[PSG-Monaco] Les trucs de la rencontre

Il y a des matchs nuls 1-1 qui sont intéressant et palpitant, et il y a le championnat de France de L1. Mais ce dimanche, de la L1, il ne restait pas grand chose dans ce duel épique entre Parisiens et Monégasques. De la technique, de la vista, des prises de risque, on en a eu plus que lors des 9 premiers matchs de la journée réuni. Il n’a manqué qu’une avalanche de but, pour Monaco évidemment qui s’est créé les plus grosses occasions, mais qui comme souvent, n’a pas su les convertir. Et après avoir vu le cheptel revenir invaincu des deux déplacements les plus compliqués de son début de saison, nous sommes désormais rassurés sur la capacité de cette équipe à rebondir et à retrouver un classement plus idoine. Dans n’importe quel autre championnat en Europe peut être, mais en L1, car malgré la réelle qualité du cheptel, tout sera très très compliqué…

Les hommes du match :

Ricardo Carvalho : Le patron, le boss, le roi, l’empereur… Aucun qualificatif n’est suffisamment fort pour rendre hommage à la performance du portugais ce soir. Fraichement appelé à nouveau en sélection portugaise, il a honoré cette nouvelle cape en éteignant à lui tout seul l’attaque parisienne, qui pourtant bénéficiait de la très bonne baguette de maître Pastore. Et pourtant, en face, il y avait un client en face, en la personne de Cavani. Un régal d’intelligence, de placement, de science du tacle. Certains doutaient de sa capacité à réitérer la grosse saison de l’an dernier, il les a tous mouchés en faisant encore plus fort !

Antony Martial : Un ballon dans la surface, un tir foireux, un but… Avoir un vrai buteur dans l’axe, c’est quand même sacrément utile, même s’il a passé le quart juste avant à trainer son spleen à la recherche du moindre ballon exploitable. Il en a suffit d’un seul. En espérant que cela lance (enfin) sa saison.

Geoffrey Kondogbia : Monumentalesque. Il n’y a pas d’autre mots pour qualifier la performance du platane monégasque. En l’absence de Toulalan, nous avions les plus grandes craintes du monde face au milieu physique et vicelard du PSG. Et après une mi-temps ces craintes se sont envolées, satellisées, éparpillées façon puzzle, vaporisées au large. Il a tenu le bambou, la baraque et le reste de la terre du milieu du haut de ses grandes cannes et de son physique de colosse. Puissant dans la récupération, précieux dans la distribution, s’il y a encore du déchet dans ses transmissions et ses dribbles, il n’en reste pas moins qu’il a éteint tout l’axe parisien à lui tout seul. Un peu moins en vue quand Laurent Blanc est passé à un milieu à 5.

Le débat de la semaine :

Milieu à 2 + 2 attaquants, ou milieu à 3 avec un seul gars en pointe ?
Tel est le questionnement tactique soulevé par les 3 rencontres de cette semaine. Face à Nice, Jardim a opté pour un milieu avec Toulalan /Moutinho à la récup, et Martial /Berbatov en pointe. Il est revenu sur ce positionnement en remettant Kondogbia dans l’entrejeu contre le Zenith et le PSG. Le résultat, on le sait, des rencontres bien plus maitrisées avec ce milieu à 3. Cependant, offensivement, c’est nettement plus limité, un seul but en trois rencontres, des poteaux certes, des occasions, mais pas tant que ça, et visuellement, un jeu offensif qui transpire la stérilité.
Alors faut-il privilégier la solidité défensive, au détriment du reste, sachant que cette année nous n’avons plus James pour balancer un coup de génie et faire basculer le jeu ? Ou alors faut il briser l’équilibre de l’équipe en jouant plus offensif, quitte à prendre des risques bien souvent irrémédiables ? Venez en débattre sur notre page Facebook.

Le geste technique :

Le Jogabonito par la communauté brésilienne : Ce duel intergalactique au sommet entre Parisien et Monégasque s’est joué sous une seule et unique bannière : celle du Brésil. C’est Lucas, l’ailier brésilien du PSG, qui ouvre le score alors que Fabinho, le défenseur brésilien de Monaco, était en train de mater les VIP dans les tribunes du Parc. Et c’est David Luiz, dernier brésilien sur le terrain, qui dans une tentative désespéré de dégagement « à la brésilienne », qui remet le ballon dans la course d’Anthony Martial qui n’a plus qu’à égaliser. Du coté de la Bavière, on en rigole encore…

Les réflexions du soir :

  • Monaco joue les coups à fond, met au supplice la défense Parisienne, mais ne marque pas… Ah oui, c’est vrai, on joue sans avant-centre…
  • Kondogbia, après une super première période, qui marche sur le pied de Veratti, provoquant sa sortie. Il est là l’homme du match !
  • Dirar est à la rue offensivement, mais il défend. Fabinho est à la rue défensivement, et n’attaque pas… Comme quoi, le choix de mettre Dirar latéral droit n’est pas si saugrenu que cela…
  • Ricardo Carvalho, qui après un super match, balance un lourd ballon dans la gueule de Tiago Motta. Il est là l’homme du match !
  • Martial rentre, touche un ballon dans la surface, et marque… Comme quoi, un 9, parfois, ça peut servir…
  • On me signale dans l’oreillette que Cavani aurait été accueilli aux CHU de Paris, dans un état de stress total. Complètement sous le choc, il ne ferait que répéter ces paroles énigmatiques : il a 36 ans, il m’a mis la misère… il a 36 ans…
  • Canal + passe son dernier quart d’heure à déglinguer les monégasques, un par un. Kurzawa pas assez offensif, Berbatov trop absent, Jardim frileux, Moutinho moyen, et à se projeter sur le classement du PSG suite à cette victoire… Qui n’aura pas lieu car Martial égalise !