[Monaco-Caen] Les trucs de la rencontre

Plus les samedi passent, et plus les matchs restent les mêmes, et plus les stats restent les mêmes, et plus les problèmes restent les mêmes, et plus les certitudes… Enfin bref, Caen ou Reims, c’est un peu kif kif dans le fond comme dans la forme. Un ouragan d’occasions, de la créativité, et une absence totale de réussite et de geste décisif dans la surface. Dans les deux surfaces aussi, car de l’autre coté, l’adversaire n’a que très peu d’occasion, mais cela leur suffit pour nous mettre la tête dans le saut.

Les hommes du match :

Dimitar Berbatov : On l’attendait comme le sauver, celui qui a allait remettre notre attaque dans le droit chemin. S’il a confirmé son importance d’entrée de jeu, avec ce joli mouvement initié avec Kondogbia lors de l’ouverture du score, il lui reste encore du chemin à parcourir pour devenir le messi tant attendu. S’il est dans le coup à chacune des grosses occasions que s’est procuré le cheptel, il n’en reste pas moins qu’il rate l’immanquable seul face aux buts, voyant sa frappe placée détournée, alors qu’un boulet sous la barre était la solution la plus simple et la plus efficace. Son association avec Germain reste une valeur sure néanmoins, bien que nous aimerions le voir avec Traoré plus longtemps que le dernier quart d’heure d’une rencontre cadenassée.

Yannick Ferreira-Carrasco : S’il y en a un qui tire le cheptel par le haut depuis de nombreuses semaines, c’est bien lui. Infernal pour l’adversaire par ses dribbles chaloupés et sa vitesse de pointe, il est aussi un vrai casse tête de part sa capacité à toujours essayer, même si c’est parfois à mauvais escient. Encore brouillon dans le dernier geste, on ne le serait à moins vu la débauche d’énergie qu’il effectue pour se mettre en position, c’est quand même lui qui offre sur un plateau le but à Moutinho. Indispensable, tout simplement.

Danijel Subasic : Encore et toujours, le gardien croate n’a pas été vilain, mais il n’a pas été décisif. Si il ne peut pas grand chose sur le premier but Caennais, le missile sous la barre est exécuté avec force et vitesse, il n’en reste pas moins que le second but est entaché d’un mutisme coupable. S’il avait hurlé à Kondogbia de laisser la gonfle, il aurai pu s’en saisir facilement, et le second but bête n’aurai jamais existé.
Mais d’une façon plus générale, ses stats sont parlante. Quand l’adversaire cadre 3 tirs, il y a forcément un but au fond. Dramatique à ce niveau…

Le débat de la semaine :

Que faire ? Depuis le début de la saison, on élabore des idées, on échafaude des pistes de travail, on envoi du schéma tactique, de la composition capilotractée, du positionnement et de la mise au placard.
Et pourtant, rien ne va. Jardim, comme nous tous ici, semble essayer, mais rien ne passe, c’est toujours la même chose, toujours les mêmes problèmes, toujours les mêmes résultats, les même types de matchs…
Que faire… Tel est la question. Changer de coach ? Pourquoi faire ? Il s’adapte, change tout ce qui peut être changé en fonction des évènements, mais rien ne change…
Que faire, oui, que faire… Venez en parler sur notre page Facebook 

Le geste technique :

Le coup d’envoi, par SAS le Prince Albert II : Pour la fête nationale, le cheptel a invité le Prince Albert II à venir taper le coup d’envoi. Sur une magnifique passe de Dmitry Rybolovlev, venu se faire plaisir pour son anniversaire, le souverain monégasque s’est fendu d’un petit jongle suivit d’une reprise de volée. Geste technique savoureux, quand on sait qu’il a été exécuté en costard cravate. Selon des sources contradictoires, Lucas Ocampos serait depuis fort jaloux…

Les réflexions du soir :

  • Abdenour titulaire dans l’axe, c’est pour mieux faire jouer Raggi à droite quand il sera revenu de suspension c’est ça ?
  • Grands seigneurs, les Caennais, pour montrer leur bonne foi suite à la mise en examen de leur président, ont décidé d’aider les monégasques et de se foutre eux même un but.
  • 7000 personnes au Stade pour ce match, malgré les efforts du club, les invitations, les animations et le coup d’envoie du Prince : bilan de l’histoire, les monégasques en ont rien à foutre et du club et du Prince souverain… Tristesse…
  • Penneteau l’an dernier, Vercoutre cette année, le Louis II est donc désormais le centre de pèlerinage où tous les gardiens médiocres du championnat viennent se recueillir sur les lieux du match de leur vie.