[Zenith-Monaco] Les trucs de la rencontre

Suite à la défaite face à Nice, on nous a promis l’enfer chez les Soviets. Les spécialistes de tous bords voyaient la bande rouge et blanche prendre l’avalanche en pleine poire, et rentrer en Principauté ivre de coups de pompes dans les guibolles, à défaut de coups de vodka. Et pourtant, le cheptel a livré là sa meilleure partition de la saison, dominant les Russes durant toute la première mi-temps, baissant de régime en seconde, faute à la sortie prématurée de Berbatov qui a privé l’équipe de son point d’ancrage de très haut niveau en pointe. De très bonne augure pour la suite, même si cela souligne la capacité assez peu professionnelle qu’à l’équipe à choisir ses matchs en fonction du prestige de l’adversaire (marquant un peu plus le piètre prestige de la formation niçoise…)

Les hommes du match :

Geoffrey Kondogbia : Si ses récentes performances plus que moyennes n’avaient pas vraiment soumis son retour sur le banc à la question, il n’en reste pas moins que son absence face à Nice a été souligné, le physique du platane ayant largement manqué face à la horde sauvage adverse. En Russie, il a montré pourquoi sa présence apporte un vrai plus au coeur du jeu monégasque. S’il a mis au pas la plupart de ses adversaires, il a aussi été très précieux dans la construction, renversant souvent le jeu par des transversales bien senties.

Dimitar Berbatov : Il marche, plus que de raison. Il vocifère, autant contre lui que contre ses coéquipiers. Il n’a pas marqué depuis un moment. Et pourtant, on a pu voir combien Dimitar Berbatov était essentiel, voire indispensable à la bonne tenue du cheptel. Enfin, on l’a surtout vu quand il est sorti, pour un problème à la cheville qui devrait le priver du choc intergalactique contre les Parisiens. Sans lui, le cheptel a eu un mal fou à conserver le ballon et à jouer haut comme en première mi-temps. Certe, le fait de mettre monsieur « 1 ballon joué = 1 ballon perdu » Ocampos n’a pas franchement aidé. Mais quand même, il va clairement manquer, surtout que des comme lui, il n’y en a pas de rechange au sein du cheptel… voire même dans l’Europe entière.

Layvin Kurzawa : Alors que son principal concurrent, Lucas Digne, regardait (encore) le match du PSG depuis le banc de touche, Kurzawa faisait (encore) forte impression au sein de la plus haute compétition européenne. Et en face, il y avait du client, en la personne de Hulk, sorte de masse de muscle presque rondouillarde qui va à mille à l’heure et qui est capable d’envoyer un T-rex dans les tribunes d’un coup d’épaule. Il a tenu le choc, et même mieux, il a aussi soutenu son attaque par des montées dont il en a le secret. Nous souhaitons bien du courage à Didier Deschamps pour expliquer pourquoi il n’a (encore) pas retenu Layin avec le groupe France.

L’avant match du cheptel :
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Le geste technique :

Le centre réussi, par Lucas Ocampos : C’est tellement rare que nous en sommes encore sous le choc. Lucas Ocampos, titulaire d’un soir, nous a gratifié en tout début de match non pas d’une, mais de deux gestes réussit, une première pour lui qui a tendance à faire n’importe quoi dès qu’il touche deux fois de suite la gonfle. Un bon dribble, suivit d’un super centre en retrait pour Berbatov, dont la reprise méritait d’aller au fond, ne serai-ce que pour valider le geste de notre fantasque futur-papa argentin aux grandes oreilles.

Les réflexions du soir :

  • Donc avec ce nul en Russie, l’ASM a fait mieux que l’OM sur l’intégralité de la phase de poule…
  • Monaco leader de sa poule de Ligue des champions après 2 journées. Personne n’avait parié là dessus après le naufrage à Bordeaux…
  • Quand on voit la différence de niveau entre le cheptel qui joue à fond (lors des gros matchs) et celui qui se gratte le service trois pièce, on a aucun doute à se faire pour la rencontre face au PSG. Par contre, si quelqu’un pouvait leur expliquer qu’Evian Thonon Gaillard c’est un grand d’Europe…
  • Et donc au final, le Zenith, c’est plus ou moins fort que le FC Nantes ? Je vois pas bien…