[Bordeaux-Monaco] Les trucs de la rencontre

« Et ça continue, encore et encore, c’est que le début, d’accord, d’accord… »  Telle est la phrase qui pourra résumer notre sentiment au J+1 de notre seconde défaite de la saison. Si notre première mi-temps fut de fort bonne qualité, les maux sont ressortis, quasiment les mêmes que contre Lorient. Sauf que cette fois-ci, face à une équipe venue pour faire autre chose que le remake du mur de l’Atlantique à l’intérieur de ses 18 mètres, nous l’avons payé cash.

Les hommes du match :

Aymen Abdenour : Nous en parlions dans notre débat de la semaine dernière via notre page Facebook, mais après ce nouveau « non-match » de sa part, le doute est encore plus vivace à son encontre. A-t-il le profil pour faire illusion dans le schéma de jeu prôné par Jardim ? Dans le coup sur 5 des 6 buts encaissés par l’équipe en deux matchs, il est clairement le maillon (très) faible de cette équipe, poste qui pourtant ne manque pas de prétendants. Buffle solide en homme à homme, il est par contre bien moins à l’aise, pour ne pas dire à côté de la plaque dès qu’il s’agit d’anticiper et de relancer. Et cela le fruste, le bloque, le tétanise… C’est peut-être même pire tant qu’il semble en panique depuis deux matchs.
S’il n’est pas le premier attaquant de l’équipe comme le souhaite Jardim, ses erreurs en ont fait le premier attaquant de l’équipe adverse. Avec un défenseur un tant soit peu moins en perdition, le score aurait probablement été bien moins sévère… Le voir titulaire à Nantes serait une très grosse surprise…

Dimitar Berbatov : La lumière au fond de la grotte. Toutes les occasions du cheptel sont venues de lui. Qu’il soit à la conclusion, ou à la déviation, il a joué juste, en marchant, mais il a joué juste. Alors oui, il râle, mais on a envie de lui donner raison. Son but à genoux est le symbole de la partition qu’il nous a récitée en première mi-temps. Son association avec Falcao mérite d’être travaillée sur la longueur, tant son intelligence de jeu offre des promesses explosives aux côtés du Tigre.

Jardim : Il était attendu au tournant après un premier match chaotique, et alors que ses joueurs rentraient aux vestiaires à la mi-temps, on était enclin à dire qu’il avait vraiment bien rectifié le tir. Son équipe contrôlait la partie avec aisance, se procurait des occasions, jouait son jeu, et menait au score. Bref, un bilan idyllique que l’on n’imaginait pas après la purge face à Lorient.
Malheureusement, plus vite ça monte, plus vite ça redescend, et c’est impuissant qu’il a assisté au naufrage de son équipe en seconde période, battu tout d’abord tactiquement par le coach bordelais, puis par ses propres troupes, Abdenour se chargeant de saborder le navire.
Si la semaine dernière on lui a reproché de changer 20 fois de système en cours de match, cette fois-ci, il pourra lui être reproché de ne pas avoir changé de système assez vite, pour densifier un milieu. Quant à ses changements, ils n’ont rien apporté, voire pire, l’équipe a encore moins bien joué après…
Sa copie est (encore) à revoir, mais sa première mi-temps montre qu’il sait faire les ajustements nécessaires.

Le débat de la semaine :

Dans un milieu de terrain qui a sombré à 5 contre 3 en début de seconde mi-temps, un homme aurait pu apporter la lumière et soulager l’équipe en tenant un peu mieux le ballon, grâce à sa technique et à sa clairvoyance. Cet homme, c’est Joao Moutinho, enfin celui que l’on nous a vendu l’an dernier quand il est arrivé. Malheureusement, il n’en fut rien. Venez en parler sur notre groupe Facebook

Le geste technique :

Le but à genoux, par Dimitar Berbatov : Même en marchant, même à genoux, même de la tête, ce joueur a la classe ! N’importe quel autre avant-centre de Ligue 1 aurait tenté la reprise de volée, la grosse majorité aurait tué trois personnes en tribunes, et rares sont ceux qui, après avoir cadré, auraient trouvé autre chose que le gardien. Mais Dimitar s’est mis à genoux, et il a déposé une frappe de la tête chirurgicale dans le seul endroit où le gardien ne pouvait jamais l’avoir. De l’art !

Les réflexions du soir :

Abdenour dans les choux, les cartons qui pleuvent dru, vous êtes sûr les dirigeants qu’il n’est pas temps d’acheter un défenseur central ?
Vous voyez que les dirigeants de l’ASMonaco n’ont pris personne en traitre : avec Jardim, il y a du spectacle !
Abdenour dans les choux, les cartons qui pleuvent dru, tu es sûr Isimat de vouloir partir ?
Echiéjilé, on l’a trouvé bon en première mi-temps. Lors de la seconde, on s’est rappelé que s’il a été bon, c’est parce qu’il n’a pas vraiment eu à défendre…
Abdenour dans les choux, les cartons qui pleuvent dru, tu es sûr Abidal de ne pas vouloir revenir pour une dernière pige ?
Après cette défaite, nombreux sont ceux qui voulaient voir Jardim bruler sur le bucher place de la Condamine. Et vous voulez mettre qui à la place ? Un nouveau qui n’a pas fait la préparation ? Ranieri que tout le monde vomissait en fin de saison dernière ?
Bon, quelqu’un a dit à Jardim que le championnat commençait début aout, et pas fin aout comme partout ailleurs en Europe ?

L’article à lire : 

Passer le dimanche à 21h sur Canal ça fait toujours peur, surtout quand on sait qu’a priori on va recevoir le fiel de Pierre Ménès. Et quand en plus c’est Monaco en face on se dit qu’on va passer une mauvaise soirée à serrer les fesses et insulter son chien (parce qu’il m’en voudra pas). Sauf que bizarrement cette année Monaco fait moins peur, pas parce qu’ils ont perdu contre Lorient le week-end dernier mais plus parce qu’on sent que l’équipe a moins ce côté « Cavaliers de l’Apocalypse » que lors de la saison passée. En effet, James Rodriguez parti, Falcao revenant tout juste de blessure et Jardim pas encore au point avec son groupe, on se dit que s’il y a bien un moment où Monaco est prenable dans la saison c’est maintenant.

Parce qu’à Bordeaux, il n’y a pas que Jaroslav Plasil et Willy Sagnol, il y a aussi la scapulaire académie, dont l’analyse est probablement plus pertinente que celle de la dizaine de millier de nos Falcaix.