[Monaco-Benfica] Les trucs de la rencontre

Et une paire de couilles sauce safran pour la table au pied du Rocher, et une ! Dire qu’on peut se bouffer les couilles après un tel match est peut-être exagéré, surtout vu la qualité de l’adversaire et les sauvetages « ave maria » de Subasic, mais n’empèche. Cyrano disait « A la fin de l’envoie, je touche ». Ocampos lui répond « et moi, je tape en touche ! ». L’argentin, meilleurs défenseur Portugais du soir, a mangé toutes les feuilles de match jusqu’ à la fin de la saison, privant peut être le cheptel de 3 points précieux, mais surtout le public d’un match bien plus enlevé grace à une ouverture du score très tôt dans la rencontre. Le cheptel a donc 5 points sur 9 possibles, inespéré vu la faiblesse du fond de jeu, mais tellement peu suffisant quand on sait les terribles matchs retour qui nous attendent…

Les hommes du match :

Dimitar Berbatov : Le retour du magicien Bulgare n’a duré que 33 minutes… Blessé depuis la retraite de Russie, il a été bichonné pour revenir fin prêt pour ce grand soir d’Europe. Malheureusement, sa cuisse (ou son aducteur, on n’a pas bien vu) en a décidé autrement. Mais pendant 33 minutes, quel régal ! Positionné très (trop) bas pour le seul attaquant de pointe de l’équipe, son génie et la magie de ses pieds a fait très mal aux défenseurs adverses. Lumineux dans ses remises et ses lancements en profondeur, il a offert le caviar, permetant de faire briller Dirar sur son coté, et offrant une balle de but à Ocampos, dans un remake footballistique du caviar aux cochons. Sa sortie a dézingué le jeu monégasque, ses 10 autres compagnons de route étant incapable de tenir le ballon et d’en faire quelque chose de propre. Revient Dimitar !!!!!

Lucas Ocampos : Arrêtez tout ! Sortez le ! Qu’il aille pouponner son gamin et faire tourner en bourrique sa Majooh, mais par pitié, nous ne voulons plus de CoinCoin sur un terrain de foot. Contre Benfica, il était le maillon faible, clairement. Il vendange une offrande de Berbatov, que n’importe quel autre joueur un tant soi peu concentré aurait poussé au fond, et ainsi grandement facilité le reste de la rencontre. Alors oui il y avait un rebond bizarre juste avant. Mais il était tellement seul, qu’il avait le temps de controler, boire un café et payer l’addition avant de tirer. Le reste du match fut du grand Ocampos, des courses, souvent dans le vide, des dribbles et des controles aussi improbables qu’inutiles, une débauche d’énergie pas souvent maitrisée… Inutile et improductif, on n’en veut plus ! Et pourtant, Ste Dévote en est témoin, nous avons souvent défendu CoinCoin, eut égard à son talent potentiel et à tout ce qu’il donne sur le terrain quand il rentre. Mais n’ayant pas progressé un iota depuis son arrivée, ne semblant pas vraiment être sur le chemin d’une quelconque évolution dans son jeu, il risque de finir à jamais dans la caisse des feu Pino, Mollo, Adu et autre « talents » bridé par le jus de citron qui se trouve entre leurs deux oreilles…

Danijel Subasic : Difficile de mettre quelqu’un d’autre sur le plus haut strapontin désignant l’homme de la rencontre. Même Jesus l’a dit. Une fois n’est pas coutume, le portier Croate a fait le boulot, repoussant toutes les tentatives adverses, et pas des moindres, se payant même le luxe de sorties salvatrices au milieu de la meute, histoire de sécuriser quelques ballons particulièrement bouillants. Si les deux points qui manquent sont pour Ocampos, ce point là, il est pour lui !

L’avant match du cheptel :

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Le geste technique :

Le coup de la taupe : Elle ne nous avait pas manqué. Et pourtant elle est de retour, signe que les Russes ont décidé de réduire les frais, et donc de ne plus embaucher ces chasseurs de Talpa europaea qui faisaient merveille la saison dernière. Bilan, la taupe de Louis II s’est bien amusée de faux rebonds en tous genres, forcant les passes en touche, les contrôles du talon et les reprises du tibia, ralentissant le jeu et rendant le spectacle aussi maladroit que peu divertissant.

Les réflexions du soir :

  • Donc en marquant un seul but en trois rencontres, l’ASM fait mieux en termes de points que l’OM sur l’ensemble de la saison dernière ?
  • Donc Moutinho, 25 corners et autres coup-francs, 0 dangers. YPC, 4 corners et 1 coup francs, 3 occasions chaudes devant les buts des Porthos…
  • Donc demain à l’entrainement, nous allons avoir 2 heures intensives de tirs de corner, 2 heures intensives d’alignements sur hors-jeu, et 2 heures intensives de fouet pour Ocampos. Minimum.
  • Et sinon la Taupe du Louis II, c’est sympa l’été Indien ?

Les photos du match :