Et Manu, tu descends ou… Non, c’est bon…

Après le match contre l’OGCNice au tour précédent de la Coupe de France, nous avions fustigé le comportement outrancier et volontairement anti-monégasque de Manu Petit, alias le philosophe au catogan. Si un tel déferlement de tacle à la carotide ne nous étonne guère de la part des commentateurs sportifs de l’hexagone (nous subissons les dégueulis de haine de Christophe Dugarry un weekend sur deux via Canal+), le fait que se fusse l’oeuvre d’un ancien monégasque, formé au club, et dont la trogne trône sur le mur des légendes au coeur du stade Louis II, nous a bien plus choqué.
Ayant foi en l’être humain, et supposant un égarement passager, nous avons vaillamment mis France Télévision hier soir, afin de vivre le match du cheptel sous l’analyse pointu de ce joueur champion de France, d’Angleterre, et du monde.
Mais encore une fois, nous nous sommes bien foutu le doigt dans l’oeil jusqu’à pouvoir se gratter le petit furoncle au bord de notre anus. Car la prestation de Manu Petit, sans être aussi agaçante que face à Nice (l’ampleur de la boucherie calmant assez vite ses ardeurs), fut un sommet de mauvaise foi et de parti pris : celui du faible face au gros, celui du petit peuple face à la machine à billet. Et tant pis si au yeux de ses tous premiers supporters, il n’est plus qu’une pauvre cloche dénué d’honneur et de respect.

201
Première phrase de Manu Petit et il plante de décors à grands coups de parcmètres dans le fondement : « Ça a été un match très pénible de la part des Monégasques »

L’avant match est déjà sportif : « C’est une tempête dans un verre d’eau qui s’est abattue sur Monaco et Abidal »

Coup d’envoi : « Les Monégasques ont besoin de se rassurer à domicile. »

Attention, l’analyse de l’ignorant : « Rivière a été mis sur le banc alors qu’il flambait »

Dirar se fait marcher sur le pied en pleine surface : « Ça mérite un carton jaune pour simulation ! »

Premier but de Monaco : « Ce but intervient après une série de passe, de construction, cohérente… » (traduction : tout ce qui s’est passé durant le premier quart d’heure était nul et incohérent)

Monaco outre-domine, mais il se rassure comme il peut : « Lens a la force mentale pour renverser un match, ils l’ont déjà fait » (4 fois)

S’il laisse souvent le micro à son comparse, cela ne l’empêche pas de pousser quelques petits cris, de temps à autre : « Non, il n’est pas hors jeu ! » (le Lensois était hors jeu)

Les Lensois ratent une nouvelle offensive : « C’est dommage, oh oui, c’est dommage… »

Première occasion lensoise, à la 35e : « Ça se rapproche, ça se rapproche… »

Rivière rate une occasion : « Probablement que le fait d’avoir été destitué de son poste de titulaire joue sur son mental, il est plus fébrile ».

Quasiment l’action d’après, Berbatov décale Manu Rivière dans la surface : « Comme elle vient ! Comme elle vient ! » (Rivière préfère centrer et Berbatov marque)

Mi-temps, Monaco mène très logiquement au score, mais Manu Petit garde la foi : « Cette équipe lensoise a des ressources, du mental… Il faut maintenant qu’elle trouve des idées… »

Et n’oublie pas d’étaler un soupçon de foutage de gueule : « Je ne fais pas de parti pris à l’antenne, mais le RC Lens mérite le haut de l’affiche »

Début de la seconde mi-temps, Manu Petit explique la suite du match : « Il faut que Lens les empêche de jouer, il faut les tailler un peu plus au milieu de terrain »

But de Manu Rivière : « Que c’est chanceux ! Que c’est chanceux… » (6 fois)

Dès qu’un Lensois est au sol, il saisit la balle au vol : « Ya Faute l’arbitre là ! »

Après le second but d’Ocampos, il change de tactique, contraint et forcé : « Ce qui me plait chez les monégasques, c’est qu’ils ont respecté les lensois »

Après chaque but monégasque en seconde mi-temps (et plusieurs fois entre) : « De toute façon, l’objectif des Lensois c’est de remonter en Ligue 1″

Et une petite analyse tactique d’ex-footeux-pro : Claudio Ranieri a du se surprendre lui-même avec le résultat de ce nouveau 442

Par contre, 6-0 au score, mais le naturel n’est jamais bien loin : « Monaco est une équipe très talentueuse… Mais elle n’est pas réputée pour marquer à chaque occasion comme ça… »

Les arrêts de jeu approchent, et notre délivrance aussi : « J’ai presque envie qu’ils sauvent l’honneur Kader… »

Bref, tu l’aura compris cher lecteur, s’il y a une certitude pour la demi-finale contre Guingamp dans 15 jours, c’est que Manu Petit sera leur premier supporter !