Toulalan président !

Pat11

Jérémy Toulalan, l’interview

Jérémy, première question : pourquoi ne répondez-vous jamais à la presse ?

Si je ne répondais jamais à la presse, je ne serais pas là devant vous (sourire). Autre question ?

Certes… Vous êtes régulièrement cité parmi les meilleurs joueurs de l’AS Monaco, si ce n’est le meilleur chaque soir. Qu’en pensez-vous ?

Je suis bon si l’équipe gagne. Sinon, en tant que capitaine, c’est que j’ai raté quelque chose.

Sérieusement, on voit quand même bien que l’équipe est en perte de vitesse là. Vous peinez contre Sochaux, contre Reims, vous perdez à Evian. Le ressort est cassé ?

L’important, c’est les trois points. Et c’est d’autant plus vrai dans un championnat comme le championnat français.

Mais la blessure de Falcao ne vous handicape pas un peu ? Tous ces efforts pour compenser, vous les payez maintenant non ?

Le football, c’est une question de groupe. 11 joueurs, avec les remplaçants, et l’entraineur. C’est tout cela qui fait une victoire, ou une défaite. Sans oublier les supporters, évidemment.

On dit votre entraineur sur un siégé éjectable. Vous en pensez quoi ?

Que nous avons autant de points cette année que le PSG l’an dernier à la même époque. Rien que ça devrait suffire à ne pas appuyer sur le bouton.

Le bouton ?

Ben oui, du siège éjectable.

Et vos relations avec le Mister sont bonnes ?

Oui, on parle souvent. Il n’y a que quand il se met à parler tactique qu’il me fait peur. Il enchaine les arguments, 442, 433, 41212, 4231 … On dirait Doc Brown dans Retour vers le futur au moment d’une crise de folie.

Et sinon, dimanche prochain, vous recevez le FC Nantes, votre club formateur. Il vous faut impérativement les trois points pour laisser Lille à distance.

Les rencontres avec Nantes c’est toujours spécial. Déjà avec Lyon, cela me faisait quelque chose, mais c’est encore plus vrai maintenant que je suis de retour. Du coup je vais tout donner dimanche pour les faire descendre. Comme ça, l’an prochain, je serai tranquille.

Le retour de Lille vous fait-il peur ?

Oui, et non. Lille a très bien compris que l’important, c’est les trois points. Alors avec leur jeu restrictif, leur violence caractérisé et leur tactique défensive, ils s’y emploient à merveille. En ce moment, ils ont cette chance qui fait qu’ils marquent à des moments inopinés. Mais ça ne devrait pas durer.

Quant au PSG déjà champion, cela vous inspire quoi ?

De la tristesse, et de l’humilité. De la tristesse, car un titre pour mon retour, ça aurait été sympa. De l’humilité, car on a beaucoup de travail pour se mettre au niveau de cette équipe, qui pourtant n’a rien à nous envier.

Rien à vous envier ?

Oui, complètement. Déjà, au milieu, regardez. Verrati, il discute autant avec l’arbitre que je parcours de kilomètres durant tout un match. Faut qu’il arrête. Quant à Thiago Motta, lui c’est une sorte de moi italien, mais en moins expérimenté.

C’est à dire ?

C’est-à-dire qu’il fait exactement les mêmes fautes que moi, sauf que lui, ça se voit un peu plus.

Pourtant, c’est un joueur international, comme vous. Justement, l’équipe de France, vous y songez ?

Oui, tous les soirs, en sortant mes poubelles.

Non, sérieusement ? Didier Deschamps ne vous a pas appelé ?

Si… Quelques fois…

(Il sort son téléphone, et nous montre les appels en absence. Il y en a 25 de la part d’un certain Didier D. depuis le début de l’interview).

Et vous, ne répondez pas ?

Si si, quelques fois…

Et alors ?

Et alors je lui ai dit que s’il voulait gagner la coupe du monde, il fallait que je joue.

Ah oui ?

Oui, tout à fait. Avec moi au milieu, je vais tellement courir, et tellement ratisser de ballon que Adil Rami et Philippe Mexes vont se croire aussi infranchissables de Cannavaro.

Le Cannavaro ? Le ballon d’or italien ?

Non, le marchand de faux sacs Vuitton au marché de Vintimille…

C’est donc ça le challenge qui vous motive pour cet été ? Sauver la défense française et gagner la coupe du monde ?

En fait non. Ce qui m’intéresserait dans la perspective de jouer la coupe du monde, c’est de pouvoir aller jusqu’à Rio de Janeiro à la nage depuis Monaco, en guise de stage de préparation.

Ah… Et donc ?

La fédération de sport en eau vive ayant refusé ma demande, je pense que je vais suivre la coupe du monde sur BeIn sport cet été…

Enfin, dernière question de société : vous avez suivi les élections municipales le weekend dernier ? Il parait que certains supporters ont glissé votre nom dans l’urne. Qu’en pensez-vous ?

Je pense que les mecs seraient bien emmerdés si je faisais tous les conseils des ministres en courant entre Paris et Monaco…

Merci Jérémy… A dans dix ans !

Et merci à , membre de la #TeamMousk pour sa participation à cet interview

2 réflexions sur “Toulalan président !

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