En passant chez le psy

Parce que la brutale montée en puissance du cheptel n’est pas sans causer nombre de remous et de dommages collatéraux, il est temps que quelqu’un s’occupe de réparer les dégats mentaux auprès de ce petit monde. Reprenant à notre compte une idée lumineuse du site Trashtalk.fr, voici donc la clinique psy des mousquetaires, lieu de canapé et d’échange…

Jean-Pierre Louvel

jean-pierre-louvel« J’aurais préféré que cet argent vienne sur un club comme Marseille, Lyon ou autre, qui en ont besoin pour réinjecter dans le football français. Les montants des transferts ne sont pas un problème s’ils restent dans le football et qu’ils sont réinjecté dans le football du pays. Jusqu’ici, Monaco a surtout investi à l’étranger. On peut craindre qu’ils continuent »
Tels sont les mots de l’hommelet président de l’UCF à propos du transfert de James Rodriguez à Monaco. Rappelons à ce coprolithe de bas étage que depuis l’arrivée des russes, le cheptel s’est offert N’Dinga (Auxerre), Nardi (Nancy), Bakayoko (Rennes), Abdenour (Toulouse), Isimat-Mirin (Valenciennes), Martial (Lyon), Rivière (Toulouse), Obbadi (Troyes), Medjani (Ajaccio) soit quasiment une équipe compléte, ce qui est probablement plus d’investissement dans le championnat Français que le PSG sur la même période (Matuidi, Digne, Aurier et ?). Alors oui, effectivement, nous n’avons acheté personne en provenance du Havre, son club à lui. Mais est-ce notre faute s’il n’a que des buses ?
Verdict : A garder sous le coude, car de toute façon, le problème avec les clubs professionnels Français ne se réglera probablement jamais…

Les « Falcaix » et autres dépressifs

CuntaBalle007-1Par ce terme générique, que nous avons déjà détaillé dans les plus grandes largeurs l’an dernier dans notre Cunta Balle #7, nous désignons les supporters venus se greffer au cheptel à la suite de la signature de Falcao et de notre bon parcours de l’an dernier. Une sorte de « footix » à la sauce monégasque en somme, des « supporters » venu quand l’ASM brillait, et qui hurlent au loup et à toutes les autres créatures malfaisantes de la nature dès lors qu’ils n’ont pas le bling-bling escompté.
A cela, nous ajouterons les « munegu dépressifs » des réseaux sociaux, ces supporters de plus ou moins longue date qui se vautrent dans une noirceur totale, qui envisagent le pire pour le cheptel, qui font d’une montagne chaque fait négatifs sans regarder toutes les avancées effectuées par ailleurs, et qui « rigolent intérieurement » à la moindre pécadille.
Ces gens là ont un écho assourdissant sur les réseaux, avec en point d’orgue la dégueulante généralisée faisant suite au match à Bordeaux. Affichés de façon assez peu glorieuse en une du Nice-Matin du jour, dénoncés dans l’excellent papier de So Foot « Le footix en veut pour son fric« , ces gens là donnent une image de pleureuses assez déplorable du « Kop Munegu », qui cela dit, n’avait pas forcément besoin de ça.
Verdict : Nous n’avons pas un, mais deux traitements possibles. Le premier, aller se faire voir, et monter sur la capitale supporter le casting grandiloquant parisien. Là, vous aurez du bling-bling pour vous en mettre plein le fondement. Pour les moins fortunés, le creux rutilant des fesses-Mathieu de l’Allianz Riviera sera une alternative plausibe. Ou alors, il vous reste la seconde médication, à savoir donner un minimum de crédits aux rumeurs et aux racontars made in radio moquette, se rappeller d’où on était il y a deux ans à peine, et consulter de façon quotidienne le site des mousquetaires, qui a déjà prouvé par le passé son petit coté « point chaud au coeur des ténèbres ».

Léonardo Jardim

1733741_w2Il est écrit que le poste d’entraineur est un poste à risques psychologiques. Ranieri était notre meilleur client, il risque fort d’en être de même pour Jardim, le petit portugais à la mine de croque-mort qui l’a remplacé. Cependant, les deux cas sont sérieusement différents. Car là où le coach italien était tancé pour son jeu, malgré des résultats brillants, le portugais vient de se prendre deux coups de bambous, ses idées, ses concepts et son jeu se heurtant à la dure réalité des spécificités du championnat de Ligue 1. C’est donc pour l’instant l’inverse que son prédécésseur, lui propose du jeu, mais les résultats sont dégueulasses. Ses choix sont déjà critiqués (l’absence de Toulalan, l’absence de réaction tactique à Bordeaux…) et malheureusement il n’est pas non plus aidé par les boulettes dramatiques de certains joueurs (Abdenour, si tu nous écoutes), et par la sourdine mise en place par ses dirigeants en matière de recrutement (on a bien compris pourquoi il réclame un défenseur et un ailier depuis plusieurs semaines…). Impassible au possible, le poker-face légèrement tristounet affiché quelque soit les circonstances, il n’en reste pas moins que ça doit tempéter sévère sous son casque depuis le début du championnat.
Verdict : Le temps semble être la seule prescription possible pour son cas. Le temps de mettre en place et de faire éclore ses idées au sein d’un groupe où tout est remis à zéro. Malheureusement, c’est aussi un remède à double tranchant, car le temps est un luxe que les clubs n’ont pas forcément.

Historique du cabinet :

Claudio Ranieri : 3 visites
La ligue et ses hommelets : 3 visites
Abidal : 3 visites
Falcao : 2 visites
Le Kop Munegu : 2 visites
Manu Rivière : 2 visites
Nempalys Mendy : 1 visite
L’Equipe : 1 visite
Ferreira-Carrasco : 1 visite
Manu Petit : 1 visite
James Rodriguez : 1 visite
Léo Jardim : 1 visite