[Monaco-Lorient] Les trucs de la rencontre

Premier match à domicile, et première défaite pour le cheptel, dans un match 100 % ligain pur jus. Si nous n’avons pas de quoi pavoiser pour le coup, il nous reste notre plume, et un article à écrire. Et comme nous avons passé notre match bien au-dessus du soleil, enfin, de la loge princière, nous avons vu tout plein de trucs des plus sympathiques… ou pas.

Les hommes du match

Aymen Abdenour : Heureusement que les incursions lorientaises dans le camp monégasque n’ont pas été super nombreuses, sinon on aurait eu droit à un remake version Russo-rocailleux du Titanic, avec Jardim à la barre, et Abdenour dans une version sortie du bled de Di Caprio. Piégé par la vitesse adverse dès leur premier contre, il commet l’irréparable en pleine surface, donnant raison au coach lorientais qui venait à Monaco avec un système « Ligain 3.0 » en 4-6-0. Aymen a ensuite été extrêmement fébrile, ce qui occasionnera beaucoup de déchets, notamment dans la relance. Le raté de trop viendra en fin de match, une passe foireuse pour Kurzawa, qui suivit d’une glissade Candeloresque, donne le champ libre au second but des merlus.
Un match à oublier pour l’ancien roc toulousain, malgré les nombreuses questions soulevées, pour lesquelles nous essayons de répondre dans notre débat de la semaine via notre page Facebook.

Benjamin Lecomte : Dans la longue, la très longue série des portiers que l’on ne connaissait pas, et dont on aurait bien aimé ne jamais connaitre, le gardien lorientais se pose là, aux cotés de tant d’autres de ses confrères, dont la moiteur monégasque et la présence des nobles arches du Louis II donnent des ailes. Infranchissable durant 90 minutes, il faudra une merveille de penalty « imparable » tiré par Falcao pour le battre. Toutes les autres tentatives seront tombées sur un bras, une main, un tibia…
Bref, la victoire des merlus, c’est avant tout la sienne.

Jardim : la dizaine de milliers d’entraineurs « bis » du cheptel monégasque présent au Louis II dimanche soir attendait avec impatience de pouvoir poser un premier jugement couperet sur le crane dégarni du technicien lusitanien. Et dire que le berger du cheptel a donné le bâton pour se faire battre est un doux euphémisme. Se passer du meilleur joueur de l’an dernier dès le coup d’envoi est quand même assez couillu. Mais pas autant que de sortir un milieu pour mettre un attaquant, ce qui est probablement du jamais vu depuis Jean Tigana en 97 quand il a sorti Bernarbia pour faire rentrer Ikpéba contre l’Inter. Et on n’est qu’à la demi-heure de jeu ! La seconde mi-temps sera un festival de changements tactiques à faire pâlir la majorité des aficionados de Foot Manager. Du 424 théorique avec la rentrée de Falcao, on avait plutôt un 244 avec Dirar et Kurzawa souvent plus haut que les deux ailiers, le tout transformé en 224 avec l’expulsion de Carvalho et la rentrée de Martial. Certes, ça ne fait que 9 joueurs, mais Germain évoluait tel un électron libre, selon la tactique improgramable sur n’importe quel logiciel de simulation footeuse dite du « Cercle », avec un capitaine munegu qui galopait en rond selon les zones où se trouvait le ballon.
Bref, le technicien portugais est encore en phase de construction, et il a probablement essayé de brancher la douche avant même d’avoir posé le toit… La seule chose rassurante, c’est qu’il reste fidèle à ses principes, même si pour cela il doit mettre ses couilles sur la table quitte à se les faire aplatir à coups de truelles par le moindre footix qui croisera son chemin.

On pourrait mettre une mention particulière à monsieur l’arbitre, égal à lui-même depuis tant d’années, et qui nous foudroie à chaque match de cette complaisance bienveillante envers le « petit », et de cette hyper sévérité envers le gros. L’an dernier c’était éreintant, cette année ça devient pénalisant, le rouge pour Carvalho est très sévère, surtout quand des Lorientais font bien pires sans se faire attraper par la patrouille…

Le geste technique

Le penalty dans la lucarne, par Radamel Falcao : À montrer dans toutes les écoles de football, ce genre de penalty est inratable, enfin en tout cas, inarrêtable, même avec le meilleur gardien du monde en face. D’ailleurs, le gardien lorientais a beau partir au bon moment, faire le bon saut dans la bonne direction, il est forcément trop court face à ce genre de tir. Mort à Panenka !

Les réflexions du soir :

Mettre Dirar latéral droit, pour le faire jouer 80 % du temps en position d’ailier, ce n’est pas plus logique de le mettre ailier et de titulariser Fabinho derrière ?
Carvalho suspendu, Isimat-Mirin sur le départ. Si Raggi se blesse au prochain match, on met qui titulaire en défense centrale ?
Kondogbia peut faire une belle saison sur les promesses qu’il démontre depuis quelques rencontres. Sauf évidemment s’il est obligé de jouer à son poste, et à celui de Moutinho, et à celui de Bakayoko… en même temps.
Bon, et sinon, il revient quand de la coupe du monde James Rodriguez ?
Pourquoi mettre une si belle et si puissance musique d’entrée des joueurs « Nessun dorma », sans expliquer aux joueurs ce que signifie le « Vincero » chanté à la fin par Pavaroti ?
On a compris pourquoi Vasiliev a toujours le sourire : passez tous vos matchs avec du champagne à volonté et une sculpturale créature à vos côtés, et même une défaite face à Lorient ne vous fera pas tirer la gueule.

Le truc qui fait plaisir : 

Ce lundi sur Nice-Matin, version Monaco (donc Monaco-Matin quoi), une pleine page est consacrée aux supportrices de l’ASM. Pour illustrer cet article, une jolie photo de jolies demoiselles, dont 2 d’entre elles exhibent une super écharpe signée ASMousquetaires.com. La #TeamMousk est fière de vous les filles !
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L’article à lire : Haro sur Monaco : Footix en veut pour son argent

Alors, voilà. Footix n’était déjà pas content de l’arrivée de Jardim et du recrutement light de juillet. Mais depuis hier, Footix est carrément vénère parce que l’ASM a perdu 2-1 à dom contre les amateurs de Lorient (CFA 2). Où est le suspens qu’on lui avait promis ? Qu’attend ce Monaco super riche pour se renforcer avec des super joueurs ? Et pourquoi avoir vendu « James » ? Etc, etc. Le lynchage de Jardim a déjà commencé : comment a-t-il pu laisser Toulalan sur la touche ? Pourquoi avoir aligné le lent Carvalho, expulsé en fin de match ? Pourquoi avoir lancé Bakayoko (19 ans) au milieu ? Pourquoi Moutinho en n°10 haut, puis en 8 décroché ? Pourquoi être passé du 4-2-3-1 au 4-4-2 à la demi-heure de jeu ? Pourquoi une équipe si offensive ? Pourquoi avoir de surcroît fait entrer trois attaquants ? Pourquoi avoir perdu ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Footix est colère.

Très bon résumé de la situation actuelle, tant du point de vue du cheptel que de ce qui se passe dans les tribunes et les réseaux sociaux, avec les déprimés, les suicidaires, les véhéments, les « le-projet-est-mort » et le reste…
Et pourtant, je n’ai pas toujours été sur la même longueur d’onde que le rédacteur de cet article, fan de Ricardo à une époque où il avait lancé la machine munegu plein gaz vers la L2…

Les photos du match