Une pièce de 10 !

Salut, c’est Manu. Manu Flacdo, le numérobis devenu numéro un en l’absence du numéro un, et désormais numéro quatre sur l’échelle du Mister. A moins que cela change rapidement dans les prochains jours, avec notre Mister Coach, on ne sait jamais.

Après mon passage à la clinique psy des mousquetaires, le temps ne s’est pas vraiment arrangé pour moi. Le match à Lyon fut une véritable purge, avec Valère qui marque, Berbatov qui offre des caviars, et qui fait gagner la rencontre avec un but hors-jeu que seul lui sait mettre. Bref…

Et pourtant ce match, je le sentais bien pour moi. Avec Valère et Beber en pointe, je pensais qu’on allait vite voir les lacunes du slow-motion inspiré par l’attaque mise en place par le Mister Coach.

Que nenni, les deux ont marqué, et moi, j’en suis réduit à tenter des trucs de débilos pour essayé de me faire remarquer.

De retour à Monaco, je retourne voir le psy. Ca n’a pas été très utile, car plus le temps passe, et plus je me morfond dans un spleen citronné.

Par chance, je suis un assidu de twitter, ce qui fait que je peux voir l’évolution des comptes des supporters autour de mon cuir chevelu, et du reste de l’équipe. La mode, c’est les comptes parodiques. Celui sur Jérémy Toulalan est une vrai réussite, les autres sont un peu plus limite.

Le match d’après, contre Lille, je suis à nouveau sur le banc. J’essai de me motiver en pensant à Abi, qui lui est envoyé directement dans les tribunes par le coach. C’est triste quand même.

Le match contre Lille, en lui même, comment dire. Ben j’ai pas vu grand chose en fait. Beber et Valére étaient encore titulaire, et moi, sur le banc, j’ai du perdre cinq vies tant ce match fut une purge des plus inintéressantes…

J’ai appris plus tard qu’il y a eu un problème avec notre capitaine Abi. Une histoire de départ prématuré comme ça. Pour ma part, un prématuré, c’est pas quand tu manges une salade avant qu’elle soit totalement mure ?

Bref, un match bien nul, dans tous les sens du terme.
Puis est venu l’heure de la coupe de France. Pour mémoire, c’est la compétition dans laquelle on a perdu notre numéro 1, vous savez, le truc qui m’a foutu en l’air ma saison à moi aussi. C’est aussi la seule compétition qu’on peut encore gagner, et la dernière dans laquelle j’ai planté un but. Pour te dire combien j’attendais ce match avec impatience.

Et j’ai eu raison de l’attendre ce match, car bingo, je suis titulaire avec Bebere. Il vont boire de quel citron je me chauffe les pchtits !

Ocampos marque rapidement le premier but. Puis, alors qu’on s’en allait vers la pause, Beber profite d’un de mes appels pour m’offrir un super-amour-de-ballon-de-ceux-que-j’en-ai-pas-eu-beaucoup-des-comme-ça-cette-saison. Ni d’une, mais de une-deux, je le remercie en centrant dessus, et il double la mise. Et moi, ça me fait carrément plaisir !

Début de seconde mi-temps, je pars façon Beber, à la limite du hors-jeu. Par miracle, le ballon m’arrive dans les pieds, je tricote un peu, et d’une frappe molle à la Valère, je plante le troisième pion.
Surpris moi-même que j’étais, j’en foire presque mon salto juste derrière.

Bilan, je suis titulaire, je marque, on gagne, et on se fait grave plaisir. Je veux pas dire, mais si le mister Coach capte pas le message subliminal là dessus, je peux plus rien pour lui…

Je passe vite fait sur la défaite à Evian. Comment dire, un bon match pourrave comme seule la Ligue 1 est capable de nous les sortir. Pas d’adversaire, pas de terrain, pas d’envie, pas d’occasion, et on prend un but sur pénalty à la dernière seconde. A oublier.
Je passe encore plus vite sur la victoire à domicile contre Nantes. Là encore, pas d’un grand intérêt pour moi, qui n’ai pas vraiment eu le temps de montrer ce que je savais faire. Et puis moi, adepte du citron, faire mal à des gars en jaune, je peux pas, c’est plus fort que moi, je peux pas.

Vendredi dernier, je m’en suis mis une derrière la cravate. Et pour cause, c’était l’anniversaire des mousquetaires. 12 ans déjà qu’ils pilonnent la toile monégasque avec leur humour à deux balles.

Moi, il y a 12 ans, j’avais 12 ans, et je jouais à Pokemon sur ma GameBoy. Tenez, la preuve.

Dernier match en date, c’était contre Rennes. A l’extérieur donc. Et là, surprise : je suis titulaire.

J’espérais bien avoir ma chance, comme la dernière fois où l’on a enchainé trois matchs d’affilé dans la même semaine. Mais je ne pensais pas directement ouvrir le bal avec mon pote Martial en pointe. Et ça m’a porté bonheur pour le coup.

Bref, je passe enfin cette barrière psychologique des 10 buts, je suis à nouveau sur mon petit nuage, et comble du bonheur, des maillots Manu Flacdo vont bientôt fleurir à Louis II.

Comme dirait un twittos bientôt célèbre : Je suis joie !

A plus mes petits citrons, pour plein de nouveaux buts et tout et tout !

Manu Flac’