[Monaco-Guingamp] Les trucs de la rencontre

Celle-là, elle fait du bien ! El « présidente » la Toul » l’avait dit dès mardi soir : le match le plus compliqué de la semaine sera celui contre les irréductibles bretons. Et il est vrai que nombreux étaient les membres du « kop munegu » à avoir oublié les vicissitudes liées au retour au dur labeur hebdomadaire après un aparté dans la plus haute cour Européenne. Cet adage était d’autant plus vrai que le groupe monégasque encore friable, encore fiévreux et convalescent, est surtout d’une grande jeunesse et d’une expérience bien légère face à ce genre de retour sur terre souvent très brutal. C’est pour cela qu’importe le flacon, les diatribes journalistiques, les occasions gâchées et la frayeur en fin de rencontre. L’important, c’est d’avoir gagné, d’avoir maitrisé la rencontre, malgré tous les éléments contraires…

Les hommes du match :

Nabil Dirar : Son premier match à son vrai poste, à savoir milieu droit (ou ailier, selon la définition de certains puristes), est certainement son meilleur depuis le début de saison. Décisif par son but qui donne trois points au cheptel, il a aussi fait bon usage de la gonfle, combinant bien souvent avec Moutinho, et ce malgré le fait que les attaques monégasques, fort du duo Kurzawa/YFC, penchaient fortement du coté opposé. Avec Tornado Silva contre Leverkusen, il pose sérieusement les jalons d’une vraie concurrence à droite, poussant de plus en plus Ocampos de l’autre côté, voire même sur le banc. Par contre, quid du poste de latéral droit, où il ne reste plus que le très timide Fabinho.

Bernardo Silva : Il devait confirmer, il n’a pas déçu. Loin de l’entrée virevoltante en milieu de seconde mi-temps face à Leverkusen, le pin’s monégasque a cette fois-ci joué toute la rencontre, alternant le très bon, et le plus discret, il a enchainé plusieurs postes suite aux aléas de la rencontre, avec toujours le souci de ne pas faire n’importe quoi avec le ballon, n’ayant pas peur d’aller au charbom malgrés le traitement assez sauvage que lui réservaient parfois les golgoths adverses, dépassés et déroutés par ses dribbles courts et sa vitesse. A peut-être manqué un peu de spontanéité et de fraicheur en fin de rencontre, gâchant deux occasions par trop de râteaux ou de volonté de bien faire, et pas assez de tir en première intention. Perfectible, mais hyper prometteur.

Joao Moutinho : Au centre de toutes les critiques depuis un petit moment, il monte indéniablement en puissance lors de ses dernières sorties. À la baguette sur chacune des occasions, là où il avait plutôt tendance à se planquer dans un coin, dangereux sur coups de pied arrêtés (même si ses corners restent grandement perfectibles), il a cette volonté d’aller de l’avant qui en fait un pilier du « système Jardim ». Souvent le premier au pressing, il a récupéré un sac de ballons, tache obscure que l’on a bien souvent tendance à oublier quand on parle de ses performances. Alors volonté de se montrer pour être bien vendu au prochain mercato, ou vraie libération suite au départ de l’ombre pesante de James et de Falcao ? Nous attendrons un peu avant de juger, mais force est de constater que ce Moutinho-là est nettement meilleur que son cousin de l’an dernier…

Le débat de la semaine :

Comme les matchs s’enchainent, nous allons faire bref : quelle équipe souhaitez-vous voir sur le terrain à Montpellier en milieu de semaine ? En tenant compte bien sûr de la répétition des matchs, des cartons, de l’état de forme de chacun, et du fait que Rolland Courbis, grand poète dans âme, va surement nous attendre avec un vrai chantier. Venez en débattre sur notre page Facebook.

En direct des vestiaires : 

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Le geste technique :

Le contrôle de la cuisse en pleine surface, par Baca : Coup franc pour Monaco, à l’entrée de la surface. Le stratège monégasque Moutinho glisse un amour de frappe qui oblige le gardien guingampais à un horizontal pour écarter le danger. Le ballon revient sur Baca, qui au lieu de mettre un grand coup de pompe pour dégager tout cela, comme l’aurai fait n’importe quel Peter Hansson de bas étage, tente de contrôler le tout. Mauvaise idée, il se loupe lamentablement, offrant une passe décisive contre son camp à Dirar, qui n’a plus qu’à pousser l’offrande dans les buts vides.

Les réflexions du soir :

  • La compo officielle annonce un 433 avec Martial à gauche et Bernardo au cœur du milieu à trois, l’impression visuelle avance clairement un 442 avec Bernardo à droite et un Martial dans l’axe, et la sortie du pauvre Martial lance un 451 avec Bernardo derrière Berbatov, et Dirar à droite… Mort à FootManager !
  • Angoua met un carton à Martial, le forçant à sortir pour Dirar. Angoua met un carton à Moutinho, forçant le coup franc qui permettra le but de Dirar… Vous pensez que Nabil lui a offert des makrouts à la fin du match ?
  • Bernardo qui a une occasion de la tête en début de rencontre. Sur le même genre d’occasion, Ludo Giuly avait tenté (et réussit), une papinade, lui (contre Lens) !
  • « Oh, les rugbymen ils ne font pas tout ce cinéma eux au moins ! » (ma voisine de tribune, une perle en devenir)
  • « Dit 33
    — 806 !
    — Anto, merde, dit 33 !
    — 806 » (conversation entre le toubib et Martial avant que ce dernier sorte pour commotion cérébrale)
  • « Ce n’est pas le plus beau match que l’on a vu…
    — Pour faire un beau match, il faut généralement deux équipes.
    — Certes… » (conversation en direct de la Tribune Excellence)
  • Vous croyez que Subasic a repris la partie de Sudoku qu’il avait abandonnée l’an dernier après la 38e journée ?

Les photos du match