre du championnat qui débarque à Monaco après une saison moyenne en Écosse. Pourtant, c’est un fantôme lourdaud à la mentalité fort douteuse qui va se trainer pendant six mois (la légende raconte qu’il ne prenait même pas sa douche après les matchs, et rentrait directement chez lui la marque des strappings encore sur les guiboles). Le club le coupera au bout de six mois, soulageant tout le monde.

Latéral droit : Douglas Maicon
Arrière droit de métier, ce défenseur qui ne défend pas s’est mis toute la fange des joueurs de console dans la poche par sa technique largement au-dessus du lot sa frappe pas dégueu. Incapable de défendre, dangereux pour le cheptel sur l’alignement du hors-jeu, il sera testé milieu droit, sans grand succès.
Vendu à l’Inter, Mourinho, à grands coups de fouets, le transformera en un monstre tactique, capable de museler son adversaire avant de planter un but venu d’ailleurs. Il fera un carton notamment avec une LDC. Il joue maintenant sous les ordres de Rudi Garcia à Rome.

Milieu gauche : Pascal Feindouno
266Buteur pour le titre de champion de France avec Bordeaux, passeur fantasque chez les Girondins puis joueur décisif à St Etienne, la stature et le pedigree de Pascal Feindouno sont loin d’être dégueulasses, si on se restreint au simple Championnat de France. Si bien que quand la direction monégasque le rattrape à l’aéroport pour le faire signer en toute fin du mercato hivernal, on pense que le coup est bon, et que ce milieu créatif et technique pourrait apporter bien plus que tous les autres joueurs du cheptel en cumulé. En fait, il a juste fait plus la fête que tous ses coéquipiers en cumulé, trainant le déchet de sa carcasse sur le terrain, les rares fois où il était suffisamment sobre pour pouvoir enfiler le maillot rouge et blanc.

Milieu défensif : Mahamadou DiarraCapture d’écran 2014-03-20 à 19.27.09
Pilier du Lyon qui écrase tout en Ligue 1, sa venue au Louis 2 pour sauver la maisonrouge et blanche était une excellente nouvelle, tant par sa capacité à jouer juste que par son volume à la récupération. D’ailleurs, il justifia toutes ses attentes lors d’un premier match plein contre l’OM. Et ensuite, plus rien. Surnommé Docteur Maboul pour sa capacité à se blesser dans les endroits les plus improbables que variés, il sera un des plus gros bides du recrutement de l’ère Franzi. Il a disparu de nos radars depuis…

Milieu défensif : Gerard Lopez
Star de Valence et du Barca, sa carrière en Liga est loin d’être dégueulasse. Il sera même, pendant un temps, le transfert le plus élevé entre deux clubs espagnols. Cependant, il n’a jamais fait la différence à Monaco, positionné parfois meneur de jeu, parfois même avant-centre… Une grave blessure vient en plus de ça noircir le tableau de l’espagnol sur le rocher.
Il est actuellement sélectionneur de la Catalogne.

Milieu droit : Japhet N’Doram
Joueur créatif, patron et meilleur buteur du Nantes Champions de France, il débarque sur le rocher fort d’une saison à 21 buts, précédent une autre à 15. Il est au sommet de sa carrière, et les supporters monégasques s’en frottent déjà les mains. Sauf qu’avec des articulations en sucre, il va se blesser rapidement, et disparaitre de la circulation sans jamais avoir rien prouvé sous le maillot rouge et blanc. Une très grosse déception.

Attaquant : Eidur Gudjohnsen
Ne rigolez pas, il est, avec Marco Simone et Thierry Henry, le joueur avec le plus gros palmarès à avoir jamais joué à l’ASM. Champion d’Angleterre, d’Espagne, ligue des champions, il a tout gagné, si bien que sa venue, un peu à la va-vite en remplacement de Savidan, était fort bien accueillie par l’ensemble des supporters.
Carbonisé, cuit, cramé, torréfié, il va traverser la saison tel un fantôme blond au milieu du terrain, n’apportant rien, ne faisant pas plus. Dégagé 6 mois plus tard, il laissera place à Moussa Maazou, que l’on regrettera certainement plus que lui…

Attaquant : PE Aubameyang
192Prêté six mois à l’ASM par le Milan AC, Aubam’ impressionna les supporteurs munegu avec sa pointe de vitesse, et surtout par sa monocapacité à ne pas savoir faire grand-chose une fois le ballon dans ses pieds. Pour dégraisser le Mammouth, il est envoyé à St Étienne. Une fois là bas, une équipe de puissants neuro-chirurgiens s’occupèrent de son cas, et de breloque qui court vite pour pas grand chose, il s’est transformé en buteur, chose qu’il confirme cette saison en Allemagne. Etonifiant !

Article proposé et rédigé par @erwanmxn, membre de la #TeamMousk

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