Monuments en détresse

Aujourd’hui, afin de vous faire patienter jusqu’au match de demain soir, nous avions décidé de diffuser un petit trucage de notre cru, avec des héros, et nombre de doux souvenirs de la plus belle campagne de coupe d’Europe des 90 années de vie du cheptel. Malheureusement, il n’en sera rien, car l’actualité assez dramatique du moment nous force à reprendre la plume pour porter un soutien franc et massif à l’autre équipe professionnelle du sport monégasque, la Rocca Team de l’ASM Basket, qui subit de plein fouet les turpitudes des nodocéphales à la tête du sport français.

En effet, à l’instar de Luzenac dans notre jeu de balle au pied, les professionnels monégasques du ballon au cavagnetu se sont vus refuser l’entrée en division 2. Pour être plus précis, on leur a indiqué que pour avoir le droit de jouer au second échelon de l’élite française, le club de la Principauté devait s’acquitter, et ce de façon annuelle, d’une patente d’un montant quoiqu’il arrive exorbitant. Cette histoire assez saugrenue n’est pas sans rappeler l’affaire qui a tempêté toute la saison précédente autour du cheptel Munegu, pour finalement se solder par un règlement « à l’amiable » d’un « droit d’entrée » de 50 millions d’euros, extorsion mafieuse encore contestée au sein de la mafia elle-même, impôt dissimulé qui à notre humble avis ne fait que repousser le problème, racket en bande organisée qui pèse très lourdement sur les finances monégasques (et peut-être sur la volonté de Rybolovlev d’aller plus loin vu le nombre de bâtons qu’on lui met déjà dans les roues).
Mais surtout, ce « droit d’entrée » a fait des émules et la petite discipline Basketball (au sens médiatique et financier du terme) s’est dit qu’elle pouvait faire comme le grand football, et faire payer le club monégasque sur la base d’un code du sport dont on ne connaissait absolument pas l’existence au trimestre dernier.

Mais cette histoire va nettement au-delà du simple cadre d’un panier et d’une boule orange. Cette histoire confronte l’ensemble du sport monégasque à ce « code du sport » dont l’existence toute récente remet en cause quasiment un siècle d’histoire et de relations sportives en bonne intelligence entre l’hexagone et le Rocher. Car si aujourd’hui l’ASM FC peut souffler ses 90 bougies, ce sont toutes les sections sportives de l’AS Monaco qui ont droit à cet honneur, âge canonique qui correspond à l’intégration du sport monégasque au sein des différentes fédérations françaises. Si la Ligue de Basket exclu l’AS Monaco de ses championnats uniquement parce que c’est Monaco, les autres fédérations pourront faire de même sur la base de cet argument fallacieux, et sans aucun retour en arrière possible signant une disparition pure et simple du sport monégasque dans une mise à mort massive, sanglante et sauvage comme on n’en voit que dans l’épisode final d’une saison de Game of Thrones. Que ferait un club obligé tout au long de l’année de se mesurer à lui-même ?
Et il est fort à parier que si ce « code du sport » devient la bible de référence pour exécuter le sport monégasque de haut niveau, les détracteurs fot-en-cul de l’ASM FC vont s’en donner à cœur joie pour faire jurisprudence, et relancer la machine à gomitu. Ces gourgandines sont tellement à l’affut de la moindre excuse pour nous ramoner le fondement qu’ils ne vont certainement pas laisser passer celle-là.

Ainsi, les mousquetaires, à leur petit niveau, affichent leur soutien plein et entier envers l’ASM Basket dans ce long combat qui désormais sort du cadre même du sport. Car évidemment, si on s’en tenait au simple cadre des performances et des résultats, il n’y aurait pas tout ce tintouin. C’est à croire que du fait que le club rouge et blanc soit monégasque, les joueurs sont donc tous dopés jusqu’à la glotte en produits divers et variés qui les rend plus forts, plus beaux, plus talentueux…
Mais en face, il y a un gang de gagne-petit qui préfère rester un championnat pitoyable dont les talents s’enfuient, plutôt que de profiter de locomotives telles que l’AS Monaco qui attireront grands joueurs, spectateurs, droits télés etc., etc. Ce combat est loin d’être équitable, car le bon sens, un siècle d’histoire, les conventions fiscales internationales et des arguments en bétons ne sont rien contre ces coprolithes, qui tels le coq que le blason français, sont fiers de chanter les orteils baignant dans toutes sortes de miasmes…

Daghe Munegu !

N’hésitez pas à venir apporter votre soutien à l’ASM Basket et à l’ensemble du sport monégasque sur Facebook, sur la page du club de la Roca Team, et sur celle de leurs soutiens : qui veut la peau de la Roca Team